REFLEXION

TRAIT D'UNION : Benflis, Belaiz : pas le même combat



Le ministère de l’Intérieur a finalement invité Ali Benflis à se rendre à la direction des libertés publiques, aujourd’hui,  pour déposer le dossier de son nouveau parti. Un signe fort d’un probable consentement entre Benflis et les ‘’services’’ de Belaiz, qui s’inscrit dans le cadre d’un réchauffement inattendu  entamé que récemment. Serait-ce une action politique  visant à énerver la coordination CNLTD ? Belaiz essaye-t-il de devenir le paria ultime qui s’affiche fièrement avec les leaders les plus détestés sans jamais sourciller ? “Belaiz n’est pas fou, c’est un homme de loi. Il sait ce qu’il fait : regarder à l’est lorsque l’horizon est bloqué à l’ouest. La logique de cette décision est une conséquence du regain de tensions récent avec la classe politique et notamment à l’intérieur même du parti majoritaire aux assemblées populaires. L’administration ‘’centrale’’ ne borne plus ses ambitions de rapprochement au seul parti du FFS, mais compte bien étendre son influence aux amis de son ami, comme les anciens chefs du gouvernement, dès lors  que le rendez-vous donné  montre aussitôt un serrage de vis graduel contre l’opposition politique. Et ce, même si Benflis  et Belaiz  sont très loin de se ressembler. C’est le principe de détente politique. Hadj et Moussa peuvent devenir très copains même si Hadj préfère les films américains et Moussa les films romantiques de Bollywood. L’essentiel c’est la finalité : aller voir des films au cinéma. Peu importe si les deux ne se dirigent pas vers la même salle. Un autre grand rendez-vous donc attend Benflis. Tout comme Belaiz qui ne changera pas du jour au lendemain : la « détente politique sera un long processus, mais pas un bouleversement vers l’entente ». Et le moins qu’on puisse dire  qu’il n’y aura pas de « reddition politique » de la part de Benflis. La réalité du parti de Benflis a soulevé les passions au cours de l’année 2014. Les défenseurs et détracteurs du projet ont échangé les coups, enfilant tour à tour les gants de combat. La guerre des petites phrases aura donc lieu. Appelé à déposer le dossier de son parti, Ali Benflis n’a pas refusé de polémiquer.

Charef Slamani
Dimanche 21 Décembre 2014 - 11:00
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CHRONIQUE
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