REFLEXION

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA LIBERTE DE LA PRESSE : La déontologie à l’épreuve des médias algériens

La Journée mondiale de la liberté de la presse fêtée ce dimanche 3 mai 2015 a vingt-deux ans. Depuis 1993, elle est l'occasion de célébrer ce principe fondamental et de défendre l'indépendance des médias, mais aussi de faire le bilan de l’évolution de la liberté de la presse à travers le monde. De son côté l’Algérie, fort convaincue de l’importance et du rôle de la presse qui lui revient dans le monde de l'information, le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika décrète le 22 octobre de chaque année, journée nationale de la presse, au même titre que les autres catégories socio-professionnelles, un geste très fort de soutien sans restrictions à la liberté de la presse en Algérie. La réflexion sur l’éthique et la déontologie des médias suscite diverses questions, et débats en Algérie. Un sujet, dont le ministre de la communication, Hamid Grine, ne cesse d’expliquer aux gens du métier durant ses interventions et notamment durant ses visites à travers les wilayas lorsqu’il est en contact direct avec les journalistes.



Aujourd’hui dimanche 3 mai 2015, est un jour fort symbolique pour la corporation journalistique, nous célébrons en effet, la Journée internationale de la liberté de la Presse, comme chaque année avec un rappel du bilan de l’état global de la situation des médias et des journalistes et notamment en Algérie dans l’exercice de leur fonction. Mais pas uniquement, puisque c’est une belle occasion pour débattre et analyser l’évolution des médias dans le pays depuis l’ouverture du champ médiatique à la faveur de la promulgation de la Loi n° 90-07 du 3 avril 1990 relative à l’information, initiée par l’ancien Chef du Gouvernement Mouloud Hamrouche, née des convulsions de l’après-Octobre 1988.
L’écriture journalistique demeure ce fin exercice de recherche d’un perpétuel équilibre entre le rapport fidèle de faits constatés et le traitement des informations recueillies sur tel sujet dans divers domaines (actualité, locale, culture, international, etc.). Le tout est de savoir maîtriser ce savant mélange codifié du ‘’charabia politique’’  afin de le traduire à la langue de Molière pour les lecteurs attentifs encore à l’écrit sur papier.

La déontologie à l’épreuve des médias algériens
La réflexion sur l’éthique et la déontologie des médias en Algérie suscite diverses questions. Il convient d’abord de clarifier les concepts pour alimenter le débat qui a ses moments forts, notamment pendant les périodes électorales.
D’un côté, les professionnels de l’information, les acteurs des médias mettent l’accent sur la nécessaire liberté de la presse et peuvent être en porte-à-faux dans leur pratique avec la philosophie et les règles de la profession. D’un autre côté, différentes institutions, que ce soit les institutions gouvernementales, la société civile ou de « simples » citoyens, s’appuient sur les médias, mais les interpellent au sujet d’une liberté qui ne saurait être sans responsabilité.
Il s’agira donc de contextualiser l’environnement d’intervention des médias et d’examiner les réponses données aux problèmes posés y compris par les citoyens dans leurs rapports aux médias. La mise en place d’une législation et de structures institutionnelles – que ce soit les organes de régulation, dans leur diversité, ou de manière plus problématique, les organes d’autorégulation ou le tribunal des pairs – montre qu’il existe une dynamique à prendre en compte dans le développement des médias en Algérie.
Bien sûr, l’expérience médiatique en Algérie est passée par plusieurs phases avant d’atteindre une certaine maturité professionnelle. Mais c’est le passage de la décennie noire qui fut le plus marquant dans l’Histoire de la profession de journaliste dans notre pays. Et la déontologie de la presse en Algérie s’est forgée tout au long de ces expériences passées avant d’être établie et certifiée dans le Code de l’Information approuvé en 2012. Cette déontologie fait face actuellement à plusieurs défis nationaux et internationaux au vue de l’accélération de l’ère de l’information globalisée, poussée par l’émergence de nouveaux moyens de communication moderne, virtuels dont le principal moteur est « la course effrénée à l’exclusivité » afin d’être aux premières loges  des évènements agitant l’actualité, locale, régionale et nationale. Dans certains cas, cet élan de recherche du dernier ‘’scoop’’ médiatique pourrait avoir de graves répercussions  sur les acteurs impliqués dans le récit journalistique. De là, la corporation journalistique s’impose le respect de la personne en s'abstenant de diffuser une photographie ou écrire un article, même quand le Code de l’Information le tolèrerait. Toutes les chartes de déontologie promues par les syndicats de journalistes insistent sur la vérification des faits. Le principe de la liberté d'information et d'expression impose de s'opposer aux dérives que pourraient engendrer l’exercice du journalisme au quotidien. Mais il y’a encore des progrès à faire!

 

AZZI S. Mohsen & B. Adda
Samedi 2 Mai 2015 - 18:11
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