REFLEXION

ENTRE L’AÏD EL ADHA ET LA RENTREE SCOLAIRE : Les ménages face à un choix si difficile

Coïncidant avec la rentrée scolaire, la fête de l’Aïd El Adha constitue déjà une véritable ‘’surcharge’’ pour les ménages confrontés à de lourdes dépenses engendrées par l’achat d’habits neufs et de fournitures scolaires, et dont certains sont contraints de recourir aux dettes pour s’en sortir.



Beaucoup de citoyens aux bas revenus se plaignent déjà pour pouvoir traverser ces rudes épreuves nécessitant la mobilisation de fonds conséquents.  Difficilement, très difficilement, s'accordent à dire certaines personnes rencontrées dans les rues de la ville de Mostaganem.  En effet, 45.000 dinars, c’est le prix que devrait coûter, cette année, le mouton de l’Aïd. Selon des informations recueillies auprès des éleveurs et maquignons, ce prix est légèrement inférieur à celui de l’année dernière où le mouton moyen valait entre 50 et 55.000 dinars, mais selon certains consommateurs, les prix n’ont pas changé. “Il est un peu tôt pour dire si les prix sont abordables ou non car les marchés autorisés n’ont pas encore tous ouvert. Il faut attendre encore quelques jours pour se prononcer”, nous dit-on. Avec ces prix du mouton qui s’élèvent   progressivement à l’approche de l’Aïd, à cela s’ajoute-la hausse autant des articles scolaires que de l’habillement.  Les budgets seront à coup sûr mis à rude épreuve. En plus, il faut également prendre en compte une hausse vertigineuse des produits agricoles ces derniers jours et qui devrait, selon des sources informées, atteindre des « pics » à quelques jours de l’Aïd El Adha. «Le coût de la vie est vraiment très cher», nous a indiqué un père de famille .Les réponses ont été presque similaires auprès d’autres personnes interrogées. Les dépenses liées aux vacances étaient et demeurent toujours chères pour certains, alors que pour d'autres il ne faut même pas en parler. Notant que tout « s’est enchainé » ces dernières années, une ménagère estime que la situation est rendue difficile « surtout pour les parents possédant plusieurs enfants ».Un papa déclare avoir tranché. « Pour moi, déclare-t-il, tout est clair, la priorité c’est les enfants et les fournitures scolaires, puis, selon ce qu’il nous restera du budget familial nous ferons en sorte de fêter l’Aïd ». Une simple virée dans la ville, auprès des librairies, laisse constater la flambée des prix de ces articles nécessaires à la scolarisation des enfants. A titre d’information, un cahier de 32 pages est à 25 DA contre 50 DA pour un cahier de 64 pages et 115 DA pour un cahier de 288 pages de modèle standard. Il faut aussi compter quelques dinars de plus pour la pâte à modeler, la paire de ciseaux et même la règle de 20 cm flexible à 120 DA, sans oublier le taille-crayons et la trousse design proposée de 100 à 400 DA et parfois même à 600 DA. La gomme varie entre 20 et 70 DA et la boîte de crayons de couleurs est entre 230 et 380 DA. Les prix du sac à dos pour enfants 2000 à 7000 DA. Le manuel scolaire sera aussi de la partie, même si beaucoup préfèrent acheter des livres déjà utilisés ou de les récupérer auprès des parents ou des amis. En résumé, les chefs des familles sont confrontés à un véritable défi.  C'est pourquoi nombreux ceux qui pensent faire l'impasse sur le mouton de l'Aïd ou les vêtements pour la rentrée.

 

G.Yacine
Mardi 22 Août 2017 - 19:19
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MOSTAGANEM
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