REFLEXION

Il y a une année, le moudjahid Naït Si Ali Mohamed nous quittait

Il y a une année Le moudjahid Nait Si Ali Hadj Mohamed, nous a quitté aussi pour ce premier anniversaire de sa mort, il est important de se le rappeler et lui rendre hommage. Se souvenir de l’homme qu’il était est une chose à laquelle les générations doivent y souscrire. Nait Si Ali a toujours affichée une certaine modestie et son amour pour le pays de son vivant, ce qui est une chose précieuse, aussi laisse-t-il héritage précieux aux autres, et à son entourage.



Il y a une année, le moudjahid Naït Si Ali Mohamed nous quittait
Nait Si Ali, était de ces personnes qui ont changé le cour de l’histoire de par sa participation à la lutte de libération nationale. Il était de ces hommes, qui étaient convaincu de la justesse du combat.  Selon les témoins qui l’on connu, le parcours de ce Moudjahid est des plus éloquent et l’évoquer en ce jour mémorable, c’est lui rendre hommage, à l’instar des autres martyrs et de ceux et celles qui sont morts pour que vive l’Algérie indépendante.  Nait si Ali Mohamed. Etait un homme de bon sens et lorsqu’il évoquait le passé, il ne parlait jamais de lui, bien au contrair, il mettait en avant les autres qui selon lui étaient des hommes exceptionnels malgré sa participation a des actions durant la période coloniale, il évoquait avec émotion des  frères de combat dont il mettait en valeur leur sacrifice.  C’était un homme de grande qualité et avait selon les écrits, qu’il a laissé beaucoup appris  de ces hommes d’une autre époque. Le Moudjahid Nait Si Ali, dans certains de ses témoignages de son vivant, parlait de ces hommes avec regret et respect , car disait-il : « Nous ne pouvons nous comparer à eux, c’était des êtres exceptionnels du fait de leur détermination à aller jusqu’au bout de leurs objectifs qui était l’indépendance » Jamais il ne parlait à la première personne du singulier c'est-à-dire de lui, car seuls ceux qui sont morts comptaient et c’est ce qui faisait la différence pour cet homme qui  ne manquait pas de caractère  et qui était d’une franchise hors du commun. Nait Si Ali  est né le 19 mai 1937 à Mostaganem, et a vécu à tigditt (cité foncière) ; dans la maison de Khalifa hadj Ahmed, très jeune il s’engagera corps et âme dans le mouvement révolutionnaire. Ce moudjahid convaincu, dés son enfance aura été marqué, par une époque coloniale, d’où les souvenirs d’une période très incertaine d’où les harcèlements,  les intrusions des services de police, ce qui ne fera que renforcer son patriotisme et sa foi dans la lutte contre l’occupant français. Son adhésion aux scouts musulmans algériens « EL Fallah lui permettra de faire connaissance avec d’autres jeunes prédisposés au nationalisme, alors qu’il était déjà bien ancré dans son esprit d’adolescent. C’est à partir de la que Nait si Ali Mohamed et ce en compagnie de plusieurs amis  scouts qu’il prendra acte  de l’importance de la lutte pour l’indépendance. Il citait, toujours avec tristesse et grande émotion ces hommes de grande probité, à savoir : les trois frères Bencheikh, Allel kadi, Bensabeur tombés au champ d’honneur non sans oublier les autres. Après son passage et son éducation au sein des scouts El Fallah, il comprit que la seule voie à suivre était celle de contribuer à la lutte pour la dignité et la liberté, il ne pouvait comme il le disait accepter l’asservissement. Depuis il entrera en, contact avec le Front de libération nationale FLN, afin de servir sa patrie, qu’il chérissait plus que tout au monde. Confronté aux évènements et devant les atrocités, la déportation, l’emprisonnement, la répression contre la population à Mostaganem. Devant l’injustice, il ne pouvait rester les bras crois croisés aussi était-il de son devoir de s’élever contre de telles pratiques.  