REFLEXION

Hachem, une commune en quête de son développement

La commune de Hachem est située à l’Est du chef lieu de la wilaya de Mascara dont elle est distante de 36 Km. Elle est limitée à l’Est par la commune de Zelamta, au Nord-Est par Ain Mansour et Oued El Abtal, au Nord-Ouest par les communes de Sehailia et Tighennif et au sud par la commune de Sidi Kada.



Hachem, une commune en quête de son développement
La commune compte plus de 25.OOO habitants dont 15.OOO habitants en milieu semi urbain, elle compte 16 douars répartis sur son territoire qui s’étend sur environ 264 km2. Comme on le sait, la ville de Hachem est un bourg issu de la période coloniale qui portait le nom de Dombasle, ce village a conservé son maire Français jusque dans les années 198O, Mme Hurche connue pour sa droiture et sa bravoure, une Française qui a participé  à la   Révolution Algérienne et qui a conservé ses biens jusqu’à sa mort. La population de Hachem composée dans sa majorité de fellahs et d’éleveurs grâce à ses terres fertiles, ses grandes superficies d’oliviers et les vignes qui y demeurent à nos jours dans la région de Remaikia. Cette localité a connu les affres de la décennie noire et conserve encore quelques séquelles. La commune compte trois grandes agglomérations qui sont Ain Mansour, Remaikia et Khenaitia de la rivière. Chacune de ces agglomérations à sa vocation. Ain Mansour située sur les hauteurs d’une colline avec ses terres arides où poussent facilement les palmiers nains et du jugibier, elle conserve la vocation de zone pastorale et ces dernières années, des fellahs ont trouvé un terrain favorable pour l’élevage de volaille c’est pourquoi plusieurs hangars ont été construit et qui demeurent de nos jours un problème pour les citoyens qui sont  sujets aux odeurs que dégagent ces infrastructures vers les habitants, certains parlent même de maladies chroniques pour leurs enfants. Khenaitia/ Une agglomération qui occupe les terres situées en bordure de l’Oued qui se trouve à sec durant l’été et en crue durant les hivers pluvieux, cet oued demeure même un problème pour les fellahs qui possèdent des terres en bordure. Les habitants exploitent également de l’élevage bovin et ovin et de l’apiculture qui se développe d’une manière encourageante. Remaikia / Une agglomération où s’étend de grandes superficies de terres fertiles et des vignobles de bonne qualité, le figuier et d’autres arbres fruitiers, mais ces derniers temps, les habitants se manifestent à cause des eaux usées qui envahissent la région causant des dégâts sur certains arbustes, touchant sérieusement l’environnement, voir les puits qui alimentent l’ensemble des douars et même la commune de Sehailia qui peuvent être atteint par ces eaux usées. Si Kada un citoyen de la localité disait, les eaux usées de la station d’épuration de la ville de Tighennif n’arrêtent  pas d’envahir nos terres et même les puits alimentant la population en eau potable peuvent être infectés si on ne met pas un terme à ce problème qui dure.

L’EAU :
La commune semble être satisfaite en eau potable, la population du centre urbain reçoit cette denrée un jour sur deux, l’agglomération de Khenaitia la reçoit 1 sur 4 voir même sur 6 jours.

ELECTRICITE :
La commune est satisfaite à 99%. reste la population qui a bénéficié de l’aide à l’habitat rural et les gens qui ont déserté leurs douars durant la décennie noire et qui n’ont pas encore rejoint les lieux.
GAZ : Le gaz de ville est en projet pour l’année 2O12, vu que Hachem se trouve loin des réseaux de transport de gaz, les travaux risquent de tarder pour arriver à terme.

LE TRANSPORT :
La ville de Hachem est satisfaite en matière de transport sur la ligne Hachem- Tighennif- Mascara, mais se trouve isolée du côté de Sidi Kada et enregistre un manque flagrant sur la ligne Zelamta. Les citoyens ont recours  aux clandestins, mais parfois, ils passent des heures entières  à attendre, surtout quand les services de sécurité  dressent des  barrages  sur la route  Plusieurs enseignants et enseignantes sèchent parfois les cours faute de moyens de transport mais parfois des bus sont affectés temporairement pour soulager les gens.

L’EDUCATION :
La commune compte 13 écoles primaires dont 7 sont en milieu urbain et 6 en milieu rural, O3  CEM à Hachem centre et O1 à Ain Mansour, un lycée et un autre en projet.
 
