REFLEXION

Qui a parlé de terrorisme résiduel ?

La nébuleuse terroriste n’en finit pas de frapper, faisant encore des victimes dans l’Est du pays, où sévit cette horde sanguinaire.



Qui a parlé de terrorisme résiduel ?
Les commentaires vont bon train en Algérie où les attentats terroristes se multiplient, avec des pertes en vies humaines. Plusieurs attaques meurtrières ont eu lieu en quelques jours seulement , dont celle de Tébessa qui a coûté la vie à sept personnes, et celle de Ouled Aissa dans la wilaya de Boumerdes, où trois militaires interceptés dans un faux barrage, ont été assassinés, ce qui s’apparente à un signal fort de la branche Al Qaida en Algérie qui veut imposer sa présence dans cette région du pays. Face à cette nouvelle vague de violence terroriste, le discours, selon lequel le terrorisme est dans sa phase « résiduelle » ne tient plus la route. Et la société civile se fait de plus en plus critique vis-à-vis des décideurs et ceux qui ont la charge de veiller à la sécurité du citoyen et de ses biens. Depuis l’intégration du GSPC dans la nébuleuse Al Qaida annoncée par le numéro 2 Ayman Al Zawahiri, en Septembre 2006, à la suite de quoi le GSPC s’est renommé Al Qaida dans les pays du Maghreb Islamique, le groupe a marqué une montée en puissance qui n’a pas cessé depuis. L’honneur et l’ignominie contient chaque jour que Dieu fait les Algériens qui ne savent à quel saint se vouer. La voix de la réconciliation nationale empruntée par un peuple meurtri ne semble pas mener à bon port à l’heure où les blessures saignent toujours, et l’horizon s’obscurcit davantage. Pour les observateurs les plus avertis, les terroristes commencent à perdre de leur force de frappe suite aux difficultés rencontrées quant à la mise en place de nouveaux réseaux de soutien au sein des populations. Les embuscades et les attentats suicides aussi meurtriers les uns que les autres n’ont fait que maudire davantage les terroristes. La société est lasse et meurtrie par ces actions suicidaires. Aujourd’hui l’aspiration majeure de l’Algérien est de vitre en paix et en conformité avec sa spiritualité, d’être libre dans ses pensées comme dans ses actions, de jouir de ses droits et d’accomplir ses devoirs et de ne subir aucun joug. Voilà la distance qui sépare les citoyens des nervis et de leurs penseurs. En laissant se creuser les inégalités et prospérer l’économie de bazar, chère aux hordes de terroristes « repentis » qui se sont recyclés dans les affaires, les pouvoirs publics ont peut être crée un contexte favorable à la constitution de redoutables réseaux de soutien aux criminels.

Amara Mohamed
Jeudi 19 Février 2009 - 10:14
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CHRONIQUE
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