REFLEXION

MASCARA DE L’EMIR AEK A LA GUERRE DE LIBERATION : Évocation d’un passé historique

Le peuple Algérien se souvient d’une date historique qui ne peut s’effacer de sa mémoire du jour au lendemain, chaque Algérien qui a vécu durant la période de 1950 à 1962, garde un souvenir, même vague mais ancré dans son esprit. La Révolution Algérienne a été décidé par une génération mûre et jalouse.



C’est dans la nuit du 31 Octobre 1954 à une heure du matin que des jeunes formés  en groupe dans les cinq régions du pays qui devaient donner le premier assaut à travers tout le territoire, ordre a été donné dans l’après midi du dimanche 31 octobre 1954, l’heure a sonnée et l’action  est venue mettant fin a une longue attente qui a érodé les nerfs d’un peuple. Des centaines de jeunes de l’époque triés  sur le volet,  ont été placés à la tête des groupes sans aucune connaissance politique ni formation militaire pour affronter des généraux et des officiers supérieurs formés dans les grandes écoles militaires françaises. Les uns ont survécu mais les autres sont tombés au champ d’honneur. À minuit, des centaines d’objectifs furent attaqués, ils étaient déjà recensés, (des postes, des stations d’essence, des bars, des brigades de Gendarmerie et des fermes de colons). Le coup d’envoi a été donné dans l’ensemble des villes, villages et même les campagnes à l’Est comme à  l’Ouest, au centre comme au sud, l’Administration coloniale encercle l’Est du pays où de violents combats se sont déroulés pendant toute la semaine malgré l’inégalité des deux forces. L’armée Française était dix fois plus supérieure en nombre et en armement. Le 2 novembre 1954, c’est la stupeur totale dans la presse coloniale en Algérie comme en France. "Des terroristes, des fellaghas", les noms qu’on colle à nos glorieux Djounouds. Le peuple français enduit en erreur, verse dans l’amalgame et voit en ces jeunes des mercenaires ou de vulgaires hommes agissant à la solde, c’est des assassins et des fascistes Arabes, des bandits qui veulent s’attaquer a l’œuvre de la civilisation de la France humaniste. Ce sentiment dominait toutes lessphères politiques qui appellent à la répression avec le mot d’ordre «il faut frapper fort et à la tête » et ce fut des arrestations en nombre dans les milieux nationalistes algériens. Parmi les personnes arrêtées figurent certains militants, mais la totalité des personnes arrêtées ne sont que de simples citoyens qui n’ont rien avoir avec ce qui s’est passé. L’Administration coloniale a perdu ses repères, elle libère une partie de ces personnes et les maintiens sous surveillance. Les choses se gâtent et se compliquent et la Révolution prend des dimensions importantes faisant comprendre à la France qu’elle s’est trompé d’objectif, devant un peuple bien décidé à  avoir sa liberté et sa souveraineté. La France a connu des héros dans l’ensemble du territoire national, ces héros se ressemblent  et se complètent mettant l’armée française et ses services secrets devant un grand problème, parmi ceux Habouche Abdelkader, natif en 1932 dans le quartier populaire de Bab Ali dans une famille de combattant puisque son père Mahieddine de Haboucha  dans la commune d’El Bordj, a fait la 1ère guerre mondiale pour rendre de grands services à la France durant 5 ans sans contre partie. Abdelkder Habouche a fait ses études primaires à l’école de Bab Ali jusqu’en 1942 date du décès de sa mère Chouaib Zohra originaire de Sidi Daho. Depuis cette date, Abdelkader Habouche a connu un changement radical dans sa vie caractérisée par des disputes courantes et autres méfaits ce qui lui valut le  surnom de ‘’Zaatout’’ qui veut dire en arabe (bouger trop et bagarreur). Son frère ainé Amar un boucher de métier l’a pris en charge pour l’intégrer dans le monde du travail, il l’emmenait avec lui travailler dans les abattoirs appartenant à un juif dit Mardo, vu son comportement très nerveux, Abdelkader a changé beaucoup de lieux de travail tout en étant très jeune ce qui lui a permis de travailler chez plusieurs commerçants colons.  En 1952, Abdelkader Habouche a été appelé à faire le service militaire forcé ce qui l’amena  à  faire la guerre d’Indochine où il acquit une expérience de manier les armes. Revenant au bled après avoir accompli son service militaire, Habouche Abdelkader connu  sous le nom de ‘’Zaatout’’ se met en contact avec des Moudjahidines dont le grand Moudjahed Hadj MostfaSoltani qui habitait la rue Sidi Ali Cherif. Qui le mis en contact avec le commandant Abdelkhalek qui lui a confié un groupe de 15 Commandos après avoir réussi l’opération d’essai  de l’assassinat du traître Métard voisin de Zaatout resté toujours vivant. Il rejoint le maquis mascarienpour acquérir une expérience et gravir assez vite les échelons et devenir un grand chef et conduire avec le héro Si Mahmoud la bataille de Menaouer, où ils donnèrent une leçon de bravoure à la France coloniale.      

B.BOUFADEN
Mercredi 29 Octobre 2014 - 16:38
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ACTUALITÉ
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