REFLEXION

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM ARABE D’ORAN : Une vitrine de la culture arabe

Depuis sa création, le festival international du film arabe s'est imposé comme un grand festival international, tout en continuant à servir de vitrine le cinéma arabe et à contribuer au développement et à la croissance de la culture régionale. La 9ème édition du Festival international d'Oran du film, a été marquée cette année par des hommages à de célèbres figures cinématographiques algériennes et arabes ayant laissé leurs empreintes dans le monde du cinéma. Le film algérien "La Bataille d'Alger" qui relate la lutte du peuple algérien contre le colonisateur français a été également à l’honneur.



Ce festival se veut une vitrine de la culture arabe à travers le septième art. Pour mieux se comprendre, les peuples du Nord et du Sud doivent mieux se connaître par le rayonnement de leur propre culture. Cette année, le festival international du film arabe d’Oran diversifie sa programmation. Il s’enrichit d’année en année et présente une programmation ambitieuse misant sur la qualité et la diversité culturelle avec des messages engageants qui poussent à la réflexion. « Nous visons un public le plus large possible, composé de jeunes, de jeunes adultes, de professionnels, d’associations, d’écoles, du cinéphile et des curieux. Le festival invite son public à découvrir des modes de vies et en même temps à se questionner sur les changements qui touchent toujours les sociétés du monde arabe », explique un réalisateur. En effet, la cérémonie d’ouverture de la 9ème édition du festival international d’Oran du film arabe (FIOFA) s'est organisée au niveau du Théâtre régional d'Oran (TRO) "Abdelkader Alloula" en présence du ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, et une pléiade de vedettes du cinéma arabe, Youcef El Khal du Liban et Fawzi Saichi d'Algérie,  Aymen Zidane de Syrie et  Dalia Mostafa d'Egypte. Ce festival verra, jusqu'au 27 juillet, des œuvres cinématographiques de 14 pays arabes en compétition pour "Le Wihr d'or". Douze 12 longs métrages, 12 courts métrages et 10 films documentaires seront en lice dans le cadre de cette manifestation culturelle, qui verra la programmation de films hors compétition dont "Omar gatlatou" 40 ans après sa production et le film Syrien "Ana, anta, oumi wa abi" (Moi, toi, ma mère et mon père). Dans la catégorie des longs métrages, l'Algérie participe avec trois films dont "le chemin vers Istanbul" de Rachid Bouchareb. Dans la catégorie des courts métrages, un seul film algérien est programmé en compétition, "Kandil El Bahr" de Damien Ounouri. Deux œuvres seront également projetées dans la catégorie des films documentaires "Hawajis" (Obsession de l'acteur solo) de Hamid Benamra et "Fi rassi rond point" de Hassan Ferhani. Un "Panorama des courts métrages" est également prévu avec la projection de 10 courts métrages dans le cadre de l'encouragement des jeunes talents, selon le commissariat du festival, présidée par Brahim Seddiki. Cette année, le FIOFA revisitera le film "La Bataille d'Alger" du réalisateur italien Gillo Pontecorvo (1966), qui relate la lutte du peuple algérien contre le colonisateur français pour le recouvrement de la souveraineté nationale. Un film basé sur des faits réels vécus dans la "Casbah" d'Alger. Cette œuvre, qui reproduit la répression du colonisateur français, a été longtemps boycotté par la France qui a refusé, sa projection dans les salles de cinéma françaises, quoiqu'elle a décroché des prix internationaux, notamment le prix "Lion d'or" au Festival du film de Venise (Italie) en 1966 et le prix de la Critique au festival de "Cannes, ainsi que sa nomination pour l'Oscar du meilleur film étranger en 1967. De grande renommée, ce film a été classé par le magazine britannique "sight and sound" publiée par le centre britannique des films parmi les 50 meilleurs films dans le monde. La 9ème édition du FIOFA a rendu un hommage à l'équipe du film merveilleux "Omar gatlatou" du réalisateur algérien Merzak Allouache après 40 ans depuis sa production. Cette œuvre a marqué le cinéma algérien et arabe. Ce film décrit le quotidien des jeunes algérois dans les années 70, à travers l'histoire d’Omar, interprété par l'acteur Boualem Bennani campant le rôle d'un jeune employé algérien d'une famille nombreuse vivant dans un appartement, toutefois dans la bonne humeur et les rêves. Ce film a connu un grand succès et a attiré un public très nombreux en raison de sa valeur artistique et son contenu à cette époque. Le 400 anniversaire de la mort du célèbre écrivain, William Shakespeare (1564-1616), qui a inspiré le cinéma arabe et mondial a été également commémoré.

Riad
Samedi 23 Juillet 2016 - 17:43
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