REFLEXION

NEKMARIA (MOSTAGANEM) : Le développement local en deçà des espérances

La scolarisation des enfants et l’électricité dans les foyers ont atteint un haut degré de satisfaction et pour pouvoir affronter désormais les grandes chaleurs, les responsables locaux ont pensé à inscrire un projet pour la réalisation de leur piscine municipale. Cependant, deux douars situés en amont, moins chanceux que le chef-lieu de la commune, attendent encore que le robinet coule chez eux.



L’étude de faisabilité aurait déjà été réalisée, Il n’y a plus qu’à attendre surtout si l’on sait que l’eau sera pompée vers les hauteurs et pour cela le projet nécessite de grands moyens. En tout, trois douars ont bénéficié de l’AEP et trois autres s’arment de patience face à la bonne foi et les efforts consentis par les responsables pour la prise en charge de la distribution de cette matière vitale. Le problème qui semble préoccuper le plus la localité est bien celui de la rareté des terrains. Toutes les terres sont des propriétés privées. Les salles de soins, aussi, rajoutent à cette difficulté. Il en existe trois seulement pour 11 douars. La population locale garde l’espoir de pouvoir bénéficier de quelques projets en matière de santé du moment que ceci est inscrit dans le Programme de développement communal. Le plus urgent reste actuellement d’étancher la soif des douars Chkana et Nefaïssia. Il y a lieu de souligner qu’à Nekmaria il n’y a aucun restaurant, les habitants de cette commune, à l’instar de tous les Algériens fidèles aux traditions, font de l’hospitalité une règle de rigueur et c’est chez eux que les passagers s’altèrent, prennent le café ou déjeunent quand c’est l’heure. Nekmaria est aussi une région qui a connu de hauts faits de guerre. Et pour cause ; c’est dans cette même localité qu’ont été perpétrés les massacres par le sinistre colonel Pélissier sur les Ouled Ryah. Disons que cela fait bien longtemps que les Français ont appris aux Allemands comment commettre un crime de guerre, un génocide ou un crime contre l’humanité en utilisant le principe des fours crématoires et en murant les grottes où mille deux cents à mille cinq cents Algériens ont été exterminés par suffocation un certain juin 1845 dans la grotte de Ghar El Frachih. Ce fait restera gravé dans la liste des atrocités et des horreurs de la France en Algérie.

Smain
Mercredi 4 Décembre 2019 - 16:15
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MOSTAGANEM
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