REFLEXION

PRESIDENTIELLE : Les candidats rejettent l’ingérence européenne

Les cinq candidats (Tebboune, Mihoubi, Belaid, Benflis, Bengrina) en lice pour la présidentielle ont mis en garde, lors de leurs meetings électoraux, contre l’ingérence étrangère, en particulier après que le Parlement européen ait programmé de tenir une réunion pour discuter de la situation en Algérie.



En réaction au tweet du député européen, le candidat Azeddine Mihoubi a exprimé, au 7e jour de la campagne électorale, le refus de toute ingérence étrangère dans les affaires internes du pays. Pour Mihoubi, ce tweet constitue «une provocation flagrante» à la veille des élections, soutenant que «la vraie réponse à ces provocations passe par le vote du peuple le 12 décembre prochain». De son côté, Abdelkader Bengrina s’est interrogé sur les motifs et le timing choisi par les députés européens pour ouvrir un débat sur la crise algérienne, après avoir qualifié de «transparente» la réélection de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika sur un fauteuil roulant. Bengrina a ajouté que le Parlement européen a observé le silence quand «20 millions d’Algériens étaient sortis dans la rue pour exiger le départ des barrons de la corruption sous l’ère de Bouteflika», et quand «le sang des Algériens coulait» tandis qu’il ait soutenu «la réélection de Bouteflika sur un fauteuil roulant». De l’avis du candidat au prochain rendez-vous électoral, cette attitude est motivée par l’offre de 5 milliards de dollars qu’avait octroyée Bouteflika au Fonds monétaire international (FMI), destinée à la lutte contre la pauvreté en Afrique, et dont les bénéfices profitent à la France. Abondant dans le même sens, le sénateur FLN Abdelwahab Benzaim a fustigé cette démarche, rappelant que l’Algérie n’est pas un Etat membre de l’UE pour que l’on organise un débat sur sa situation. «C’est une ingérence contraire à l’éthique et à la diplomatie que nous rejetons fermement. Ces déclarations sont de nature à perturber le processus électoral», a-t-il estimé. La députée FLN, Fayza Bouhmama, a demandé quant à elle aux autorités algériennes de sanctionner un activiste politique connu -qui représentera l’Algérie au Parlement européen-, pour ce qu’elle définisse comme «une trahison du pays».

Ismain
Dimanche 24 Novembre 2019 - 17:09
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ACTUALITÉ
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