REFLEXION

SIDI BAKHTI (TIARET) : Violents affrontements entre gendarmes et citoyens

Le dimanche 21 avril 2019, la commune de Sidi-Bakhti, à quelque 69 km du chef-lieu de wilaya de Tiaret, a été le théâtre de violents affrontements entres les forces anti-émeutes de la gendarmerie nationale, lesquelles ont été dépêchées sur les lieux suite à une réquisition dûment signée par le wali de Tiaret, M.Bentouati Abdessalem.



Des sources concordantes ajoutent que les forces anti-émeutes de la gendarmerie nationale, se sont déplacés sur les lieux pour faire disperser les citoyens contestataires qui ont dressé une grande "khaima" devant le siège de l'APC et ce, depuis près de deux semaines, revendiquant le départ du maire ainsi que son assemblée et lesquels ont été qualifiés par tous les citoyens d’être derrière la gestion catastrophique de la collectivité locale, eu égard à la marginalisation sur ordonnance de la commune. Le maire d’obédience RND, ainsi que les élus ont été interdits d'entrer au siège de l'APC par les citoyens qui ont fermé la grande porte et l'ont soudé définitivement durant 2 semaines, en scandant des slogans hostiles au maire.Les contestataires déclarent que le maire s'est succédé à lui-même par le biais de l'intervention de l'administration et qu'il ne réside pas dans la commune et qu'il est poursuivi en justice et devant tous ces arguments, l’administration se démarque de l'application de l'article 43 qui stipule que tout élu poursuivi en justice doit être mis à l’écart jusqu'à preuve de son innocence tout à signaler que cet article est "piétiné" par l'administration de la wilaya de Tiaret. Dans le même contexte,les forces anti-émeutes et voulant faire disperser les contestataires se sont retrouvés devant des revendications musclées et catégoriques et devant l'insistance des contestataires de ne pas quitter les lieux jusqu'à satisfaction de leurs revendications dont l'essentielle serait la dissolution de cette assemblée et le départ du maire en application à l'article 43,les forces anti-émeutes ont fait recours aux canons à eau pour disperser les contestataires, cependant les événements ont pris une autre tournure et de violents heurts ont eu lieu tout à signaler que les contestataires en lieux disparates ont fait recours aux jets de pierre qui ont fait de légers blessés dans les deux camps, cela en dépit des incessants appels à la sagesse et au bon raisonnement. Les grands Moudjahidine  sont intervenus en compagnie des notables de la commune pour un appel à l'apaisement mais sans résultats et à l'heure où nous mettons sous presse, l’on apprend auprès d'une source sécuritaire qu'il n'y a pas eu d'arrestations et qu'en dépit de la réouverture de la mairie, ni le maire, ni les élus et les gardiens n'ont rejoint la mairie. Pour l'heure, les contestataires viennent de refermer le siège de l'APC, apprend on auprès de sources sécuritaires présentes sur les lieux qui font face à des averses de pluie après des affrontements qui en pareilles conditions n'auraient pas lieu mais l'administration de la wilaya de Tiaret s'est démarquée  de sa noble mission laissant la violence prendre le dessus. Les habitants ne cèdent pas et revendiquent le départ du maire et la dissolution de l’assemblée. Un très grand dérapage pointe à l'horizon et les petits chuchotements vont certainement générer des dépassements très graves. Le ton prend des proportions alarmantes.

Abdelkader Benrebiha
Lundi 22 Avril 2019 - 18:33
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