REFLEXION

MOSTAGANEM N’EN EST PAS SORTI DES QUINQUENNAUX 2005/2014 : PLUS DE 10.000 milliards pour un developpement boiteux !

Malgré le fait que la Wilaya de Mostaganem ait bénéficié à la faveur du quinquennat 2005-2009, d’une enveloppe financière totale de 78 milliards de Dinars, allouée à la Wilaya au titre du quinquennat 2010-2014, pour la concrétisation des projets dans le cadre des programmes sectoriels et plans communaux, qui s'ajoutent à 100 milliards de Dinars pour les programmes centralisés, ces milliards n’ont pas fait le bonheur des mostaganémois. C'est un constat des plus alarmants qu’affiche la carte de développement à Mostaganem et une vérité que nul ne peut la contredire.



Dans une wilaya comme Mostaganem qui a consommé 10.000 milliards de centimes, les responsables  semblent encore hantés par l’accomplissement d’infrastructures qui devaient être effectuées avant 2009. Un retard qu’accusent plusieurs grands projets phares lancés par les ex-walis durant le  quinquennat 2005-2009, tels que le port de Salamandre, l’école de Musique, le Théâtre Régional, l’école des beaux-arts et beaucoup d’autres projets relevant des secteurs de la Jeunesse et des Sports, l’urbanisme et l’habitat, l’administration publique , et ceci sans parler du projet du grand stade olympique et la grande mosquée, inscris dans le quinquennat 2005-2009 et  qui n’ont pas encore vu le jour. À part la période de l’ex-wali Zoukh, (2000-2004), où Mostaganem a connu un urbanisme fleurissant et un  grand décollage  en matière de développement, qui s’est concrétisé par la réalisation d’un grand nombre de projets et la création de nouvelles cités, telles que les fameuses cités (la Salamandre, Kharrouba, Chemouma) et les grands projets phares qui ont classé Mostaganem sur la liste des grandes villes du pays, comme les voix périphériques et l’élargissement des ruelles du centre ville (ex-ITA), le projet de la grande bibliothèque, le pôle universitaire, le pôle culturel d’El-Arsa, et les quatre carrefours ( grands ronds-points),  transformés aujourd’hui en grands jardins ‘’bouffeurs’’ de milliards, aucun autre projet digne de la grandeur de Mostaganem n’a vu le jour depuis, sauf si on classe le fameux projet des 3 dauphins de la Cité Salamandre dans la case des projets!  
Mais que font ces hauts cadres de la wilaya, ces maires ?
Après cette état des lieux, quelles donnes peuvent traduire les termes croissance et développement, quand présentement les indices de réalisations demeurent au deçà des projections retenues pour l’ancien plan de soutien à la relance économique ? Cinq ans révolus après la phase 2005/2009, la wilaya de Mostaganem peine toujours à achever le programme de développement inhérent à ce dernier quinquennat. Tandis que Mostaganem s’apprête à accueillir, le quinquennat (2015-2019), elle traîne toujours derrière elle les casseroles de  l’exercice 2009-2014 et on parle encore de 10% parmi les projets retenus pour l’ancien 2005/2009, peinent encore à voir le jour. Sur le térrain, la wilaya enregistre un énorme déficit en matière de développement économique, du fait que 18 communes,  soit plus de la moitié que compte la wilaya, sont catégorisées parmi les communes les plus pauvres et nécessitent une réelle prise en charge pour l’amélioration des conditions de vie de leurs populations. Aussi, il y a lieu de soulever la sous-utilisation des potentialités de la wilaya en matière de tourisme, un secteur toujours à la traîne qui n’a pas encore fait des ailes malgré les potentialités existantes, au même titre d’ailleurs que les secteur de l’agriculture qui se gère par  mentalité ‘’égoïste’’, alors que la majorité des wilayas ont distribué des terres agricoles affectées pour l’investissement, les responsables de ce secteur attendent toujours qu’une main d’en haut les bousculent. Du côté de l’investissement, malheureusement, aucun investissement de grande envergure n’est venu renforcer les projets retenus dans les différents programmes publics. Dans le cadre du plan quinquennal 2009-2014, la wilaya de Mostaganem a bénéficié de 1967 projets pour une autorisation de programme totale de 78 milliards de dinars. Et c’est au secteur de la jeunesse et des sports qu’est revenue la part de lion, suivi par l’hydraulique et l’éducation.

À qui la faute ?
À cette armada de hauts cadres de l’Exécutif de la wilaya qui n’arrivent pas à déceler les vrais des faux promoteurs, les honnêtes des faux maires, les nationalistes des faux directeurs, où aux députés et sénateurs et membres d’APW qui ne défendent pas leur ville natale ?  Car il se trouve que c’en est l’un des prétextes. Ces augustes institutions (mairie, daïra, direction) qui parlent toujours de faux bureaux d’études où de l’autre implication de cadres de l’administration présumés faire le suivi. Alors, est-ce que cet imbroglio plaide pour, ou plutôt enfonce de plus bel encore cette administration puisqu’elle qui ne possède donc pas les moyens de sa politique, ne serait-ce que l’atout d’un bon encadrement ?! Peu importe.

Le vrai : ce n’est pas l’argent qui manque !
En fait, il est vrai que ce n’est l’argent qui manque. Surtout pas ça. Néanmoins, les 6.000 milliards DA accordés par le Président de la République pour la wilaya de Mostaganem au titre du 1er  plan de relance économique, auxquels 2.000 milliards DA sont venus s’ajouter lors du 2ème  PSRE (plan de soutien à la relance économique) ; ne reflètent nullement le travail entrepris. Il est vrai qu’à travers les quatre coins de la wilaya, un certain tout petit regain est senti en différentes matières, tels que le logement, l’eau notamment, ou en infrastructures diverses. Mais à quel prix ? Et de quelle qualité ? Ce qui pousse à poser l’autre sérieuse question : Est-ce que le travail constaté justifie tout l’argent fou que gagne une poignée d’entrepreneurs ? La ‘’vox populi’’ -et c’est celle-là qu’il faut prendre en considération-, trouve anormal qu’un vulgaire projet comme celui de réalisation de conduite d’égout à titre d’exemple, dure et perdure un, voire plus d’un an. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent. Et que dire d’un port de pêche qui n’est pas finalisé au bout de plus de 10 ans au lieu de 4 ans ? Cela implique juste les entrepreneurs qui n’ont pas de tribune pour faire leur propre plaidoirie, ou établit l’autre inefficience de l’Exécutif  de la wilaya à instaurer une réelle relance ? Le mot d’ordre du wali à l’égard  des entrepreneurs locaux. Parce que les exemples en matière de retard, pour ne pas parler de coûts, tendent à se faire de plus en plus nombreux. Le cas du fameux théâtre régional qui devait être fin prêt au bout de 24 mois, mais qui persiste toujours à bouffer de l’argent ; 75 milliards consommés, 10 entrepreneurs chanceux et autant de bureaux de désuétude pour l’accomplir, 4 ans de retard, et il n’est pas encore achevé. C’est à réincarner Kaki et Shakespeare ! Le conservatoire de musique et l’école des beaux arts à Mostaganem, l’auberge de jeunesse à La Stidia, des centres de formation professionnelle, les 7 lycées à travers la wilaya, le fameux stade olympique déclassé en semi-olympique, et bon nombre d’autres projets d’utilité publique, grincent toujours à voir le jour avec des retards qui frisent avec le ridicule quand ces délais dépassent carrément le temps d’un quinquennat.

Riad
Lundi 15 Septembre 2014 - 17:35
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