REFLEXION

Le covid-19 a muté dans le monde en une forme plus contagieuse



Une étude scientifique américaine évoque la possibilité que le covid-19 auquel est confronté le monde a muté depuis son apparition en Chine, dans une version plus contagieuse. La question de la mutation du covid-19 est primordiale pour la recherche d’un traitement efficace et d’un vaccin. D’après un groupe de scientifiques du laboratoire national de Los Alamos, géré par l’Université de Californie, le virus tel qu’on le connaît actuellement pourrait être différent que celui qui a touché la Chine au début de la pandémie. Selon l'étude longue de 33 pages, le nouveau coronavirus pourrait avoir muté en une forme plus contagieuse, rapporte le «Los Angeles Times». Ce rapport, rédigé avec des scientifiques de l’Université de Duke et de l’Université de Sheffield, en Angleterre, se base sur l’analyse de plus de 6000 séquences du coronavirus collectées à travers le monde. Au total, les chercheurs ont découvert 14 mutations différentes. Parmi elles, une mutation, la D614G, semble être la plus dominante. Elle serait apparue dès le mois de février en Europe – l’Italie avait d’ailleurs observé que la version italienne du virus était différente de la version chinoise – et aurait ensuite traversé les frontières mondiales pour arriver au Canada et aux Etats-Unis. Le laboratoire explique qu’à la fin du mois de mars, c’est bien cette version modifiée du covid-19 qui dominait dans le monde. «C’est inquiétant parce que nous observons une forme du virus qui a muté très vite pour émerger au mois de mars et devenir la forme dominante de la pandémie. Lorsque les virus avec une mutation s’insèrent dans la population, alors ils remplacent rapidement la forme locale de l’épidémie, et deviennent plus contagieux», a écrit Bette Korber, responsable de l’étude, sur sa page Facebook. Le «Los Angeles Times» précise que cette étude n’a pas encore été évaluée et confirmée par des pairs. Les scientifiques estiment toutefois qu’il était primordial de rendre cette information publique, notamment après des chercheurs qui s’appliquent à trouver un traitement ou un vaccin.
Le professeur Brenner, spécialiste en biochimie de l’Université de l’Iowa, a estimé auprès du «Los Angeles Times» qu’il était important pour ces chercheurs de lire cette étude afin de trouver un vaccin prenant en compte ces mutations. Point rassurant, l’étude du laboratoire national de Los Alamos ne fait pas état d’un taux de mortalité plus élevé avec cette version du virus. En revanche, cette forme est plus contagieuse, plus rapidement. Les personnes infectées par la souche mutée semblent avoir des charges virales plus élevées. «La fréquence du D614G augmente à un rythme alarmant, indiquant un avantage par rapport à la souche d'origine de Wuhan et permet une propagation plus rapide», explique le laboratoire. De nombreuses spéculations sur la possibilité d’une mutation du virus, ou sur plusieurs formes du virus, sont régulièrement évoquées. Dans une étude publiée le 3 mars et réalisée par des chercheurs de l’Université des Sciences de Pékin et l’Institut Pasteur de Shangai, une forme plus agressive du nouveau coronavirus représentait environ 70% des souches analysées, tandis que 30% étaient liées à un type moins agressif. C’est par ailleurs la souche la plus agressive qui aurait touché Wuhan au début de la pandémie. De leur côté, des chercheurs américains évoquent la possibilité que le virus puisse toucher les Etats-Unis sous deux formes différentes, entre la côte Est – particulièrement impactée – et la côte Ouest, plutôt épargnée pour le moment. «Même si la nouvelle souche n'est pas plus dangereuse que les autres, elle pourrait tout de même compliquer les efforts pour maîtriser la pandémie. Ce serait un problème si la mutation rend le virus si différent des souches antérieures que les personnes touchées ne seraient pas immunisées contre la nouvelle version», écrit le «Los Angeles Times». L’étude précise que cela rendrait alors les gens vulnérables à une «deuxième contamination». L'épidémie a fait au moins 254.532 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi.

 

Réflexion
Lundi 11 Mai 2020 - 19:59
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