REFLEXION

El Bordj : Une commune en quête de développement

La commune d’El Bordj se trouve dans la Daïra qui porte le même nom, elle est située au nord du chef lieu de la wilaya de Mascara dont elle est distante de 24 km, elle est limitée au sud par Mascara et Ghriss, à l’est par Tighennif, au Nord par la wilaya de Relizane et à l’Ouest par Mohammadia et Ain Farès.



El Bordj : Une commune en quête de développement
La commune s’étend sur 92 km et occupe une population composée de 21.883 habitants dont 15.55O habitants en milieu urbain et 6.333 habitants en milieu rural répartis entre 22 douars. Le milieu semble se vider  par l’exode rural de sa population qui préfère les grands centres urbains, cet exode a été provoqué par la décennie noire et le manque de sécurité. D’ailleurs le 23eme douar de la commune se trouve déserté par l’ensemble de ses occupants et aucun d’entre eux n’est retourné sur les lieux malgré l’octroi de l’aide à l’habitat rural et les crédits pour la reconstitution de l’élevage et l’amélioration de l’agriculture. La commune est  à vocation agricole, sa superficie utile agricole est de 8.715 ha, elle était connue dans  le passé grâce à la haute qualité de ces vignobles dont une grande partie fût arrachée pour être remplacée par le maraichage et les céréales.

-    HISTORIQUE D’EL BORDJ
La ville tire ses références de l’ère Ottoman pour qui elle a servi de base arrière pour les soldats qui venaient se reposer sur les hauteurs où existe plusieurs sources dont la plus connue de nos jours « Ain Zoun Dey » qui signifie l’eau du Dey en Turc, l’histoire disait qu’à l’endroit vivait le premier homme brave et courageux qui se nomme Ayech Zerouali qui est originaire de Sidi Daho dit- on tout près de la ville de Mascara, cet homme fut désigné par les Ottomans comme le gardien des lieux. Ensuite et à l’arrivée du Bey Mohamed Ben Ottoman dit El Kebir qui faisait de Mascara la capitale de l’Ouest de 1772 à 1792 date du transfert du Beylik sur Oran, et durant l’offensive menée par le Bey contre les Espagnols qui occupaient Oran, il fût aidé par la population Boudjias en lui offrant quelques 5OO talebs des écoles coraniques de la ville qui sont tous morts au champs de bataille, c’est pourquoi, le Bey Mohamed construira par la suite une mosquée qu’il dédia à la population Bordji en signe de reconnaissance pour leurs fils morts pour la libération d’Oran.

-    QUE RESTE T IL DE CETTE MOSQUEE
Par méconnaissance de la valeur historique disait le maire, la Mosquée a fait l’objet de certaines modifications qui semblent avoir déformé voire  effacer  l’empreinte. La mosquée qui garde à certains endroits l’esthétique Ottomane comme le minaret qui existe toujours à l’état naturel, par contre la salle de prière fut modifiée, les sanitaires démolis, alors que le puits est toujours là marquant son ère. Les aménagements opérés à plusieurs endroits ont défiguré ce site mais il reste encore des signes sur les portes d’entrée, le puits, les fenêtres, le minaret et d’autres endroits qui méritent d’être revus et préservés comme prestige historique qui marque la présence Ottomane  dans la ville.

-    HISTORIQUE ADMINISTRATIF :
El  Bordj est passée au rang de Daïra durant le découpage administratif de 1984, elle compte trois communes qui sont : El Bordj, Khalouia et Menaouer et comme on le sait, la commune est à vocation agricole malgré ses terrains accidentés situés sur les monts des Béni  Chougrane.

LE RESEAU ROUTIER :
La commune est traversée par la RN 7 reliant le Sud à la capitale Alger par Mascara et se trouve relier par les chemins de wilaya (CW) 8-9-et 94, par les chemins vicinaux (CV) 8 et 9 et le chemin communal (CC) 94. Sur ce réseau routier, on enregistre d’autres ouvertures de pistes reliant le chef lieu de la commune à l’ensemble de ses douars dont le dernier en date, l’aménagement d’une piste reliant le CW 15 au douar Zaaguine sur une distance d’1 km pour un montant de 3.O46.761,90 DA

-    L’EAU :
Malgré la rénovation du réseau AEP, un tronçon vétuste au centre de la ville sur 1OOO ML pour un montant de 2.999.767,21 Da et l’extension du réseau d’assainissement du quartier Bétioua sur 58O ML pour un montant de 3.711.179,17 Da, la Commune d’El Bordj manque énormément d’eau alors qu’elle compte plusieurs sources qui demeurent toujours vivantes comme Sidi Abderrahim et Ain Zoun Dey. La population reçoit cette denrée combien si précieuse une journée sur sept pour les uns et plus de quinze pour les autres, les citoyens que nous avons côtoyé  souhaitent la programmation d’autres fourrages qui peuvent faire sortir la ville de son manque d’eau surtout que celle-ci continue son extension progressive.

