REFLEXION

CITE DJEBLI (EX-MONT-PLAISIR) - MOSTAGANEM : Un couple et ses 3 enfants sous une tente!

Un accident de la vie vient, malheureusement, au moment où on s‘attend le moins, il est souvent déclenché par un manque de ressources, de santé, de logement. Sur ce dernier point la demande de logement a explosé et ce sont souvent des problèmes de familles ou professionnels qui en sont les déclencheurs .Ainsi, le jeune papa ,Belkacem Beldjebli, n’a pas échappé au drame de se trouver dans la rue et ne sait plus où mettre la tête avec une femme et 3 enfants...



C’est le cas de cette jeune famille qui s’est formée depuis une dizaine d’années au quartier Mohamed Djebli dont le chef n’est autre que le jeune homme de 33 ans, le dénommé Belkacem Beldjebli. Il est le papa de trois bambins, respectivement âgés de 10 ans,07 ans et la plus jeune, de 08 mois à peine , tous nés et grandis dans la chaleur familiale des grands parents oncles et tantes. Malheureusement, Belkacem a du déménager à la rue laissant son grand frère, lui aussi marié, ayant des enfants ainsi que ses jeunes frères et sœurs réunis dans le domicile familial vétuste  et devenu top exigu pour trois familles. Ce gite familial  est une ancienne bâtisse datant de l’époque coloniale, prête à s’effondrer sur leurs têtes à tout moment, est devenue  un enfer pour contenir toute la fratrie des « Belhadji ». Belkacem  dit qu’il  gagne sa graine comme il peut dans le pénible métier occasionnel et instable de la pêche où  cette précarité professionnelle durant les saisons mortes  ajoute à sa mal vie plus de soucis encore. La densité familiale  dans l’espace commun de vie est très certainement source de problèmes indique Belkacem  qui ajoute que, dans de telles conditions, le stress engendré par un espace vital en deçà de minimum, est inévitable, de manière parabolique et non explicitement, par pudeur et par respect  aux autres membres de sa famille. Il a fait le choix de se débarrasser d’un problème en mettant carrément sa petite famille, dehors, près de sa famille et de l’école où vont ses jeunes enfants. Dans les yeux de Belkacem , transparait une profonde tristesse qui le déborde, essayant , tant bien que mal, de cacher. Mais, quand on est dehors sur un trottoir, sous une tente enveloppée d’un film de plastique noir, en cet automne froid et sec, comment peut-on cacher ses émotions devant un tel cas? C’est donc un problème social où le logement est le principal souci pour ce jeune Belkacem  Beldjebli, comme c’est  le cas , hélas , pour beaucoup d’autres sauf que lui, pour le moment, il est là sur un large trottoir garni de centenaires Eucalyptus, le long de la rue de Palestine, juste avant le rond-point central de la Cité Djebli,  ex-Mont-plaisir. D’une façon  ou d’une autre, il interpelle en silence et par le visuel, les autorités locales compétentes à se pencher sur sa situation pour le reloger. Depuis une semaine qu’il est à la rue avec sa petite famille, Belkacem nous a fait part de sa désolation et de son amertume qu’aucune personne parmi les responsables n’ait daigné lui prêter une petite attention, au moins, en tant que citoyen….

Younes Zahachi
Mercredi 18 Novembre 2020 - 15:24
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MOSTAGANEM
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