REFLEXION

ILS ONT ATTENDU UN QUART DE SIECLE ! : 81 autorisations de forage aux petits fellahs

Les nouveaux dispositifs promulgués pour le renforcement et la modernisation du mécanisme juridique régissant le domaine de l’eau, n’a pas tardé à être de mise par la Wilaya de Mostaganem qui s’est précipitée à permettre une véritable bouffée d’air aux agriculteurs invités en fin de semaine à une officielle cérémonie.



C’est en marge de la réunion du Wali avec les représentants du monde rural à la Salle des Conférences de la wilaya qu’a été organisée ce solennité que les concernés tous comme les présents ne vivent pas souvent de leur vivant. En effet, la cérémonie de remise d’autorisations de forage de puits traditionnels aux petits fellahs détenant quelques hectares a été durant cette réunion, un autre quart d’heure fort en émotion de par la main tendue par le wali à ces agriculteurs qui attendent la bénédiction du ciel depuis belle lurette, en termes de chiffres, depuis 25 ans pour ne pas dire un demi-siècle de soif quand on mesure l’attache du paysan à sa terre souffrant d’austérité qu’aucun wali précédent n’a mesuré les conséquences sur et la terre et son travailleur durant toutes ces longues années, pour ne pas ouvrir une brèche sur certains qui ont encore fermé pas mal de puits sans aucune étude sérieuse à la lecture de pas mal de requêtes citoyennes aux preuves tangibles. Vivre sur sa terre et ne pas être autorisé à y puiser un puits pour arroser son olivier ; au moment où les lavages des coins de rue puisent directement du réseau d’AEP, ou les privés de l’eau commerciale y sont autorisés ! Quoi de plus intimidant au temps du nouvel ordre ?  C’est dire tout le geste humain avant qu’il ne soit managérial, de l’actuel Wali qui dira : « la nappe phréatique est montée d’un bon cran. Alors accordons ce don d’Allah à nos fellahs qui en ont vraiment besoin ». Ce qui n’a pas manqué de toucher l’émotionnel et renforcer l’espoir chez tant d’agriculteurs présents à la cérémonie, à l’image de monsieur Taouti Mohamed Benhenni, agriculteur dans la région de Hassi-Mameche au douar Bourahla -outre son statut de fondateur du « Faris El-Mostaghanimi » -, qui nous soufflera pour rétorquer un mot à l’égard des félicitations que l’auteur lui présenta : « j’attends cet accord depuis…24 ans ! Mon bouc a bien blanchi depuis le temps. Car, voyez-vous, j’aurais aimé l’avoir à 24 ans, lorsque je pouvais donner plus ». Mais en fellah érudit et en poète en langue de Molière, le bonhomme sut bien fermer la parenthèse pour espérer de nouveau à la lumière du geste du Wali Temmar : « Mais pas grave, plus on vieillit, plus on donne, d’autant que nous sommes nous aussi qu’une graine sur terre ». 

Ilies BENABDESLAM
Samedi 27 Mai 2017 - 18:38
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MOSTAGANEM
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