REFLEXION

FACE A L’ENVOLEE DE PRIX DES VIANDES BLANCHES : Que devient le projet de développement de la filière avicole à Mascara ?

Suite à la situation de la cherté du prix de la viande blanche au niveau des marchés de la wilaya de Mascara et d’autres wilayas du pays, ces derniers jours de Ramadhan, il était question de revenir sur le projet de développement de la filière avicole présenté il y a 5 années de cela par le Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (CNIFA).



Un document de synthèse  des différents travaux entrepris par le bureau du CNIFA, présente un avancement sans complaisance de la filière avicole et une vision, sur l’Interprofessionnel et le développement de l’aviculture en Algérie à l’horizon 2019. Le ministre de l’Agriculture et du développement rural, avait de son côté plaidé pour une relance durable de la filière  qui est de nature a encouragé les aviculteurs a porté une réflexion vers des actions ayant une incidence sur la pérennité de l’activité et la modernisation. La filière est maitrisée au niveau de la wilaya de Mascara par les cadres du secteur  ainsi que par les aviculteurs, reste les moyens à mettre en œuvre et les mesures à prendre par ces derniers dans les meilleurs conditions pour affronter les défis qui se profilent à l’horizon, telle que la demande croissante en viande blanche et l’ouverture du marché a la concurrence. La filière avicole occupe de nos jours une place importante dans l’économie agricole puisqu’elle couvre un large besoin en protéine pour la population qui n’arrive pas à la consommation de la viande rouge trop chère pour les petites bourses, par contre les spécialistes et les professionnels voient la chose autrement. Pour eux, l’aviculture occupe une place importante pour l’informel notamment au niveau du segment élevage chair caractérisé par un manque de coordination entre les différents intervenants  et surtout une opacité dans les prévisions de production. On note également des infrastructures et des équipements qui ne répondent pas aux normes pour un élevage moderne. Certains aviculteurs élèvent leurs volailles dans des serres en plastiques, de là, on enregistre un déficit en matière de régulation de la production et des marchés.  Il y a également  de nombreuses difficultés qui représentent un frein pour le développement de la filière. Ces difficultés existent par la faute des aviculteurs qui ne connaissent pas les techniques de la filière et continuent a agir dans le système traditionnel, ce qui se répercutent négativement sur la production. Un nombre important d’éleveurs n’a pas d’agrément,  Ils préfèrent s’en passer pour échapper aux impôts, et achètent tous leurs produits sur le marché noir, c’est l’une des causes qui fait augmente le prix de revient du poulet et provoque la cherté de la viande blanche sur les marchés, ceci  d’une part, et avantage les aviculteurs industriels a dominé le cours des marchés d’autres parts, or que les petits aviculteurs sont en nombre important. Le rôle des associations des aviculteurs qui n’existent que sur papier ainsi que celui de la CNIFA doivent entrer en jeu pour sauvegarder l’intérêt des aviculteurs et celui du consommateur. Ils doivent inciter ces derniers à s’organiser pour avoir la force d’agir et continuer à exister, hélas, les rôles sont inversés, le CNIFA fait cavalier au profit des aviculteurs ‘’industriels’’.

B. Boufaden
Lundi 18 Mai 2020 - 18:57
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