TRANSPORT SCOLAIRE :
Le transport scolaire est satisfait à 9O %  sauf que quelques douars  manquent de moyens. Un autre bus suffira pour mettre un terme au problème du transport scolaire.
 
POSTE :
La ville possède un bureau très exigu qui ne peut répondre à la demande d’un nombre aussi important de fonctionnaires et de retraités dont certains devaient se déplacer vers les centres urbains comme Mascara et Tighennif pour effectuer leurs opérations postales. Un projet est en cours pour la construction d’un nouveau bureau de poste qui répond aux normes et aux besoins de la population.

SANTE :
Hachem dispose pour le moment d’une polyclinique dont l’état de la structure présente des fissures sur l’ensemble de la bâtisse, d’ailleurs la mosquée qui se trouve à côté a été démolis pour être reconstruite vu l’état de dégradation du à un glissement de terrain ainsi que d’autres structures sont touchées par ce phénomène. Dans cette polyclinique, se trouve une maternité de 5 lits qui s’avère très insuffisante et qui ne répond pas aux normes prévues par déontologie médicale, les cas graves doivent obligatoirement être transférés vers les hôpitaux de Tighennif ou Mascara.

HABITAT :
 L’habitat ne fait plus partie des prérogatives des APC, il dépend de la Daïra, mais la commune a bénéficié d’un programme dans le cadre du logement social de 5O logements qui sont au stade de l’étude, 5O+2O sont en cours d’étude, 1OO logements sont au niveau du comité de la wilaya, 8O autres  logements sont au stade du lancement  du cahier de charge.

R.H.P :
 La ville de Hachem est une ville construite durant la période coloniale, l’ensemble de ses habitations sont dans un état précaire. Dans le cadre de l’absorption de l’habitat précaire, elle a bénéficié de 9 logements qui sont en cours de réalisation et dont leur taux d’avancement est à 9O% ; et 4O autres sont en cours de lancement, un nombre jugé très insuffisant par rapport à l’état où se trouve l’ensemble des  anciennes bâtisses.

AIDES A l’HABITAT RURAL :
La Commune de Hachem a bénéficié dans ce cadre de 13O5 aides dont 5OO durant l’année 2O11.
L’ensemble des citoyens qui ont rejoint leurs terres, ont bénéficié d’une aide pour la construction d’une habitation ou d’une aide pour l’aménagement des maisons déjà existantes.
   
MARCHE DE LEGUMES :
La commune  pense à l’ouverture d’un marché de légumes et fruits, 16 locaux sont déjà finis  et feront l’objet d’affectation dans les prochains jours. Ces locaux sont affectés pour servir de locaux pour les légumes et fruits afin de permettre à la population de s’approvisionner sans faire de déplacement vers d’autres localités comme c’est le cas maintenant.

RESEAU ROUTIER :
 La commune de Hachem qui ne possède aucun réseau routier  avec les routes nationales, possède un réseau très limité et qui renferme deux C.W la 66 et la 35, et trois C.V.
La population vit comme l’ensemble des populations de la wilaya avec ses différents problèmes  et  espère qu’ils soient résolus en particulier dans le milieu rural. Au niveau de  Khenaitia,  se pose le problème d’un centre de santé, l’aménagement des routes d’accès vers la route communale qui se trouve à quelques centaines de mètres, la canalisation d’évacuation des usées vers l’oued qui n’est qu’a quelques encablures, et le plus important, l’affectation d’un terrain pour abriter le cimetière. Un terrain a été affecté à cet effet en 1971 mais ce terrain demeure l’objet de surenchères par des fellahs qui se sont accaparés du terrain grâce à une fausse documentation avec la complicité des services cadastraux et ces fellahs veulent aujourd’hui fermer le passage entre l’actuel cimetière et l’Oued. Au niveau de Remaikia, la seconde grande agglomération de la commune, se pose le problème de l’envahissement des terres par les eaux usées provenant de Faid EL Attache (la vallée ) tous les vignobles et même des jeunes plantations sont envahis par ces eaux, et la population craint  que les puits  ne soient contaminés  et ceci en plus de la prolifération des mouches et moustiques durant l’été. Beaucoup reste à faire dans cette commune pour atteindre son statut de chef lieu de la Daïra, un aménagement urbain est en cours, mais les élus n’ont pas encore atteint le niveau que demande M. Le wali de Mascara concernant les villes de la wilaya. Le premier responsable de la wilaya insiste beaucoup sur les espaces verts et la propreté, mais les maires n’arrivent pas à suivre au pas leur premier responsable.

B.Boufaden
Jeudi 23 Février 2012 - 20:44
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