Titulaire d’un CEPE en 1950 il poursuivra ses études au CET   sa formation au  CFPA, ne l’empêcheront pas de s’engager dans cette  voix qui selon lui était toute tracée. il deviendra  chef de patrouille en 1952. El Fallah sera à la base, de sa formation nationaliste ce qui le poussera à aller de l’avant en faisant connaissance avec, comme il aimait à l’appeler,  Sissi Benaissa Berber, l’un des plus vieux et anciens militants nationaliste du PPA, MTL puis FLN  encore en vie, et dont le palmarè, la fréquentation de  ce vieux militant sera le prélude d’une longue relation qui lui permettra d’acquérir une formation nationaliste et c’est en 1957 qu’il adhéra définitivement au FLN comme Fidai, en 1960 il deviendra secrétaire de wilaya, mais sera arrêté et interné  à la prison de Mostaganem , puis sera transféré à la prison d’Oran il ne sera libéré que le 4 avril 1962 . C’est à l’occasion des fréquentes visites et en aidant à, restaurer la maison de ce vieux militant Sissi Benaissa qui se situait à kharrouba plage avec son fils Bouziane qu’il fera son entrée dans l’organisation FLN. Nait Si Ali, durant ses activités et ses missions aura l’occasion de faire la connaissance de si Mohamed Biez, Amar Mohamed chef de la région III dont son adjoint  était Mokhtari El Ghali un grand Martyr. Les premiers temps, il sera un élément clef de l’organisation, infatigable il passera des nuits entières  à préparer les tracts au nom du front de libération nationale et l’armée de libération nationale. Cela lui donnera aussi l’occasion de côtoyer d’imminentes personnalités, tel que le  Cheikh Mehdi Bentounes dont son aide durant cette période fut des plus précieuses, du fait qu’il mettait la Zaouia à la disposition des militants et des combattants.  Le Défunt Nait Si Ali Mohamed, servira avec honneur son Pays, et n’a jamais rien demander en retour car il disait : « je n’ais fait que mon devoir et un devoir ne se monnaie pas ». Comme tous  les vrais combattants,  Nait Si Ali avait toujours été un homme respectueux des valeurs défendues  par les hommes qui se sont sacrifiés au nom de la liberté. Un an après sa disparition, certains de ses amis se souviennent de cet homme si modeste et dont le parcours était des plus significatifs. il était apprécié à sa juste valeur, de par son engagement et par son dynamisme  exemplaire. Certains témoins, disent de lui  qu’il était doué d’une vision des plus perspicaces, un homme respectueux des traditions et des préceptes de l’islam, c’était quelqu’un qui ne parlait jamais de sa personne contrairement à d’autres qui ne ratent pas une occasion pour se faire valoir aux yeux des autres. Un moudjahid  qui a servi  son pays avec amour est sincérité et qui a fait autant que les autres pour mériter que l’on s’incline devant celui  qui de son vivant n’avait jamais oublié ses compagnons pour que l’on se souvienne de lui  en ce 6 février  et à l’occasion de ce cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, aussi mérite-t-il que l’on s’incline à sa mémoire. Il est ç noter aussi que ce moudjahid, a fait un long parcours dans l’art et laisser des écrits et le dernier en date « Naissance d’un festival » du fait qu’il a été l’un des membres fondateurs d’art dramatique amateur de Mostaganem. Dans ses mémoires il met en relief le rôle des SMA et rend hommage aux membres fondateurs, tels que MLredj Nenriaty, belkacem Bekhlouf et tous les autres dont Mohamed El Habib Hachelef, Ghali Boudraf, Belhamissi, Djillali Benabdelhalim et ainsi de suite, il insistera sur le parcours des pionniers du théâtre parmi eux l’inoubliable OULD Abderrahmane Kaki, pour le défunt le théâtre était une passion et une profession. Si l’on devait retracer la vie de ce moudjahid, il faudrait   des pages et des pages, car le palmarès de l’homme est des plus riches et inépuisable et sa mort est une perte pour l’organisation des anciens moudjahidines et pour le théâtre ede Mostaganem, que Dieu l’accueil en son vaste paradis.

Benyahia Aek
Lundi 6 Février 2012 - 10:42
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Arrêt Sur Mémoire
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