-    L’ELECTRICITE  et le GAZ :
L’électrification de la commune est à un taux de 99%, reste les nouvelles constructions réalisées dans le cadre de l’habitat rural qui seront branchées  une fois les travaux achevés. Pour le moment aucune réclamation n’est faite dans ce domaine, pour le Gaz, la ville est branchée à 1OO% et c’est d’ailleurs la seule commune où l’on trouve un douar branché au gaz de ville comme le douar Ain Guedra. Les citoyens disent que le gaz de ville rend un grand service aux citoyens sachant   que la ville d’El Bordj se trouve sur les hauteurs des monts de Beni Chougrane où le mercure descend parfois à plusieurs centigrades sous le 0.

-    LOGEMENTS :
El Bordj compte un nombre important d’habitat précaire qui date de la période d’avant  le colonialisme, constructions faites à peu près à la manière traditionnelle qui n’arrivent pas à tenir sous le poids des ans. Cette localité n’a pas été vraiment chérie par les colons qui ont préféré  se stabiliser au niveau de Khalouia et les fermes environnantes, il n’y a pas assez de constructions coloniales  à El Bordj, mais plus de caves vinicoles. D’autre part, la commune n’a pas bénéficié  de programme spécial  logement et du moment que le logement dépend actuellement de la daïra, l’APC n’a distribué durant l’année 2O11 que 1OO logements sociaux, 2O logts RHP et 84 logements LSP. La demande est du ressort de la Daïra.

-    LE TRANSPORT :
Le problème du transport ne se pose pas au niveau de la commune d’El Bordj vers toutes les directions, élus et citoyens sont satisfaits, même le transport scolaire enregistre des satisfactions, les 5 bus mis en service par l’APC au profit du transport scolaire assurent le transport des écoliers des douars éloignés qui se trouvent  dans le besoin pour leurs déplacements  vers le chef lieu de la commune
                         
   LE SECTEUR DE L EDUCATION NATIONALE :
Dans le secteur de l’éducation qui est très important, la commune dispose d’un lycée d’une capacité de 744 élèves répartis entre 18 classes soit 28 divisions avec un taux d’occupation des classes de 41 élèves par classe, O3 CEM qui sont CEM Mostefa Sensaoui d’une capacité de 581 élèves, 16 classes (18 divisions), le CEM Kaddour Benbahr d’une capacité de  4O9 élèves, 11 classes, 1 atelier (12 divisions), le CEM Daoud Ahmed d’une capacité de 661 élèves, 26 classes, 2 laboratoires, 2 Ateliers (18 Divisions). La Commune compte également 12 écoles primaires 6 en milieu urbain qui sont l’école Mouloud Feraoun d’une capacité de 351 élèves pour 12 classes (11 D), l’école Boudjenah Benyakhlef capacité 185 élèves, 6 classes –(6 D), l’école Bachir Brahimi capacité 196 élèves, 7 classes (6D) , l’école Baghdad Mohamed 18O élèves, 6 classes (6D), l’école Benkablia capacité 345 élèves, 12 classes (12 D), l’école Hassiba Benbouali capacité 341 élèves, 9 classes (11D) et 6 autres écoles en milieu rural qui sont implantés à Khemamis capacité 53 élèves, 6 classes (5D) l’école de Zerama capacité de 82 élèves, 6 classes (5D), l’école Kerarma capacité 119 élèves, 6 classes (5 D), l’école Menaicha capacité 9O élèves, 7 classes (5 D) et l’école Arraissia capacité 79 élèves, 5 classes (5 D). Le secteur a bénéficié d’autre part de certains projets comme la réalisation d’une salle de sport au niveau du lycée du 1er Novembre 1954 dont les travaux sont achevés, la réalisation d’une cantine scolaire à l’école Benkablia, les travaux sont à un taux d’avancement de 38%, la réalisation de 2 classes à l’école Benkablia, les travaux sont à 1O% seulement,  alors que les élus suggèrent et souhaitent la programmation et la réalisation d’un autre lycée pour diminuer le surpeuplement des classes du lycée actuel ; la réalisation d’une école primaire dans le côté Nord de la ville par où se fait l’extension du tissu urbain, la réalisation d’un CEM en remplacement du CEM Mostefa  à Sensaoui, la réalisation d’une école pour le remplacement de l’école du douar Khemamis, la réalisation d’une cantine à l’école Kaddour Benbahr, l’école Hassiba Benbouali, Boudjenah Benyakhlef, Bachir Brahimi et Baghdad Mohamed.

