REFLEXION

Le Chahid "Yahia Bousmaha"

La mémoire a longtemps été liée, a un évènement ou à des souvenirs, qui relèvent de l’historique des hommes, qui auront marqué telle ou telle période charnière de leur vie, pour se prolonger aujourd’hui d’où l’occasion de les évoquer, à titre posthume.



Le sacrifice s’est de tous temps vérifié d’une façon éclatante de par l’adhésion massive des hommes qui se sont lancés à la  conquête de l’indépendance nationale et l’engagement des étudiants n’est pas en reste du fait de leur participation massive à la lutte de libération nationale. Dans ce contexte, il y a lieu de signaler que la révolution elle-même s’est traduite par l’adhésion et l’éclosion d’une pépinière de jeunes venant de diverses classes sociales et des milieux ruraux, pour s’étendre à tout le pays.   La présence  de ces éléments, politiquement mûrs et expérimentés, sous la direction lucide du FLN,  a permis la politisation des régions et l’apport des étudiants a été d’une grande utilité, notamment dans les tous les domaines .Et ce qui est certain, c’est que la Révolution Algérienne a dépassé avec honneur l’étape historique, triomphant du colonialisme français. Ici à travers nos écrits la mémoire quant à elle se vérifie de par le sacrifice de ces jeunes étudiants tombés au champ d’honneur.

La grève des étudiants algériens de mai 1956Apportait un démenti à la propagande colonial
 Pour rappel, la grève des étudiants algériens en mai 1956 et leur engagement au sein de l'ALN et du FLN apportaient un démenti à la propagande coloniale qui présentait les combattants de l'ALN comme des terroristes fanatiques et incultes. Cette adhésion et celle des élites, des hommes de religion, des travailleurs et notamment des femmes signifiaient l'implication de toutes les couches de la société algérienne. Faisant écho à l'incapacité du gouvernement français de trouver une solution politique et un aveu d'impuissance de contenir la progression de l'influence de l'ALN. La guerre d'Algérie, à partir de là, commence à prendre une tournure plus politique, avec l’engagement des jeunes dans la lutte de libération nationale.  Une formation exceptionnelle politique, militaire et technique, sera développée dans les grands centres de Kebdani au Maroc et de Melleg en Tunisie.
Des stagiaires sont envoyés dans les écoles militaires du Moyen-Orient tant dans l'infanterie que dans l'aviation et la marine sans oublier la création d'ateliers de fabrication d'armes et de munitions. Cette formation sera complétée dans des académies militaires prestigieuses d'Union soviétique et de Chine. Pour les jeunes étudiants à cette époque, il était du devoir de chacun d’eux  de prendre conscience et de répondre à l’appel de leurs frères. Aujourd’hui à la veille du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie de revenir à ces jeunes qui avaient tout abandonné, pour prendre les maquis. Et pour  ne pas les oublier il est du devoir de chacun de s’inscrire dans cette ligne pour répondre à l’appel de ces héros en allant sur leur trace et à l’occasion leur rendre hommage au vu du sacrifice consenti.

Yahia Bousmaha  un élément important  dans la lutte de libération nationale
 Toute  mémoire doit répondre, à  ces dates commémoratives qui sont le seul lien qui nous reste pour les  évoquer et les citer afin de continuer dans leur sillage d’où l’exemple d’un devoir et d’un destin glorieux. Se remémorer ces jeunes, c’est revenir  à la source du nationalisme et du combat, à savoir l’occasion d’évoquer,  Yahia Bousmaha dont le rôle a été des plus importants ans le  mouvement estudiantin. Ce jeune héros est né le 10 juin 1937 à Berrouaghia (Médéa) il deviendra très tôt un élément important dans l’organisation estudiantine. Le jeune chahid était Issu d’une famille modeste, il suivra son enseignement primaire et moyen, à Berrouaghia puis à Blida ou il poursuivra des études secondaires, au lycée Ibn-Rochd, où il décrochera son baccalauréat, dans la branche « sciences ». Dés son jeune âge, il sera marqué par l’injustice et le joug colonial,  ce qu’il n’acceptera pas, du fait de l’injustice qui frappait le peuple ainsi que les siens, il arrêta sa scolarité, c’est ce qui l’amènera à choisir sa voix , et commencera par distribuer les tracts du FLN au sein même du lycée. A partir de la date du 14 mai 1956, il commencera à prendra part aux activités, aux réunions clandestines de l’organisation, qui se tiendront à Sidi Fredj, en vue de  la préparation des étudiants à la lutte de libération. Le 19 mai de la même année, Yahia Bousmaha sera l’un des principaux instigateurs de la grève générale des étudiants algériens qui donnera lieu et qui sera réprimée impitoyablement par l’administration coloniale. Suite à cela Yahia choisira la lutte armée Avec d’autres étudiants en regagnant le maquis d’El-Aïssaouia (Médéa). Durant 45 jours, ils reçurent une formation militaire avant de passer à l’action.  Au maquis Yahia Bousmaha fera  la connaissance de plusieurs combattants et figures emblématiques de la révolution, dont : Si M’hamed Bouguerra, Si Sadek, Abane Ramdane et Larbi Ben M’hidi, qui était en mission dans la région pour préparer le congrès de la Soummam, et à l’issue duquel il sera désigné à la tête du commandement de la zone II de la Wilaya IV qui s’étendait de Birtouta à Boufarik au Nord jusqu’à Chréa au Sud. Le chahid procédait au recrutement et à l’organisation de la logistique. Début 1957, il sera affecté dans la région du Zaccar en qualité de responsable politico-militaire. Là, il fit un travail colossal en œuvrant à l’organisation des structures, la planification, la collecte des fonds, la formation politique et le suivi psychologique des moudjahidine. Le 14 décembre 1957, à Djebel Barhoum, Yahia Bousmaha tombe au champ d’honneur après un accrochage qui dura quatorze heures.

Benyahia Aek
Mardi 21 Février 2012 - 11:13
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Arrêt Sur Mémoire
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