REFLEXION

L’IRAK, L’IRAN ET LE LIBAN SOUS LE POIDS DES RUMEURS : La CIA derrière l'Etat islamique!

Si l’on en croit le site français slate.fr, l'organisation islamiste autoproclamée «Etat islamique», contre laquelle les Etats-Unis, mais aussi la France, viennent de lancer une offensive, aurait en fait été fomentée et entraînée par les agents américains de la CIA, la même hypothèse est partagée par un journaliste américain .



En effet, selon un journaliste du New York Times cette idée «circule dans les rues de Bagdad aux plus hauts niveaux du gouvernement irakien.» Ce dernier raconte ainsi avoir assisté à un rassemblement organisé il y a quelques jours dans la capitale irakienne par un dignitaire chiite, Moktada al-Sadr, qui a publiquement accusé la CIA d'avoir créé Daech -pour reprendre le terme désormais employé par le gouvernement français pour désigner le groupe islamiste. Et à en croire des interviews, «la plupart des quelques milliers de personnes présentes lors de la manifestation, y compris quelques dizaines de membres du Parlement, souscrivent à la même théorie», poursuit le journaliste du New York Times. Et de citer le témoignage de deux irakiens, Haidar al-Assadi, âgé de 40 ans, et Omar al-Jabouri, 31 ans: «"L'Etat islamique est clairement une création des Etats-Unis, et les Etats-Unis essaient d'intervenir ici une nouvelle fois en utilisant l'excuse de l'Etat islamique." "Il est évident pour tout le monde que l'Etat islamique est une création des Etats-Unis et d'Israel."»  La théorie, notamment relayée par le régime iranien, souligne le journal américain, n'est pas nouvelle. Dès cet été, la BBC évoquait ce genre de rumeurs, en citant, sous couvert d'anonymat, un ancien officiel Libanais:
«Au Moyen Orient, on a les théories complôtistes dans le sang.»Il faut dire que les Etats-Unis et leur tendance à l'interventionnisme au niveau international ne jouent pas vraiment en leur faveur dans cette histoire. Comme le rappelle très justement la BBC, tout le monde a en tête la façon dont les Américains «ont soutenu des groupes de guérilla» par le passé, à commencer par les Mujahideen en Afghanistan, dont Al-Qaida a pu émerger.

Pourquoi les français l’appelle «Da'ech» ?
Dans un autre contexte l’appellation de cette organisation continue de faire des mécontents et des contents au niveau des dirigeants français ainsi que dans les médias internationaux. D'Etat islamique en Irak et au Levant (et ses acronymes EIIL ou Isis en anglais), le groupe a ensuite annoncé vouloir se faire appeler «Etat islamique», «une référence, écrit le Washington Post, à l'idée selon laquelle le groupe casse les frontières étatiques pour former un nouveau califat». Une appellation adoptée en masse par les médias, aux Etats-Unis, poursuit le Washington Post, comme ici, en France. Depuis quelques jours, nouveau retournement de situation: l'ensemble de la classe politique française met un point d'honneur à employer un autre vocable: «Daesh». Un terme qui n'est pas nouveau en soi, puisque c'est l'acronyme arabe du nom de l'organisation. Comme nous l'expliquions en juin dernier la formule, «Daesh» ou «Da'ech» (là encore, plusieurs orthographes sont possibles) est la version courte de la formule «ad Dawla al Islamiya fi al ‘Iraq wa ash Sham». Pourquoi alors subitement privilégier ce terme? Et pourquoi des députés, à l'instar de Jacques Myard lors de la discussion ce 15 septembre sur le projet de loi contre le terrorisme, veillent à ce point à corriger leurs semblables qui osent revenir à l'«Etat islamique»? Tout simplement parce que la confrontation est aussi histoire de mots, et de légitimation par les mots. Comme le rappelle France 24, «Daesh» a d'abord été employé «par des médias qui sont hostiles [à l'organisation islamiste] dont al-Arabiya et plusieurs autres chaînes d’information iraniennes et libanaises». C'était en avril 2013 et le but était «d’occulter les mots "État" et "Islamique", pour minimiser l’influence de l’organisation au sein des populations de la région et empêcher toute adhésion à son idéologie».
Un objectif que Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, reconnaît d'ailleurs aussi. «C'est un groupe terroriste et non un Etat», aurait-il affirmé devant des journalistes, à en croire France 24. Néanmoins, l'agence se refuse à utiliser «Daesh», qu'elle estime peu compréhensible pour le plus grand nombre. Ceux qui l'utilisent, néanmoins, ne plaisent pas à l'organisation djihadiste qui a «d’emblée rejeté l’acronyme "Daech"», poursuit France 24. Sans compter que cette expression a une connotation péjorative, poursuit le site d'actualités internationales, notamment parce qu'il se rapproche de termes, «proches phonétiquement», peu flatteurs: «A l’instar de "Daes" –celui qui écrase avec son pied– ou de "Dahes" –celui qui sème la discorde ou la zizanie.».

Rym
Mardi 23 Septembre 2014 - 17:54
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