REFLEXION

A QUAND UN RAMADHAN SANS VIOLENCE A ORAN? : Les jeunes accros à la drogue sèment la terreur

Et au-delà de la déshydratation causée par la chaleur, qui peut même occasionner des délires, le problème du sevrage, qui rend passablement nerveux, au manque de drogue et psychotropes qui provoquent une terrible anxiété supérieure, les jeunes accros finissent par lâcher pour développer une virilité démesurée qui donne souvent lieu à des affrontements, bagarres, rixes et empoignades, qui finissent en général dans le drame.



A QUAND UN RAMADHAN SANS VIOLENCE A  ORAN? : Les jeunes accros à la drogue sèment la terreur
ue faut-il ajouter de plus à la chaleur pénible et aux abstentions qui font le quotidien du jeûneur algérien ? La violence inexpliquée qui sévit dans nos villes. Un bon nombre d'Algériens considèrent le ramadhan comme étant une fête socialement incontournable, et, donc, se forcent à jeûner pour montrer, à qui veut bien le voir, leur capacité à résister à l’abstention. Et c’est, en définitif, loin de la piété, que se déroule l’épreuve du ramadhan.  L’abstinence totale entraîne souvent de sérieux problèmes de manque. Et au-delà de la déshydratation causée par la chaleur, qui peut même occasionner des délires, le problème du sevrage, qui rend passablement nerveux, au manque de drogue et psychotropes qui provoquent une terrible anxiété supérieure, les jeunes accros finissent par lâcher pour développer une virilité démesurée qui donne souvent lieu à des affrontements, bagarres, rixes et empoignades, qui finissent en général dans le drame. Les rapports de police sont parfois effarants et lèvent le voile sur des chiffres à la limite de l’imaginable. A Oran, par exemple, à peu près 50 victimes sont admises chaque jour au service des urgences médicochirurgicales, quelques minutes seulement avant la rupture du jeûne, ont révélé des chiffres recueillis auprès des UMC du CHU d’Oran. Il s’agit notamment de victimes d’agression physique ou d’accidents de la route, mais la plupart des cas relèvent de la criminalité sociale. Chaque année, les premiers décomptes policiers au 14ème jour du ramadan, version algérienne, donnent en moyenne  de plus de 300 bagarres, plus d’une centaine de blessés, 5 morts et pas moins d’une cinquantaine d'accidents de voiture. Et c’est dans ce climat favorable à tous les débordements que les vols occupent une place de choix. Les voleurs à la tire font rage et subtilisent argent, téléphones portables ou tout autre objet de valeur dans les villes. Pour les délinquants et les désœuvrés, c’est l’occasion de faire parler les couteaux à cran d’arrêt. Et c’est sous la menace d’armes blanches que les victimes finissent par obtempérer. Le vol de voitures n’est pas en reste puisque, nous dit-on, le ramadan réveille les réseaux dormants. En soirée, la violence est aussi omniprésente dans les grandes cités. Et là aussi, ni les couples ni les familles ne sont épargnés par cette vague de déchaînement de délinquants qui ne reculent devant aucun hadith pour accomplir leur forfait. Agissant sous l’effet de « madame courage », les jeunes ne se contrôlent plus et commettent souvent l’irréparable après la rupture du jeûne. Tout un contraste à l'algérienne.

Medjadji. H
Mercredi 24 Juillet 2013 - 22:00
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