REFLEXION

Quand l’argent fait la loi à Ouled Boughalem (Mostaganem)!

OULED HADJ LARBI, UN DOUAR SOUS LE REGNE D’UN ENTREPRENEUR

Le renouveau rural promis par le pouvoir central, de par la projection de programmes de proximité de développement rural intégré en milieux ruraux, risque fort de n’être qu’un rêve interdit de séjour au douar d’Ouled Hadj Larbi, livré corps et âme aux querelles éternelles tribales mais surtout à la puissance de l’argent, qui semble régner en maîtresse des lieux. Elle vient d’aboutir à la fermeture à jamais d’un passage « centenaire » permettant l’accès à des dizaines de foyers situés à la partie basse du douar, et obligeant des centaines de citoyens de contourner cet obstacle imposé par la force en empruntant un autre long trajet de 3000 mètres et faisant déjà une victime blessée à l’arme blanche, ayant osée contester le recours à de telles pratiques d’un âge censé être révolu… !



Quand l’argent fait la loi à Ouled Boughalem (Mostaganem)!
Finalement, la partie de tout un douar, en l’occurrence le hameau d’Ouled Hadj Larbi , relevant de la commune d’Ouled Boughalem, semble être gouverné par la loi du plus fort et du plus « argenté » au mépris de toutes les lois de la République . En marge des rapports tribaux qui régissent la vie du douar, un autre paramètre parait se greffer sur la gestion sociale du bourg, le retour de l’un de ses fils, vivant à Ouled Boughalem, n’est venu que jeter de l’essence sur le feu de la « fitna » qui n’a pu se taire que grâce à la sagesse de certaines personnes influentes qui ont savamment calmer les esprits taraudés par le comportement indigne de ce nouveau riche comme se plaisent à  le surnommer les gens du douar.  

Un entrepreneur   ou  « Rambo » du douar !
Depuis le début du mois de Décembre, la tension ne cesse de monter au sein de la population locale, surtout avec l’entêtement de M.A.A , entrepreneur de son état et son  complice  ,M.K.P.A,qui se sont accaparés de force d’une ruelle en fermant son accès aux gens qui habitent la partie basse du douar .  Cette fermeture forcée de l’unique passage vers les dizaines de foyers situés en aval du douar, a contraint des centaines de citoyens à faire un détour de plus de 3000 milles mètres pour accéder à l’unique route goudronnée.  
L’entrepreneur s’est mis, sans le moindre permis de construire selon les déclarations des citoyens concernés, à réaménager un logement sur un lopin de terre relevant du patrimoine communal, en fermant d’abord l’accès à la partie basse du bourg avec des bouts de bois, et son complice a fini par le fermer en érigeant un mur en parpaings. Malheureusement, un citoyen, M.K.A a payé de sa personne en osant questionner les membres de la famille A, qui l’ont sauvagement agressé à l’arme blanche en lui lacérant les bras avec de violents coups.  
En face de cette dramatique situation, des délégués du douar ont réagi  en adressant une doléance aux autorités locales, mais ni la présence du chef de la daïra, et celle  du président de l’A.P.C  n’ont pu faire revenir sur sa décision cet entrepreneur qui continue d’ignorer toute mesure tendant à apaiser les esprits, il mène toujours sa construction et tient à  l’achever et à fermer définitivement le passage selon l’avis de certains citoyens qui affirment que ce monsieur  reste intouchable de par la puissance de son fric et ses multiples « connaissances »…. !

Des pistes érodées de bout en bout
Décidemment, la pluie semble être de plus en plus indésirable au douar  d’ Ouled Hadj Larbi ,les citoyens redoutent de jour en jour sa « venue », ses chutes ne font qu’embourber et rendre impraticables ces bouts de pistes qui relient les habitations les unes aux autres.  Elles obligent les plus petits à ne plus se rendre à l’école, et les adultes de ne point regagner les champs agricoles submergés par les eaux pluviales. Certaines « ruelles » ont perdu ce qualificatif depuis les premières pluies automnales dont la violence du flux des eaux, a totalement emporté la terre les constituant. Ce lamentable état de détérioration érosive a fini par les transformer en ravins dangereux à tout accès motorisé, et même pour les personnes qui les évitent de peur de tomber  au sein de multiples et géantes crevasses.  Beaucoup de malades ont été contraints de se déplacer à dos d’ânes pour regagner l’unique route bitumée qui traverse de long en large ce douar, et demeure le seul chemin fréquenté par les rares véhicules qui osent se pointer en ce coin perdu entre les deux wilayas de Mostaganem et Chlef. Ce déficit en axes routiers pénalise largement les citoyens et les prive de se doter de moyens personnels de transport, même les tracteurs munis de citernes d’eau n’osent plus s’aventurer à travers les pistes du douar, par crainte de crevaisons et la perte des pneus.  Certains citoyens disposant de véhicules personnels préfèrent les laisser au chef-lieu de la commune chez des proches, et se rendre au douar en empruntant les bus du transport public.  La fermeture de l’accès principal à la partie basse du douar, n’a fait qu’aggraver le calvaire des résidents en ce lieu, ils se voient obligés de faire un détour de plusieurs centaines de mètres qui les fatiguent davantage, d’autres utilisent un raccourci en pente, qui a fini par décourager les plus hardis qui n’osent plus l’emprunter de par la présence d’une brèche assez petite, qui les contraints en fin de parcours à se courber pour passer.

