REFLEXION

FRANCE : Des explosifs et des détonateurs volés dans un site militaire

Au moins 150 détonateurs et des pains de plastic ont été volés sur un site militaire de Miramas, près de Marseille (sud de la France) dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris mardi de source proche de l’enquête.



Les malfaiteurs ont pénétré dans l’enceinte après avoir découpé le grillage, a précisé cette source, en ajoutant que les enquêteurs n’écartaient pour l’instant aucune piste. Aucune réaction ou commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du ministère de la Défense comme de l’état-major des Armées. Le site est une plateforme logistique de l’armée de Terre, un lieu de stockage de matériel pour les opérations extérieures en Afrique et de stockage de munitions. Le ministère de la Défense annonce, mardi 7 juillet, avoir demandé en interne une évaluation "sous quinzaine" de "la protection de l'ensemble des sites militaires de stockage de munitions", après le vol d'explosifs découvert lundi à Miramas (Bouches-du-Rhône). Un ou plusieurs individus ont réussi à s'introduire dans un dépôt de munitions de l'armée de terre dans une base logistique installée dans cette commune, révèlent plusieurs médias, dont Europe 1 et RTL, mardi 7 juillet. Ils y ont dérobé au moins 150 détonateurs ainsi qu'une grande quantité d'explosifs, a confirmé une source proche de l'enquête à l'AFP. La date du vol n'est pas précisément connue et l'inventaire est toujours en cours, précisent les deux radios.  D'après la radio, neuf bâtiments du site, fréquenté par environ 200 militaires, ont été forcés. Les individus sont repartis "en perçant et en soulevant le grillage", et en déjouant la vigilance des gardiens qui dorment sur place la nuit. Selon Europe 1, le vol a "été commis par des individus bien renseignés", qui "connaissaient bien le lieu". La gendarmerie a été chargée de l'enquête.  Interrogé sur France Bleu Provence, le maire de Miramas, Frédéric Vigouroux, a lui fait part de sa vive inquiétude. "Je n'ai eu que très peu d'informations, mais c'est très inquiétant. Tous les services de l'Etat sont focalisés sur le dossier", indique-t-il. Etendu sur 200 hectares, cet établissement du service interarmées des munitions est intégré à la zone de défense du Sud-Est et assure trois fonctions, explique le maire de Miramas : le dépôt de munitions, la préparation et le ravitaillement des opérations extérieures – c'est de là que sont parties des troupes pour l'Afghanistan, le Mali – et un lieu de formation aux munitions. D'importants stocks de munitions sont abrités dans des dizaines d'igloos, sortes de casemates semi-enterrées. Deux cents personnels civils et militaires y travaillent et l'Etablissement principal des munitions de Provence est l'employeur de nombreux Miramassiens. Le parquet de Marseille compétent en matière militaire sur le territoire de quatre cours d'appel – Aix-en-Provence, Montpellier, Nîmes, Bastia – est chargé de cette enquête.

Salim
Mardi 7 Juillet 2015 - 18:44
Lu 162 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+