REFLEXION

EXIGÜITE DU SIEGE DE L’APC D’AÏN NOUISSY : Élus, fonctionnaires et administrés à l’étroit

Pas facile de se frayer un chemin à l’intérieur du siège de l’APC d’Aïn Nouissy. C’est dire que ce dernier, datant des premiers jours de l’indépendance, est devenu exigu. Au sein de la population locale de la ville, le constat est largement partagé : celui-ci n’arrive plus à contenir son monde, entre élus, fonctionnaires et administrés.



C’est sans doute la raison pour laquelle les anciens élus municipaux ont songé à doter leur commune  d’un nouveau siège plus spacieux, moderne et à la hauteur d’une  ville chef-lieu de daïra depuis 1984. L’endroit retenu pour sa construction est situé à l’est de la ville, au bord de la voie menant à la localité d’Ouled Hamdane. La plaque commémorative de la pose de la première pierre faisant foi, le  projet a été lancé en 2014 pour un délai de réalisation de 30 mois. Aujourd’hui, presque 60 mois après son lancement, ce projet n’a toujours pas vu le bout du tunnel. Face à un pareil retard et à un chantier à l’arrêt depuis belle lurette,  les citoyens disent  avoir perdu tout espoir de voir un jour « ce tas de béton » devenir utile et servir à quelque chose. Avec sur les bras un siège inachevé, sous forme de simple carcasse,  les élus avouent ne plus savoir comment s’en sortir dans le court terme sans une aide conséquente « d’en haut ». On nous apprend que l’enveloppe allouée au projet  n’a permis que la réalisation des gros œuvres. Pour l’achèvement du projet, il faut encore des moyens financiers et  c’est au dessus des possibilités de la commune,  font savoir nos interlocuteurs. Une commune, comptant, faut-il le rappeler, pour la commune la plus pauvre de la daïra, voire de toute la wilaya. Mais la situation n’est pas totalement désespérée assurent nos interlocuteurs. Ils disent se démener comme un diable dans l'eau bénite  pour tirer d’affaire leur futur siège. Ainsi malgré « les maigres ressources  de la commune », ils ont réussi à dégager récemment un montant, jugé dérisoire par nos mêmes interlocuteurs, pour relancer le chantier. Face à la rareté des sous, ils semblent avoir opté pour une attaque  par petites touches pour venir à bout des travaux  pendants, en attendant un hypothétique geste salutaire de la part des  pouvoirs publics. « Sans le concours des plans publics, à coup sûr nous ne verrons jamais de notre vivant ce siège inauguré et  profiter à nos citoyens »,  nous ont-ils lancé avec une pointe d’amertume à la fin de notre entrevue.

Mokhtar Aicha
Mardi 16 Octobre 2018 - 19:40
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MOSTAGANEM
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