REFLEXION

ELLE CROULE SOUS LE POIDS DE SES ORDURES : Tighennif, une ville sale dans une wilaya propre

La ville de Tighennif dans la wilaya de Mascara, croule sous le poids de ses ordures, alors que le reste de la wilaya est cité comme exemple à travers le pays en matière de propreté, des visiteurs venus de l’Est et du Centre du pays ont témoigné que la wilaya de Mascara est une wilaya exemplaire en matière de propreté, hélas, une ville comme Tighennif qui avait son statut de ville urbaine par excellence, tirant ses références de la période coloniale, se trouve aujourd’hui dans l’impasse pour être citée comme la ville la plus sale de toute la wilaya.



Si Mohamed, un ancien Professeur dit « On ne comprend rien, on dirait que les responsables de cette ville sont au-dessus du lot et échappent aux lois de la République, sinon comment expliquer leur comportement ? En plus des ordures qui envahissent l’ensemble des rues et boulevards de la ville, il y a les espaces verts desquels il n’y a que des figures géométriques désertes et pleins de détritus, il y a également les travaux non achevés qui laissent des fossés béants donnant à la ville une image de bourg à l’abandon, puisque les fossés font apparaitre de mauvaises herbes et le reste des carrelages qui remplissent les carrés des arbres. Le citoyen se trouve contraint à certains endroits pour quitter le trottoir et prendre part sur la chaussée avec tous les risques qu’il peut encourir, pourtant sur les cahiers de charges remis aux entreprises chargées de la réalisation des travaux à travers la ville on peut lire que l’entreprise est chargée de remettre en l’état les rues et les trottoirs. Le désherbage se fait par le feu même si les quelques arbres qui tiennent toujours auront du mal à résister devant cette chaleur, les équipes chargées du nettoyage le font d'une maniéré de paresseux, un travail au ralenti puisque manquant de suivi. Les avaloirs sont ensevelis sous les tas de terre imperméable et personne n’a osé penser au curage, tout le monde est occupé ailleurs et ce n’est qu’au vu des premières pluies de l’automne que les gens commencent à bouger parfois favorisant eux mêmes les catastrophes. Si Mohamed savait beaucoup de choses sur cette belle agglomération pour en avoir vécu durant des périodes différentes. Nos élus continuent à faire la sourde oreille s’adonnant à leurs préoccupations oubliant la responsabilité qu’ils endossent devant ce peuple et devant Dieu. M. Le Ministre de l’Intérieur n’a pas été tendre à l’égard de ce genre de responsables qui n’attendent que les subventions pour pouvoir y épuiser. Les choses ont changé. Au niveau de la ville de Tighennif où vit une population urbaine-rurale, la ville se dégrade au fil des jours, puisque la cohabitation se fait mal et constate déjà à travers les quartiers qu’il y a une distinction de population, certains quartiers répondent à l’urbanisation et d’autres virent plutôt vers le style rural, voir ces habitations avec des vignes pendantes qui donnent une vue de ferme plutôt que d’habitation urbaine, la construction même ne répond pas à l’esthétique d’une ville urbaine et là on se demande qui a fait le suivi de ces constructions ? 

B. Boufaden
Samedi 25 Juin 2016 - 16:05
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