REFLEXION

OULED BESSAM (TISSEMSILT) : Le développement local se limite à son strict minimum



 S’il y a un fait en relation avec le quotidien des habitants de la commune de Ouled Bessam à moins de (15) Kilomètres de Tissemsilt qu’il faut signaler, il sera peut être cette particularité qui caractérise cette bourgade pourtant située tout juste à la périphérie du chef lieu de la wilaya. En effet, « Djnan Benchrigui » comme aiment l’appeler les anciens et les vieux se trouve privé de plusieurs commodités. Les habitants n’ont pas cessé d’attirer l’attention des responsables sur plusieurs commodités qui font encore défaut mais force est de constater qu’aucune revendication n’a été prise en considération et visiblement rien n’a changé à « Djnan Benchrigui » et les conditions de vie sont restées toujours les mêmes, toujours archaïques, beaucoup plus, la situation s’est aggravée depuis quelques années avec l’agrandissement de cette agglomération qui compte désormais un peu plus de (20000) âmes qui restent toujours dépourvues de toutes les commodités. Sur ce sujet, il est utile d’évoquer l’incendie qui avait ravagé une maison au centre- ville de Ouled Bessam et n’a pu être circoncis malgré l’intervention des citoyens à cause de l’absence d’une unité secondaire de la protection civile, dont la  présence aurait pu peut être évité à cette habitation du premier étage de se calciner et se transformer en un tas de cendre. Une commune qui se positionne parmi les plus anciennes au niveau national n’a toujours pas une antenne de la protection civile et la même chose pour un centre de police. Elle n’a jusqu’à présent aucune représentation du corps de la police, même pas une sûreté urbaine ou un centre extra-muros comme s’était le cas à Layoune d’où la prolifération des petits groupes de délinquants qui s’adonnent à tout les maux de la société, de la vente du Kif et des psychotropes en arrivant à l’agression des commerces et des habitations. Pour le coté éducatif, la présence de quatre écoles primaires seulement et un seul lycée a compliqué la scolarité des élèves de cette localité, les parents disent qu’ au vu de la surcharge dans les classes à Ouled Bessam, ils sont obligés de chercher des places pour leurs enfants au chef -lieu de la wilaya . Pour  finir, il faut toujours bien se ravitailler en carburant des stations se trouvant dans les autres communes et même en gaz butane pour ceux qui n’ont pas été alimentés en gaz de ville pour la simple raison que cette bourgade n’a pas de station services. La prestation à Ouled Bessam se limite à  l’accomplissement de certaines formalités administratives en relation avec l’annexe communale et l’agence postale seulement. Pour finir, le soit disant centre de santé est fermé après 14 heures, les malades sont obligés de se voire orienter après cette heure à aller chercher les soins ailleurs, alors pour ce qui est de la permanence nocturne, elle n’a jamais existé, ce qui rend ce secteur de la santé plus malade que les patients en besoins de santé. Enfin, le commun des citoyens en besoin d’une quelconque prestation s’oriente ailleurs que vers cette commune qui cherche encore son développement illustré par un retard criant dans la concrétisation de certains projets de développement inscrits et autres pratiques non réglementaires. Les signaux sont au rouge dans une situation combien de fois décriée tant par certains élus que par la population, aussi, il est à préciser que ces exemples sont une vérité concrète qui n’a rien de fiction, des dysfonctionnements qui malheureusement se distinguent et souffrent encore du manque de bonne volonté et de conscience professionnelle pour les rattraper.              

A. Ould El Hadri
Samedi 28 Novembre 2020 - 15:05
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RÉGION
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