REFLEXION

TRAIT D'UNION : Sécuriser les capitaux



Si l’Algérie continue à persévérer dans une dynamique conservatrice en matière de réformes économiques, ce ne sont pas seulement les patrons qui seront perdants, mais le pays tout entier, toutes couches sociales confondues. La question de la libéralisation de l’économie est d'une importance centrale puisqu'il n'existe pas de développement social durable et vertueux sans une liberté d’entreprendre permettant l’émancipation de l’économie, l’appui aux initiatives et l'investissement dans les idées. À ce titre, c’est peut être l'occasion pour les acteurs financiers de faire une forme d'état des lieux de l'existant, des lacunes, des réussites et des défis qui nous attendent afin de faire de ce moment, s’il se présente, un instant fondateur pour appréhender l'avenir. Il convient à cet effet de souligner sans aucune ambiguïté que l’Algérie est loin d'être un exemple en matière de liberté économique et cela pour plusieurs raisons structurelles en dépit des intentions qui ont été exprimées en la matière au cours des deux dernières années. Plusieurs raisons expliquent cela. Pour ne pas être exhaustif, la législation n'est pas à la hauteur des enjeux qu’attend notre pays. Le conseil national économique et social (Cnes) a le devoir de rappeler clairement cette réalité et de proposer une méthode d'actions pour les dépasser. On pourra citer, pour appuyer notre analyse, l’insécurité des capitaux à laquelle sont affrontés les potentiels investisseurs et ceci, quand  la législation interdit la propriété aux étrangers et exige des nationaux des capitaux énormes pour seulement démarrer leurs investissements alors qu’ils devront être accompagnés par des établissements financiers qui les garantissent. C’est ainsi que l’accompagnement investisseur/banque est une culture qui met l’opérateur économique dans une sécurité financière permanente. Quand un Etat prétend être soucieux des générations à venir, il ne doit pas se contenter de belles déclarations d'intention, mais il doit réformer sa législation en profondeur et prendre des mesures fortes pour rééquilibrer le rapport des forces.

Charef Slamani
Mardi 16 Décembre 2014 - 18:46
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CHRONIQUE
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