REFLEXION

ORAN : Le lait pasteurisé taxé à 30 dinars dans les épiceries !

L’inflation des prix de produits de base et de première nécessité notamment le lait en sachet qui se fait rare et tant désirer par les familles démunies à Oran. Ces derniers ont eu le malheur de le constater se vendre au prix de 30 da le sachet au lieu de 25 da au niveau des épiceries des quartiers populeux du chef lieu de la wilaya.



En effet, plusieurs commerçants ont  justifié  cette hausse des prix du lait en sachet qui a grimpé à 30 da  par la mauvaise et faible distribution qui selon eux, les distributeurs ne passent qu’une fois, rarement deux fois, par semaine. Il faut les guetter pour «mendier» trois à quatre sachets de lait. Le lait pasteurisé taxé au prix de 25 dinars fait encore parler de lui. Décidément, «le feuilleton du lait» ne veut pas se terminer. Au contraire, les spéculateurs trouvent chaque jour un subterfuge nouveau pour contrer la loi. Au lieu de vendre ce produit si demandé au prix de 25 dinars au niveau de leur local commercial, certains détaillants choisissent la rue pour le fourguer à 30 dinars pour les pères de famille qui ne demandent pas leur compte. «L’essentiel est d’en trouver. Ils nous rendent service», a commenté  Said, un retraité. «On aura tout vu. Certains vendent le lait sans emballage. À nous d’aller chercher une bourse ou de le prendre dans nos bras. D’autres nous imposent le lait entier, invendu depuis plusieurs jours et qui a dépassé la date de péremption. Sachant qu’on s’en débarrassera dans l’évier, les autres sachets nous reviennent à plus de trente cinq dinars l’unité», fait-on encore savoir. Quelles que soient les difficultés auxquelles ils font face, les habitants de la région de Belgaid dans la commune de Bir El Djir ont l’esprit plus focalisé sur le lait subventionné devenu introuvable que sur le froid ou la politique locale. «Ventre affamé n’a point d’oreilles», dit l’adage. Les ventes concomitantes, devenues monnaie courante, ne révoltent plus les consommateurs qui semblent accepter, bon gré mal gré, leur sort. Des commerçants quittant de quelques centaines de mètres le magasin du distributeur, se garent en plein centre de la ville d’Aïn El Turck pour céder le produit subventionné à 30 dinars le sachet. Les spéculateurs n’ont pas besoin de se cacher. Ils ne craignent personne. Les dispositions prises par les services publics pour réguler le marché tardent à donner des résultats. Pour le moment, le consommateur est le seul «dindon de la farce». Les services des fraudes semblent avoir boudé les marchés des quartiers populeux de la ville d'Oran et ses environs sinon comment expliquer que personne n’ait encore été verbalisé. «Tous les citoyens voient ces magouilles sauf ceux qui doivent y mettre le holà», remarque la population que personne ne semble prêt à défendre.

Medjadji H.
Dimanche 20 Mai 2018 - 18:56
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Oran
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