REFLEXION

Louza, une localité dans les oubliettes

Douar Louza, une localité relevant administrativement de la commune de Fornaka, située à 5,09 kilomètres du chef-lieu de la dite commune, et de 25 kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Mostaganem, entourée par les douars de Ouled Snouci à 1.69 km, douar Beni Yahi à 3.56 km et El Mactaa à 5.45 km.



Louza, une localité dans les oubliettes
L’eau potable, une denrée rare dans cette localité
En effet, l’équipe de «Réflexion » s’est déplacée dans ledit douar, à la rencontre de sa population. L’équipe a été reçue chaleureusement par le P/APC de Fornaka, dont le douar en question en fait partie administrativement, Monsieur Hassayen Abdelkader, qui nous a ouverts les portes de son bureau et nous a reçus chaleureusement et fraternellement. Ce dernier a préféré nous exposer en premier lieu, son plus grand point noir, pas seulement dans ledit douar mais dans toute la région dont il en est responsable. « Je n’ai pas trouvé de l’eau, même pas pour me laver le matin ». C’est la proclamation d’un citoyen. Chaque année et surtout durant la période d’été, c’est un vrai calvaire. Il ne s’agit pas de qualité mais de quantité, le citoyen a besoin d’eau, juste ce qu’il faut pour ses nécessités quotidiennes. « J’ai besoin d’eau pour me purifier pour la prière », réclama un citoyen. Mais le problème que connait la commune actuellement, est le manque de source d’eau. « La commune compte seulement deux forages, un forage qui alimente la commune de Fornaka (chef-lieu), et un autre situé à douar Kdadera en deux parties, douar Ayacha, douar Koubaa, douar Si Menad, douar EL Alalia, El Ousefa, Ouled Snouci, Louza, El Mactaa, Douer et Nouissiya. Imaginez-vous qu’un forage alimente 12 localités, si on alimente douar Ouled Snouci aujourd’hui, douar El Mectaa sera alimenté douze jours après, on est obligé d’alimenter un douar par jour. Heureusement que dans chaque douar, il y a un réservoir de 500 m3 à 2500 m3. Je répète, notre problème est le manque de source d’eau, le réservoir et le réseau sont disponibles, mais sans source, je suis entre le marteau et l’enclume ». Le P/APC, monsieur Hassayen Abdelkader a ajouté que sa commune est inscrite dans le nouveau programme de MAO (Mostaganem – Arzew – Oran) d’alimentation en eau potable, ainsi que les projets de dessalement et de champ captant, dont le cout est estimé à 13 milliards de centimes. Ce dernier comporte trois forages de la commune d’El Hessian qui seront transférés en bâche d’eau pour pouvoir installer une station de pompage, pour pouvoir alimenter les réservoirs de Fornaka, Kedadra et le réservoir surélevé d’Ayacha, qui alimentera à son tour les dix localités. Si le démarrage de ces projets a lieu dans l’immédiat, je vous assure, que dans une année, le calvaire d’eau disparaîtra définitivement ». Selon les services de l’hydraulique, l’étude de ces trois grands projets est au niveau de la commission nationale des marchés, car il s’agit d’un projet sectoriel. « Moi en tant que P/APC, je proclame comme tout citoyen, j’ai adressé pas mal de lettres aux autorités locales, et j’attends jusqu’à ce jour une réponse favorable, je ne sais pas si le projet a été annulé car il s’agit d’une lourde enveloppe, ou bien le dossier est en cours d’étude au niveau de la commission nationale des marchés», suggéra le P/APC. L’eau que contient la commune de Fornaka, ainsi que ces localités, est appelée une eau agressive, c’est-à-dire qu’elle attaque les tuyaux des réseaux, car elle est évacuée avec de l’humus, ce qui oblige la réinstallation chaque bimestre, que se soit celle de Fornaka ou de Kdadra, c’est naturelle. « Nos citoyens demandent seulement de l’eau, seulement pour les nécessités quotidiennes (douche, ménages et surtout la purification pour la prière,…), la pompe fonctionne 24 h /24, 7 j / 7 sans arrêt, juste pour desservir au maximum, car nos citoyens ont besoin de la quantité et non pas de la qualité d’eau. Par ailleurs, les services de l’hydraulique de la wilaya de Mostaganem ont annoncé que les travaux des trois projets cités précédemment, démarreront le mois d’avril de l’année en cours, alors qu’on est en septembre et aucun projet n’a eu lieu, et là, le seul responsable qui sera accusé de mensonges ne sera que le P/APC. Revenons au douar Louza, distant à 7 km du chef-lieu de la daïra de Fornaka, un douar qui fait partie des oubliettes.

Secteur de la santé: manque flagrant de personnel
La localité de Louza dispose d’un centre de santé, qui est semble t-il, hors service depuis son inauguration, puisqu’aucun médecin ou infirmier ne sont disponibles au dit centre. Les citoyens sont en colère contre les autorités concernées. Un citoyen nous a déclarés fâcheusement : « Imaginez, la moindre des choses, une rage dentaire à minuit, que dois-je faire ? Il n’y a même pas de transport pour rejoindre le centre de santé de Fornaka le soir, qui est à 7 km de notre Douar, mais le plus proche, vous vous rendez compte de notre calvaire au quotidien ? ». A quoi sert un centre de santé fermé, sans médecin ou infirmier ? « Je ne suis plus responsable de la santé, le premier responsable est le DSP, je lui ai adressé des lettres pour le mettre au courant de la situation. Tout le monde est au courant, y compris le chef de daïra. Le problème concerne Louza et Ayacha, depuis 2002, la salle de soin est hors service, un équipement de plus de 300 millions de centimes. Je ne suis pas le DSP pour installer le fictif, j’ai signalé au niveau de la DSP que le centre de santé est fermé pour manque de personnel. Un médecin, un infirmier et un dentiste suffiront pour le rendre en service. Je me suis déplacé au Douar Louza à la rencontre des citoyens». Déclara le P/APC.

L’assainissement : Le second point noir de Louza
Le douar de Louza connait un sérieux problème d’assainissement des eaux usées, où depuis la fondation de ce douar, aucun réseau d’assainissement n’a été installé à ce jour. Les habitants ont creusé des fosses de leur propre moyen, et de temps à autres, un camion de l’APC est de passage pour les vider, et ce pour 1500 jusqu’à 2000 DA. « Je ne sais pas si c’est le châtiment de Dieu ou notre malchance ? C’est peut-être le seul douar au monde qui n’est pas doté de réseau d’assainissement, j’ai creusé une fosse devant l’entrée de ma maison, imaginez l’odeur désagréable et les maladies que nous subirons quotidiennement et depuis plusieurs décennies », réclama un citoyen du dit douar. « Nos calvaires sont l’eau potable et le réseau d’assainissement, ne sommes-nous pas des êtres humains ? »

Bentounes Reda
Dimanche 23 Octobre 2011 - 10:52
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MOSTAGANEM
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