REFLEXION

L’animalerie, cet autre sport national !



L’on voit souvent en cette époque numérique et même chez nous, bien des animaux tombant dans la tristesse et la peine à la perte des leurs maitres. Des animaux qui pourtant rien qu’à l’instinct, sentent et flairent la condition de leurs propriétaires, alors qu’Allah ne leur a pourtant pas octroyés un cerveau développé comme l’humain. En parallèle, ce dernier semble à l’ombre du développement tous azimuts de notre civilisation d’abrutissement et de sous-développement de l’homme dans sa nature, son cerveau et sa condition, perdre beaucoup de son humanité abêtie par toute la dichotomie, le contraste et le mensonge du développement universel, mondial ou national. De l’Ouest à l’Est, en passant par la capitale, l’animalerie progresse bien au bled, au point de devenir un sport national, constate-on de plus bel. Toute l’Algérie est en deuil, accablée profondément par une tragédie sans pareille dans l’histoire du bled et du peuple à la suite du crash meurtrier de l’avion militaire à Boufarik. Or, malgré ce deuil national observé et décrété par la Présidence de la République, la fédération algérienne de football, pour ne pas dire ‘’er-rabita el-mounharifa’’, a maintenu les matchs de football à travers le pays. A l’exemple notamment du classico que ne comprennent les bourricots, entre le Mouloudia d’Alger et la jeunesse de Kabylie. Une rencontre organisée sur la pelouse du stade de Constantine et qui a donné lieu à des affrontements d’une violence inouïe entre des foules nombreuses de supporters enragés présents sur les gradins du stade et en dehors du stade. Les images font pâlir de honte et ces scènes de violence interviennent dans un contexte funeste où tout le pays est normalement triste, où toutes les régions de cette Algérie meurtrie enterrent leurs enfants tués dans le crash de l’avion militaire à Boufarik. Des violences qui déshonorent notre pays et qui salissent encore davantage son image. Des violences que l’on aurait pu éviter en ces circonstances solennelles de deuil national. Il aurait suffi tout simplement que la Fédération algérienne de er-rabita el mounharifa (FAF) assume pleinement sa responsabilité en reportant ce match important ainsi que toutes les rencontres sportives prévues ce vendredi au nom de la solidarité nationale avec les familles des victimes du crash de Boufarik. Mais la solidarité nationale, aussi en politique qu’entre peuple, s’avère-t-elle aussi pour sa part au temps de l’indécence, un autre mensonge au moment où l’on en veut à d’autres nations pour le compte de la politique de l’autruche. 

Ilies Benabdeslam
Samedi 14 Avril 2018 - 17:39
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