REFLEXION

QUARTIER KADOUS EL-MEDAH - PLACE CAFE RICHE : Risque d’effondrement du vieux bati



QUARTIER KADOUS EL-MEDAH - PLACE CAFE RICHE : Risque d’effondrement du vieux bati
Des habitants du quartier de Kadous El-Medah, demeurant à la rue 05, Salah Merzoug n°85, interpellent les autorités locales sur le calvaire qu’ils vivent au quotidien. Situation précaire au vu du constat, il apparaît que plusieurs familles vivent dans des habitations en ruines, datant de l’époque coloniale. Il faut être armé d’une bonne dose de patience pour vivre dans une habitation en ruine. En effet, selon les habitants, que nous avons interrogé sur place, se plaignent du laxisme des autorités concernées et ce, malgré les démarches entreprises ainsi que les nombreuses demandes, qui ont été introduites aux niveaux de l’APC, de la daïra et de la wilaya, toutes accompagnées d’un dossier, pour l’acquisition d’un logement décent, comme tout algérien digne de ce nom. Ces sinistrés inquiets, s’interrogent sur leur situation qui dure, non sans avoir lancé un appel de détresse, mais aucune ne leur a été donnée. A signaler dans ce même sillage, que les habitants sus cités, résident dans des maisons délabrées, sans commodité, à savoir le minimum nécessaire pour leurs enfants. La précarité est à son comble, à voir l’état des lieux, d’où la dégradation des habitations, qui laissent apparaître des fissures avec infiltration des eaux en saison hivernal et un taux d’humidité très élevé, voire le risque de maladies qui pourrait survenir. Pour rappel, ces habitations sont démunies de Gaz, d’électricité, d’où le risque encore plus grand, des câbles dénudés et qui pendent tout au long des murs, pouvant être la cause d’accidents graves, tels que l’électrocution.
Rappelons que le quartier en question a déjà connu un effondrement d’un mur qui a été à l’origine de la mort d’une femme.
Aux dernières nouvelles la famille de la victime a bénéficié d’un logement, malheureusement que tardivement après qu’un drame ait eu lieu, selon M. Zaoudi Mokhtar, un habitant du quartier, qui a ajouté : « nous ne sommes pas obligés de sacrifier une vie pour bénéficier d’un logement ». Dans ce cas, les habitants après nous avoir informé sur ce drame, s’interrogent sur leur prise en charge et se demandent s’il faut attendre une autre catastrophe, vu l’état des habitations, pour que les pouvoirs publics réagissent. Il a été relevé à ce propos, que ces familles en détresse, résident depuis plus de 40 ans dans ces taudis, qui n’ont rien à envier à des bidonvilles de fortune. M. Ouis Bouabdellah, marié et père de 4 enfants, attend depuis plus de 35 ans, alors qu’il a fait plus de 20 demandes d’attribution de logement. M. Guellal Miloud, marié et père de 3 enfants, quant à lui, demeure depuis plus de 30 ans dans ces ruines, selon lui, trois demandes ont été transmises, en 1984, 1994 et en 2005. M. Kakou Abdelkader, un handicapé, marié, père de 3 enfants, habitant les lieux, depuis plus de 25 ans, a fait 25 demandes. M. Guilem Mohammed, marié, père de 02 enfants et une belle-mère à sa charge, réside en ces mêmes lieux, depuis plus de 40 ans et déclare qu’il aurait fait plus de 40 demandes. Pour ce qui est de M. Zaoudi Mokhtar, ce dernier marié et père de 05 enfants dont un fils marié, père d’une petite fille, demeure depuis plus de 80 ans dans une baraque héritée de ses parents. Dans ce même contexte, nous avons interrogé M. Boussif Laid, représentant du quartier, qui sur la situation des habitants et du passage des commissions d’enquête, ce dernier nous expliquera en déclarant : « Je demeure à Kadous El-Medah depuis plus de 37 ans et je peux vous assurer que j’ai essayé d’interpeller les autorités pour la situation vécue et que j’ai transmis des centaines de demandes, sans aucune suite, quant à la commission celle-ci n’est passé qu’une seule fois, depuis l’année 2001 ». Il poursuivra en nous déclarant : « notre seul et unique espoir, s’est évanouie depuis le passage de la dite commission, qui n’a donné plus aucun signe de vie et idem pour les autorités locales qui sont sensés nous prendre en charge. Aussi je lance un appel à M. le wali pour mettre fin à notre calvaire qui s’éternise ».

Bentounes Réda
Dimanche 28 Novembre 2010 - 09:57
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MOSTAGANEM
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