-    LA SANTE :
La Commune enregistre l’existence d’une seule Polyclinique appelée à faire face aux besoins  d’une population qui dépasse les 21.OOO habitants et une Maternité de 6 lits qui ne répond pas aux besoins de la commune, sa capacité d’accueil  est très insuffisante et trois salles de soins,  Ces infrastructures sont gérées par un personnel très réduit composé de 6 médecins, 9 Techniciens de santé, 12 techniciens supérieurs de santé, 5 sages femmes et 21 infirmiers. La polyclinique dispose d’une seule ambulance alors que les cas urgents sont transférés vers l’hôpital de Tighennif ou Mascara. Le secteur enregistre d’autre part  un projet de réalisation d’une salle de soins avec deux logements de fonction à l’Est de la commune pour un montant de 4.958.3O6, 73 DA, les travaux  sont à 85%
 
-    MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES :
La commune nécessite également  un marché de fruits et légumes  pour le moment, elle a bénéficié d’un marché de proximité réalisé à 1OO% pour un montant de 1.3O4.581, O1 Da et d’un projet  qui est en cours pour la création d’un marché hebdomadaire sur la route de Krarma. Les Infrastructures et le terrain sont disponibles, les élus attendent l’avis des autorités de la wilaya pour mettre le projet à exécution et qui va permettre l’absorption d’un nombre important de chômeurs.

-    LE CHOMAGE :
La Commune d’El Bordj comme le reste des communes de la wilaya et du pays en général enregistre un taux de chômage qui varie d’un jour à l’autre, parce qu’on doit le dire, on a des faux chômeurs, les jeunes veulent les postes d’agent de sécurité de nuit pour être libre le jour, ils ne veulent pas des travaux pénibles comme le travail de chantier ou dans le domaine de l’Agriculture, ceci ne nous a pas empêché d’attribuer dans le cadre des contrats :
134 CFI- 92 CIO – 72 CID- 77 emplois de jeunes et 132 postes dans le filet social.
   
LA  CULTURE :
Les jeunes d’El Bordj sont lésés en matière de culture, les activités sont presque inexistantes, aucune présentation théâtrale ou musicale n’a eu lieu sauf durant le festival du Gnaoui, deux troupes ont rendu visite à la ville pour être chaleureusement accueillis. Le théâtre n’a jamais fait de présentation à El Bordj, alors que tous les moyens peuvent être mis à la disposition des troupes.

-    LE SPORT : Seul le sport existe, le reste aucune activité :
Aucune  pratique n’est en vue, l’APC est prête pour consacrer la subvention entre les associations qui existent et qui activent. L’équipe de Football  est  sur la bonne voie avec des résultats encourageants, toutes les facilités leur sont accordées comme le transport, la restauration, les douches et même l’équipement.

L’OPINION  DES CITOYENS :
Les citoyens que nous avons questionnés nous ont fait part à l’unanimité que beaucoup reste à faire pour qu’el Bordj ait le statut d’une Daïra digne de ce nom. Dans ce sens, les gens se posent la question sur l’inexistence de Banque, de la protection civile, d’un hôpital, un autre lycée. Tous ces organismes sont nécessaires pour mettre le citoyen à l’aise sans qu’il soit obligé de faire des déplacements inutiles vers d’autres villes. Ces infrastructures peuvent donner à la Daïra son statut de Daïra digne de ce nom.

B.Boufaden
Jeudi 12 Janvier 2012 - 09:24
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1.Posté par lotfi le 27/03/2012 01:27
État de la Cité el bordj camp sur et le passé de la lutte historique, et de l'agriculture ;et je tiens à ajouter quelque chose :et il est bon et la générosité de ses habitants, je ne suis pas le fils de la ville. je suis de Cherchell dans la région centrale était un Bhdh trafic ne se releva pas d'un rêve à ce jour, je suis témoin à ce sujet que les résidents de la zone de supervision( Akram); meilleure et les plus proche à mes Merci cardiaques; à certains proches de la zone a décollé de fumer et que j'ai appris et commencé à prier et j'ai appris la patience et la façon de réussir Merci vous les bordji population connue de la tour que vous êtes assez fier pour les fils du prince Abd al-keder
lotfi.....