REFLEXION

Menace sur le trône



La France réagit au discours de Mohamed VI sur l’Algérie. Son ‘’Le Drian’’ affirme que la France a toujours appelé de ses vœux le renforcement des liens entre le Maroc et l’Algérie, qui sont des partenaires majeurs auxquels nous unissent des liens d’une densité exceptionnelle. Aussi, la France a-t-elle pris connaissance avec un grand intérêt de la proposition faite par le Roi du Maroc d’un dialogue renouvelé avec l’Algérie ?, a-t-il ajouté. Cependant, c’est une complicité “caricaturale”, commente le journaliste du Monde Jean-Pierre Tuquoi qui a édité un livre sur les relations franco-marocaines. Le titre à double détente de l'ouvrage est un programme: Majesté, je dois beaucoup à votre père... France-Maroc, une affaire de famille. “Si la monarchie marocaine devait être emportée un jour, ce pourrait bien être à cause du Sahara occidental”, écrit le journaliste. La “famille” ne laissera jamais faire. “Engagé dans une course de lenteur, le Maroc sait pouvoir compter sur l'Élysée”, analyse Jean-Pierre Tuquoi, spécialiste du Maghreb. Les raisons ? Il y a d'abord celles qui sont plus ou moins avouables. Pour le Maroc, Paris peut même jouer contre ses alliés de l'Union européenne. Ce fut le cas en 2002 lors du conflit avec l'Espagne sur l'îlot de Persil. C'est aussi le cas des discussions sur les accords de pêche où la France considère comme marocaines les côtes du Sahara occidental contre l'avis des pays nordiques.  Entre les deux pays, les complicités sont multiples, et l’ancien président Jacques Chirac se conduit même en père du jeune roi. Au point d'être sollicité pour intervenir dans des querelles avec une sœur ou même avec la mère qui mène une vie de veuve joyeuse à Paris. C'est la loi des séries, le Maroc est une «maîtresse avec laquelle on dort toutes les nuits, dont on n'est pas particulièrement amoureux mais qu'on doit défendre», a en effet affirmé en 2011 l'ambassadeur de France pour les Nations Unies, Gérard Araud. Il y a là la crainte de voir la monarchie emportée si le Sahara occidental accédait au rang d'État. L'Élysée et le Quai d'Orsay se sont employés à torpiller à l'ONU toute solution risquant ainsi de fragiliser le pouvoir du roi. Des diplomates se sont prêtés à cette mission. Certains peut-être par conviction. Pour d'autres, cela peut-être tout simplement pour de l'argent.

Charef S.
Vendredi 9 Novembre 2018 - 16:23
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