REFLEXION

GUERRE AU MALI : L’impossible contrôle des frontières

La sécurisation de la frontière algéro- malienne est revenue au-devant de l’actualité depuis le début de l’intervention militaire française au mali à travers la question du risque du repli des djihadistes vers les pays voisins à travers les frontières respectives avec le Mali. Avec une bande frontalière qui s’étire sur une longueur de 900 km, la mission s’avère difficile.



GUERRE AU MALI : L’impossible contrôle des frontières
Le grand désert se prête depuis bien longtemps à la métaphore d’une hostilité à deux risques majeurs, de par la présence croissante de migrants sur les pistes qui lient l’Afrique subsaharienne à l’Afrique du nord et par les djihadistes d’Aqmi qui ont pris pour refuge le nord du Mali. Ainsi, depuis le début de la crise au Mali, la sécurisation des frontières est l’une des priorités de l’Algérie et les autres quatre pays qui l’entourent à savoir, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Sénégal. Ciblés par des frappes aériennes françaises, la plupart des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Eddine et le Mujao ont quitté les grandes villes du Nord-Mali qu’ils contrôlaient. Et risquent évidemment de franchir les frontières poreuses avec les pays voisins. Face au repli des djihadistes, les cinq pays ont annoncé avoir pris des mesures pour sécuriser leurs frontières respectives avec le Mali. En fermant leurs frontières, les deux premiers espèrent réduire les déplacements et les trafics frontaliers. Mais l’attaque terroriste contre le site gazier d’In Amenas (Algérie) est venue brutalement rappeler à quel point il était difficile de surveiller ces milliers de kilomètres désertiques. Dans chacun des pays voisins du Mali, des éléments jihadistes, difficilement identifiables, peuvent se mêler aux réfugiés qui affluent dans les camps. Au Niger, deux éléments du Mujao ont été récemment arrêtés dans la région Tillaberi.

Algérie-Mali (1300 km)
Depuis le début de la crise malienne, un plan sécuritaire a été élaboré .Plus d’une dizaine de milliers d’hommes patrouillent le long des frontières avec la Libye et le Mali, que des avions de chasse survolent régulièrement. Les douaniers sont désormais armés, tandis que la gendarmerie s’est dotée d’hélicoptères. De nouveaux commandements régionaux ont également été installés à Tamanrasset et à Ouargla. L’Algérie a, par ailleurs, signé, mercredi 30 janvier, un accord de coopération avec le Royaume-Uni visant à renforcer la sécurisation de sa frontière avec le Mali. Fermé depuis le 14 janvier, ce véritable « désert » est doté de deux points de passage. Celui de Bordj BadjiMokthar (14 km de El Khalil, première localité malienne distante de 100 kilomètres de Tassalit et d’environ 150 kilomètres d’Aguelhok) a été déclaré zone militaire depuis plusieurs mois. Des éléments du Mujao s’y seraient repliés le 24 décembre, selon un communiqué du MNLA. L’autre poste se trouve à Tinzaouatine.

Mauritanie-Mali (2240 km)
L’armée mauritanienne s’est déployée « le long des zones limitrophes des combats, en vue de mieux sécuriser et de boucler ses frontières », a indiqué à l’AFP une source militaire. « Des renforts ont également été envoyés dans la zone comprise entre Bassikounou (Sud-Est) et Kobenni (plus à l'Ouest), tandis que notre aviation multiplie les sorties de surveillance et de contrôle », ajoute cette source.  Les régions frontalières avec le Mali ont été placées sous le statut de « zones militaires » et sont maintenant sous le contrôle de l’armée, qui délivre seule les autorisations d’entrée et de sortie. Le nombre de soldats réquisitionnés n’a pas été communiqué.Frappée à plusieurs reprises par des attaques terroristes, la Mauritanie avait mis en place en 2010 une nouvelle politique de contrôle, à travers la création de corridors sécuritaires. 48 postes frontaliers avaient alors été créés.

Niger-Mali (800 km)
Le Niger a procédé au déploiement progressif de 5 000 hommes. Au Nord-Ouest, ces éléments sont venus renforcer les effectifs de la gendarmerie nationale présents dans les postes avancés le long de la frontière (Ayorou, Tiloa, Abala) et sur les routes en direction du Mali. L’armée s’est positionnée plus au Nord dans la région de Tahoua, une zone stratégique connue pour abriter « la route de la drogue », un couloir emprunté par les trafiquants de la région. Des troupes sont également présentes autour de la zone montagneuse de l’Aïr. Plus à l’Est, l’attention est portée sur la frontière avec la Libye au niveau des postes avancés de Madama et de Dirkou, deux oasis situées le long du Ténéré, le « désert des déserts ». Dans le même temps, le Niger a accepté que les États-Unis déploient sur son territoire des drones de surveillance du Sahara, et plus précisément du Nord-Mali. Ils seront postés dans le nord du pays, dans la région désertique d'Agadez, à la frontière avec le Mali, l'Algérie et la Libye.

Ismain
Samedi 30 Mars 2013 - 11:05
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ACTUALITÉ
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