REFLEXION

SERVICE DE CARDIOLOGIE A L’HOPITAL DE CANASTEL FERME : Plus de 250 enfants souffrent en silence

Rien ne va plus dans cet établissement public hospitalier de la cardiologie des enfants, du fait que le service de la chirurgie cardiaque vient d'être fermé de nouveau, et l'unique chirurgien a déposé sa démission pour des motifs inconnus, a été remplacé par un pédiatre qui occupe le poste de ‘’chirurgien’’ sans pouvoir faire la moindre opération chirurgicale.



Ce médecin  qui n'est pas spécialiste dans la chirurgie cardiaque, reçoit des enfants malades pour des visites médicales et leur délivre juste des ordonnances pour des enfants cardiaques qui, selon le père d’un enfant malade de la wilaya de Mascara a remarqué que les médicaments prescrits par ce pédiatre ne correspondent nullement à la maladie de son enfant et veut déposer plainte contre ce médecin qui assure la permanence dans ce service de cardiologie. C’est le sort réservé aux enfants atteints de cardiopathie, notamment, à l’ouest du pays au nombre de 650 enfants malades, après la fermeture du service de cardiologie de l’hôpital pédiatrique de Canastel à Oran. Bon nombre d’entre eux sont des morts en sursis, à défaut de prise en charge par les services de la Sécurité Sociale, des frais de leurs opérations chirurgicales dont le coût avoisine les 1,2 million de Da. Conséquence : on déplore la souffrance de plusieurs centaines de malades. Pis encore, le nombre d’enfants morts est loin d’être connu. Des enfants sont morts suite à l’arrêt du service de cardiologie. Les parents d’enfants atteints de cardiopathies ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer. Dans le privé, les frais d’une opération atteignent des sommes mirobolantes. Dans cette situation chaotique, il a été déploré la mort d’enfants en bas âges. Combien sont-ils ? Aucun chiffre n’est connu pour le moment. C’est dire combien l’arrêt de ce service, fût-il temporaire, a suscité une indignation générale dans l’ouest du pays. Le Civic d’Oran (Comité d’Initiatives et de Vigilances Citoyennes) a réagi. ‘’Face à la douleur des parents d’enfants décédés et suite à la détresse des enfants restés sans soins efficaces à cause de la fermeture du service de cardiologie de l’hôpital de Canastel, les mots suffisent à peine pour exprimer la compassion, la solidarité’’peut-on lire dans son communiqué. ‘’Le CIVIC, très affecté par le malheur qui s’est abattu sur ces enfants innocents, présente ses condoléances les plus attristées à toutes les familles touchées par le décès de leurs enfants. Il se fait un devoir de dénoncer, sans plus attendre, ce qui, dans ce drame, relève de l’humain, de l’incompétence, de l’incurie irresponsable’’. Et grande est la déception des familles des enfants atteints de cardiopathie, qui avaient nourri de grands espoirs dans l’ouverture de cette infrastructure, après des années de souffrance et d’attente d’un rendez-vous hypothétique de l’unique clinique de chirurgie cardialogie de Bousmail. Des rendez vous qui arrivent dés fois très en retard, ou le jour même du décès d’un enfant, après avoir attendu vainement.Même les deux cliniques privées, qui se trouvent à Alger et qui sont équipées pour des opérations de ce genre, peinent à faire face au grand nombre de malades qui avoisine les 8000 enfants au niveau national. Cette situation absurde et tragique à la fois, pose, avec acuité, le problème de la carte sanitaire et de la formation de spécialistes en cardiologie infantile en Algérie, malgré l’existence de plusieurs facultés de médecine au niveau national. Les opérations de ce genre exigent tout un plateau opératoire, qui comprend des anesthésistes, des paramédicaux formés dans la spécialité de chirurgie cardiaque infantile.

 

Habib Medjadji
Mardi 17 Septembre 2019 - 18:04
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Oran
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