REFLEXION

MOSTAGANEM : Le gage de bijoux, devenu l’ultime recours de survie



Face à un pouvoir d'achat qui s'érode d'un jour à l'autre, certaines familles  de Mostaganem se voient contraintes de recourir au gage des bijoux de leurs épouses et de leurs filles, pour obtenir de l'argent , pour faire face aux multiples dépenses du quotidien et pouvoir survivre à la misère rampante  qui ne semble point les épargner. Certains ménages aux bas revenus ont fini par s'essouffler et ne point parvenir à faire face à ce déluge de fortes dépenses engagées en ces circonstances. D'autres ont épuisé toutes les économies amassées après une longue année de dur labeur et de privations ; des chefs de famille se retrouvent confrontés à de rudes épreuves, pour satisfaire les multiples besoins si nécessaires. L‘austérité prônée par l'Etat et les diverses augmentations, semblent aggraver davantage la situation sociale de cette catégorie de société qui a tant de peine à survivre. Fac à ces difficultés d'existence, nombreux sont, ceux qui recourent au gage des bijoux de leurs épouses, pour acquérir de l'argent frais et faire face aux dépenses. En ce contexte, des bijoutiers de la ville de Mostaganem, préférant garder l'anonymat, déclarent que cette pratique parait toucher davantage de personnes et cible à présent la couche des fonctionnaires qui étaient épargnés par le recours à cette forme d'emprunt. En ce sens , un agent de l'A.P.C, était là à attendre son tour de passage au sein de l'une des bijouteries visitées, affirme qu'il est obligé de gager quelques bijoux de sa femme  pour pouvoir faire poursuivre les études de ses 05 enfants, dont 02 universitaires. D'autres familles préfèrent se rendre chez des commerçants, où elles sont clientes. Une femme de ménage, au sein d'une cantine scolaire, un quinquagénaire, souligne qu'elle utilise souvent ce moyen pour surmonter ses multiples crises financières : «Aujourd'hui, c'est difficile de se faire prêter de l'argent, c'est pour cette raison que je préfère donner un bijou en gage à l'épicier contre une somme d'argent que je rembourse après en retirant ma pièce d'or ». Un autre citoyen, cantonnier de son état, conclut que : »C'est le seul moyen à notre portée, pour continuer à survivre à la cherté qui nous assaille de partout, les banques ne prêtent qu'aux riches ». Face au pouvoir d'achat qui s'érode d'un jour à l'autre, le gage des bijoux reste la solution idéale pour ces familles qui mènent à leur façon, la guerre à la misère rampante.              

Ismain
Dimanche 17 Février 2019 - 18:13
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MOSTAGANEM
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