REFLEXION

HOTEL ‘’SHERATON’’ : L’ex-directeur des ressources humaines condamné pour falsification de diplômes

Le tribunal correctionnel à la cité Djamel Eddine d’Oran, a condamné, avant-hier, l’ex-directeur des ressources humaines auprès de l'hôtel « Sheraton », d’Oran, à un an de prison ferme. Il s’agit de l’accusé ABM, qui a été poursuivi pour le délit de faux et usage de faux, fausse déclaration, escroquerie, après avoir occupé un poste avec de faux diplômes universitaires, y compris une licence en droit des affaires et un certificat universitaire d'études supérieures, après avoir réussi à empocher 1,9 milliard de centimes sous forme de salaire au cours de son emploi.



Les faits de cette affaire remontent à la fin du mois dernier, lorsque le comportement de l’accusé avait été suspecté par la direction de l'hôtel, où ce dernier n'affichait  aucun intérêt pour le poste qu’il occupait, à partir duquel il gagnait un salaire mensuel allant jusqu'à 26 millions de centimes sans compter les dépenses à payer lors de ses déplacements à l’étranger, ce qui a poussé la direction de l’hôtel à extraire son dossier administratif, et a contacté l’administration de l'Université d'Oran pour s’assurer de l’authenticité des diplômes que le suspect avait présentés pour prétendre au poste d’emploi, mais à sa grande surprise,  elle apprend que l’intéressé n'a jamais obtenu de diplômes, pire encore, il n’a jamais poursuivi ses études après avoir recalé en première année spécialité biologie animale. Une fois le masque tombé, l’administration de l’hôtel a eu l’idée d’établir un inventaire sur le montant global qu’il avait encaissé pendant toute la durée de son travail, où il s’est avéré qu'il a été payé d’environ 1,9 milliard de centimes, suite auquel une plainte a été déposée auprès des services de sécurité qui ont ouvert une enquête et procédé à l’arrestation du mis en cause. Ce dernier a été présenté devant le procureur de la République qui l'a renvoyé à son tour au  bureau du juge d'instruction de la deuxième chambre, où il a entendu les déclarations des parties civiles avant d’attribuer des charges au suspect  qui a tenté de nier,  mais les preuves reçues par le juge l’avaient poussé à renvoyer le dossier au juge de la cinquième chambre. Lors de l'audience, l'accusé a essayé de modifier ses premières déclarations faites lors des procès-verbaux judiciaires, soulignant qu'il n'a présenté aucun diplôme pour son recrutement, mais les documents présentés par la défense de la partie civile ont confirmé le contraire, et a demandé  une indemnisation de 1,9 milliard de centimes représentant les salaires bruts, et 200 millions de compensation pour les dommages, où le représentant du ministère public a requis deux ans de prison ferme avant que la peine citée supra ne soit prononcée.

Touffik
Dimanche 29 Novembre 2015 - 17:07
Lu 3550 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+