REFLEXION

PLUS DE 3.000 PERSONNES VICTIMES DE MORSURES : Les chiens errants sèment la terreur à Oran



La commune d'Oran, pour absence de moyens financiers, n'a pu organiser des battues pour éliminer les chiens errants qui sont en hausse dans l'ensemble des quartiers populeux de la ville d'Oran. Plus de 3.100 personnes ont été victimes de morsures d'animaux durant les 9 premiers mois de cette année, selon des sources sanitaires. Les enfants sont les plus exposés à ces morsures surtout ceux résidants dans des zones éloignées où l'on relève une prolifération des animaux errants. La majorité des cas ont été enregistrée à Es-Senia, Gdyel, Aïn El-Turck , Arzew , Sidi El-Bachir, Bethioua et Oued Tlelat, Le chien est l'animal le plus incriminé. Les enfants de 3 à 15 ans en sont les plus touchés, avec un pic parmi les moins de 5 ans. En juillet dernier un enfant, victime de morsures d'un chien au bidonville «CUMO» à Es-Sénia a rendu l'âme. Le drame remonte à la mi-juin, lorsque 5 enfants âgés entre 9 et 16 ans ont été mordus par un chien errant enragé. Parmi les victimes 3 ont été mordus au visage et les 2 autres aux membres inférieurs. Ils ont été conduits à l'établissement public de santé de proximité d'Es-Senia où ils ont reçu les soins nécessaire avant d'être acheminés vers l'hôpital. Trois autres ont été évacués à l'hôpital pédiatrique de Canastel et 2 transférés à l'hôpital «1er Novembre 1954». Les services concernés ont réussi à retrouver le chien et à l'abattre. Selon un vétérinaire cette maladie virale, très contagieuse, est souvent mortelle ou source de séquelles neurologiques graves. Une épidémie survient, environ tous les 8-10 ans: c'est peu fréquent, mais comme tous les chiens sortent et croisent des congénères, ils vont forcément être exposés au virus, une ou deux fois dans leur vie. Dans la capitale de l'Ouest, le problème des morsures d'animaux errants et notamment les chiens, fait toujours l'actualité. La direction de la Santé d'Oran recense, chaque année, entre 3.500 et 4.000 cas de morsures dont 75% sont causés par des animaux errants. L'Etat débourse 3.000 DA pour chaque victime, dans le cadre du programme de lutte antirabique. Un budget qui pourrait être injecté dans d'autres projets de développement du secteur et l'amélioration des prestations des structures de santé, si le problème des animaux errants serait sérieusement pris en charge par les différents services concernés et à leur tête les services communaux.         
 

Medjadji H.
Mardi 15 Octobre 2019 - 18:19
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Oran
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