REFLEXION

CELEBRATION DU 19 MARS 1962 EN ALGERIE : Le drapeau français en berne à la mairie de Perpignan



Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol a expliqué vendredi les raisons qui le poussent à refuser la célébration nationale du cessez-le-feu en Algérie.
"Monsieur le ministre, je choisirai le mot d'ordre de la Résistance française : 'Obéir c'est trahir, désobéir c'est servir'. Je désobéirai en mettant en berne le drapeau de notre pays sur la façade de la mairie de Perpignan pour respecter la mémoire de tous ceux qui sont morts après le 19 mars 1962".C'est sur ces mots que Jean-Marc Pujol conclut la lettre qu'il a envoyée début mars au ministre délégué aux anciens combattants, Kader Arif. Dans la droite ligne de celle qu'il avait déjà adressée en décembre au président de la République, et qu'il commençait en empruntant au Déserteur de Boris Vian le célèbre "Monsieur le président, je vous fais une lettre…"Et vendredi à l'occasion d'une conférence de presse, Jean-Marc Pujol a poursuivi le parallèle entre la guerre d'Algérie et la 2Guerre mondiale. "Le 19 mars 1962, c'est la décision unilatérale de la France de cesser le feu en Algérie. Ce n'est pas un armistice. On ne célèbre pas le 10 juillet 1940, jour où le Front populaire a voté les pleins pouvoirs à Pétain. On ne célèbre pas le jour où l'on a baissé les bras. C'est pourquoi j'ai l'impression qu'en désobéissant, je sers aussi mon pays", a-t-il développé. "C'est après le 19 mars qu'il y a eu le plus d'exactions, d'enlèvements, sans compter que la France a abandonné les harkis, qui étaient des soldats français. Mardi prochain, la municipalité ne participera donc à aucune commémoration. "J'ai demandé par mesure de solidarité à mon équipe qu'il n'y ait personne de la mairie", a encore précisé le maire, rejetant les accusations de ses opposants. "Cela fait 30 ans qu'on m'accuse d'électoralisme en la matière. Je ne veux pas en rajouter. Je considère que ce n'est pas la bonne date, mais je ne veux pas jeter l'anathème".Quant à la symbolique du drapeau en berne, jugée choquante par les anciens combattants de la Fnaca, le maire estime au contraire qu'il s'agit d'un geste de respect "à la mémoire de tous ceux qui sont morts pour la France en Algérie, sans n'oublier personne".                               

Ismain
Lundi 18 Mars 2013 - 09:12
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ACTUALITÉ
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