REFLEXION

Quelles solutions pour la sortie de crise?



La classe politique et les décideurs algériens se sont accordés sur la gravité de la situation de l’Algérie. L’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve l’Algérie, surtout après l’annulation des élections présidentielles prévues le 4 juillet, révèle les limites des solutions proposées par les responsables de l’État aux dépens de la volonté populaire exprimée par les citoyens chaque vendredi. Ainsi, il ne se fait aucun doute qu’une initiative qui rapprocherait les visions des différents protagonistes doit être prise en urgence. L’entêtement du pouvoir à imposer des élections, alors qu’il vient d’essuyer un échec pour celles du 4 juillet, ne pourra servir qu’à discréditer l’Algérie au niveau international. D’autant qu’en parallèle, il ne répond à aucune revendication de la rue. L’appel du chef de l’état-major de l’armée à un dialogue « constructif », prôné par les anciens soutiens de Abdelaziz Bouteflika est rejeté par la classe politique et la rue, n’augure aucun changement dans la stratégie des décideurs. Ces derniers s’agrippent à une solution constitutionnelle. Le scénario qui consiste au maintien de Bensalah et à la démission de Noureddine Bedoui, qui serait accompagnée par l’installation d’une commission indépendante de surveillance des élections, ne répondrait pas aux revendications de la rue. Le peuple demande le départ de tous les responsables de l’impasse, surtout le chef de l’État actuel, symbole par excellence de l’ère bouteflikienne. Ce scénario risque aussi de reproduire la situation actuelle, sans candidats crédibles aux élections prochaines. Un autre scénario serait la démission des têtes réclamées par la rue, à commencer par Bensalah à la fin de son mandat et son remplacement par le président actuel du Sénat. Ce dernier pourrait nommer un gouvernement de compétences nationales pour la préparation des élections présidentielles, la gestion des affaires courantes et le suivi des dossiers au niveau international. Serait aussi créée une instance indépendante pour la mise à jour du fichier électoral, et une instance nouvelle de suivi des élections de l’exécutif, avec une date butoir pour l’élection présidentielle. Cela serait un moindre mal, même si cette solution ne risque pas de faire l’unanimité au sein de la classe politique.

Amina L.
Dimanche 9 Juin 2019 - 20:45
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Edito
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