REFLEXION

L’appel de détresse des enfants assistés à Béchar

Le secteur de l’action sociale, notamment l’établissement des enfants assistés, qui ne semble avoir enregistré aucune amélioration en matière de prise en charge, se trouve toujours dans une situation jugée catastrophique et en deca des objectifs tracés.



En effet, cette structure à vocation régionale est restée paradoxalement en marge de tout progrès. Le manque de personnel d’encadrement qualifié, particulièrement les assistantes sociales, les infirmières et les pédiatres, ainsi que l’absence de financement adéquat pour faire face à des dépenses alimentaires indispensables pour les bébés et autres bambins, telles que le lait…fragilisent la santé de ces petits pensionnaires et semblent être à l’origine de leur malnutrition qui, souvent se termine par des décès. Selon des témoignages recueillis sur place les responsables qui se sont succédés à la tête de ce centre, ne se sont jamais souciés du recrutement d’un personnel spécialisé compétent, même quand ils avaient la possibilité et la disponibilité des postes budgétaires pour le faire, se contentent souvent des solutions de facilité, font appel à des jeunes dépourvus de formation, recrutés dans le cadre du filet social, et l’ANEM, auxquels, ils essayaient de leur inculquer quelque enseignement de base afin qu’ils puissent mener plus ou moins correctement leur tache. Selon notre source, cette structure dispose en tout et pour tout de trois infirmières et de deux nourrices comme personnel spécialisé. Ce qui est jugé vraiment dérisoire pour faire face à une bonne prise en charge de ces bébés qui n’ont pas eu la chance de connaitre une famille. Et de poursuivre également, ces insuffisances ont été recensées et portées à la connaissance de la tutelle, a-t-elle souligné la même source, avant d’affirmer en outre que grâce aux dons de certaines âmes charitables, que ce centre arrive à boucler difficilement l’année. Les subventions qui lui sont accordées par les pouvoirs publics ne suffisent pas, compte tenu de la flambée des prix des produits alimentaires, nécessaires à cette frange sociale. Contactées pour connaitre leurs avis, les deux nourricières déclarent qu’actuellement la situation s’est nettement améliorée et que les choses sont bien prises en main. Même le nombre de décès des nourrissons a sensiblement régressé, ont-elles affirmé. La participation réelle et effective de la direction de l’action sociale de la wilaya pour essayer d’apporter un plus, permettant à cet établissement public de jouer véritablement son rôle d’adaptation et d’éducation de ces enfants et plus que nécessaire, indiqueront plusieurs observateurs de la scène locale. Il est à signaler que le placement de ces enfants dans des familles est très sélectif, voire un peu raciste, souvent les personnes qui se présentent pour l’éventualité d’une adoption, préfèrent des filles, ou à la rigueur des garçons blancs. Les garçons de couleur noire, ne les enchantent pas, et le centre est peuplé quasiment de ces bambins de couleur ?, a-t-on constaté sur place. Ainsi, ces bambins n'ayant pas de lien familial ni de soutien restent nombreux, et les modèles de prise en charge demeurent difficiles et inadaptés  aux besoins individuels d’une partie de ces enfants particulièrement ceux dont l’âge varient entre 3 ans et plus. La disparition et/ou la séparation d'avec sa famille bouleverse l'enfant, qui sera particulièrement vulnérable si on ne lui donne pas un environnement familial protecteur qui lui apporte un grand soutien. Sa santé, son développement général et son bien être sont compromis, notamment si cette perte a lieu à un moment crucial de sa vie, y compris notamment dans sa petite enfance. Pour aider au mieux l'enfant qui traverse une période difficile, les programmes de prise en charge doivent tenir compte de ses besoins individuels, tous les modèles n'étant pas adaptés à tous les enfants. Le passé de chaque enfant et sa situation personnelle doivent être pris en compte. Son cas doit être étudié, en intégrant son point de vue et celui de sa famille, afin de trouver le modèle le mieux adapté et avoir l'assurance que l'intérêt supérieur de l'enfant est respecté. Dans ce type de prise en charge, qui peut être à long terme, l'enfant doit être assuré de retrouver tout ce qui, dans une famille, est essentiel pour son développement. Les structures fragiles, comme le sont souvent les ménages tenus par un enfant ou un des grands-parents, doivent pouvoir s'appuyer sur une assistance adaptée, qui garantissent que les besoins de l'enfant sont satisfaits en termes de protection et de développement, nous a fait savoir un groupe de psychologues rencontré sur place.

Fendaoui Hadj
Mercredi 16 Avril 2014 - 12:28
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