REFLEXION

Cite « Cochon-ville » : Un quartier dans l’oubli

Les vieilles bâtisses existent à travers les différents quartiers de la ville de Mostaganem. Ces dernières souvent cachées derrière de beaux édifices hantant la vie de ses occupants et notamment celles du quartier « Cochon-ville », où le danger et la détérioration du cadre de vie vivent côte à côte.



Ce n’est pas seulement « Tijditt » qui se trouve seul face à ce danger,  que constitue la détérioration apparente des infrastructures à savoir ; routes, trottoirs, réseaux d’assainissements et vieux bâti. En fait, le quartier de « Cochon-ville» qui est l’un des vieux quartiers de Mostaganem lui aussi souffre du même problème. A première vue, vous constaterez le cadre de vie déplorable dans lequel vivent des centaines de personnes. Même s'il est situé à quelques encablures de l'Hôtel de ville, les habitants de ce dernier souffrent le martyre. En effet, on a choisi le côté nord pour visiter ce quartier et précisément au niveau de l’endroit de la place récemment réhabilitée. Au départ, ce qui vous choque c'est de voir l’état des routes et des différentes voies d'accès, même goudronnées elles représentent plusieurs nids de poule. En remontant un peu plus haut au premier regroupement d'habitations, juste à quelques dizaines de mètres l'on aperçoit que le problème le plus prépondérant reste celui des vieux bâtis qui hantent les lieux et qui à tout moment menacent de s’effondrer. 
 
La hantise des effondrements 
Après les vieilles bâtisses du quartier « Tobana et Tijditt » devenues une éternelle source de tension entre les autorités et les habitants, celles  de « Cochon-ville» donnent aussi la même image. Certains immeubles visités abritent des escaliers quasi détruits, des murs fissurés et des balcons craquelés. Ce phénomène qui prend des proportions alarmantes surtout avec l'arrivée de la saison des pluies ne semble pas inquiéter grand monde. En plus, de nombreuses familles occupent ces vieilles bâtisses hantées par le spectre de l'effondrement. « Cochon-ville », l’un des vieux quartiers de la ville après les quartiers arabes de « Tijditt et Tobana» semble être lui aussi ciblé par le phénomène des immeubles menaçant ruine.
 
Eclatement du réseau des eaux usées 
En plus du problème du vieux bâti, les habitants du quartier continuent à vivre dans des conditions sanitaires catastrophiques, et ce, suite aux éclatements répétés du réseau des eaux usées à cause de son incapacité à contenir les eaux qui se déferlent de Beymouth en passant par ce quartier provoquant l'infiltration dans les demeures engendrant des odeurs nauséabondes. De ce fait, une habitante du quartier, madame Fitisse, dont la demeure se situe au-dessous d’une gigantesque canalisation d’égout qui a fissuré récemment le parterre de sa maison,  nous invita à visiter sa maison et nous dira qu’elle vit le calvaire tous les jours : «Nous vivons une situation catastrophique, surtout avec l’humidité qui ronge les murs rendant l'air irrespirable. Cette humidité cause aussi des allergies au niveau des yeux et du nez. Ajouter à cela les canalisations des eaux usées qui passent sous la maison et qui parfois éclatent devant la porte.» A l'intérieur des pièces sombres, délabrées à cause de l’humidité, les habitants de cette demeure en dépit de tout cela sont contraints d'y vivre. Car selon notre interlocutrice : « Depuis 2004 j’ai déposé une demande pour l’octroi d’un appartement mais ce sont les mêmes paroles qui se répètent : il faut attendre.». Une maison parmi tant d’autres qui dévoile les défaillances notamment au niveau du réseau d’assainissement, l’humidité et l’odeur insupportable qui s’exhale des égouts, sans oublier la détérioration qui ronge cette dernière.
 
Le comité de quartier impuissant 
Un citoyen nous apprendra que le quartier, « a été barré par la superbe placette réhabilitée récemment juste pour occulter la misère de ce dernier.» De ce fait, il fait appel au comité de quartier, qui joue le rôle d’intermédiaire qui aide à l’amélioration du cadre de vie des citoyens et qui devrait transmettre les propositions faites par ces derniers pour mieux gérer leurs problèmes. En même temps, il est le fil conducteur entre le citoyen et les autorités pour les orienter afin d’investir dans la réhabilitation du quartier. Mais la situation dans ce quartier est toute autre, nous apprend un autre citoyen, car ne bénéficiant d’aucun encadrement de ce genre « Cochon-ville» reste exposé à tous les risques que ce soit : les dégradations des immeubles, assainissements défaillants et la détérioration du cadre de vie qui ne cesse de se généraliser au point où il est devenu un quotidien tolérable. Cependant, l'incivisme et l'indifférence du citoyen sont aussi des facteurs parmi tant d'autres qui favorisent la persistance de ces problèmes au niveau de nos quartiers. Alors, les habitants de « Cochon-ville» sollicitent les autorités pour qu’un plan général soit entrepris avec la création de comité de quartier pour résoudre ces problèmes cités au début pour un meilleur cadre de vie. 
 

Bouziane Kamel
Dimanche 3 Février 2013 - 10:10
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MOSTAGANEM
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