Des sources malsaines pour étancher la soif
L’eau, cet élément vital demeure un produit si rare pour la partie basse du douar, qui malheureusement ne dispose pas encore ni du réseau d’adduction en eau potable, ni de celui de l’assainissement.  Quant à la partie haute du douar, elle parait être plus privilégiée et assez chanceuse, elle a bénéficié depuis presque une année des réseaux de l’eau  potable et de l’assainissement. L’alimentation en eau potable se pose avec acuité pour les citoyens du bas côté, dont les plus démunis s’approvisionnent  en eau  en se rendant à plus d’un kilomètre  vers des sources à ciel ouvert qui restent exposées en permanence aux souillures externes.  Ces points d’eaux, situés au sein d’un ravin restent difficilement accessibles, de par la haute pente assez pénible à grimper munis de jerricans pleins d’eaux, mais, le plus dangereux demeure également la qualité bactériologique de l’eau.  D’après un citoyen, M. H.B, ces sources ne peuvent pas être traités  en cas de toute contamination pouvant survenir et malheureusement, elles ne sont point surveillées par  le bureau  municipal  d’hygiène qui ignore leur existence, aucun prélèvement d’eau n’a pu avoir lieu pour juger de la qualité bactériologique  de cette eau que des centaines de citoyens consomment, faute de mieux et d’une eau meilleure. D’autres gens, ayant les moyens financiers, se payent la citerne d’eau à 1200 dinars, qui leur est livrée  au  bord de la route, et qu’ils sont obligés de convoyer par jerricans vers leurs foyers pendant de longues heures. Quant à l’extension du réseau de l’adduction de l’eau potable  vers le bas côté, les citoyens n’ont pu obtenir  que de vagues promesses les invitant à s’armer de patience, voilà déjà presque une année.  Par contre, aucun plan d’approvisionnement  en eau potable par citerne n’a pu être programmé pour desservir cette partie du douar  qui n’a pas l’embarras du choix  que de  la payer à prix fort ou aller la chercher  à des kilomètres au sein  de ces sources qui respirent le doute et exposent aux pires dangers… !          
 
Juste des baraques pour se cacher… !
La résorption de l’habitat précaire au sein du douar n’est ni pour demain ni pour plus tard, Ouled  Hadj Larbi  semble échapper  à cette opération, de par la présence de dizaines de baraques en zinc et en autres matériaux. Le logement rural est distribué au compte-gouttes en ce lieu de la désolation,la livraison se fait tant attendre,certains citoyens attendent le tour depuis presque une année,d’autres n’ont reçu aucune réponse ,ils vivent  sur des braises ardentes,comme tient à le commenter ,M.G.M, un postulant au logement rural depuis presque deux longues années,le tout dernier écho qui lui est parvenu,semble le réjouir,il a appris qu’il figure sur une liste d’attente,il s’estime très heureux,l’espoir lui est revenu,et il sourit de nouveau. Beaucoup d’autres survivent au sein de huttes qui ressemblent à des passoires, elles fuitent de partout lors des intempéries, elles les obligent souvent à ne point dormir et à faire changer fréquemment de coins aux enfants qui somnolent. En hiver, les vents et les pluies malmènent souvent les habitants de ces baraques, qui ne savent quoi faire en face de ce déchaînement de la nature ; souvent ce sont les eaux de pluie qui les inondent et emportent presque tout sur leur passage ; d’autres fois, ce sont encore les vents qui emportent les toitures au loin. En été, c’est pire, la vie sous le zinc est plus qu’atroce, elle devient insoutenable, la chaleur est terrible, les familles se sentent obligés de survivre au clair de la lune en attendant le retour de quelques bribes de fraîcheur. Certaines maisons traditionnelles, héritées de père en fils, ont fini par « s’effriter » et s’effondre d’un bout à l’autre, le manque d’aménagement a fini par venir à bout d’une attente qui n’a que trop durer. Le renouveau rural promis et tant attendu par les citoyens d’Ouled Hadj Larbi risque fort de n’être qu’un rêve, frappé d’un  interdit de séjour au sein du douar… !

Le déficit en éclairage public : règne de l’insécurité
Dès 18 heures, l’obscurité s’empare du douar et le livre à l’insécurité totale, c’est le noir qui règne en maître des lieux, la circulation nocturne des citoyens, devient  nulle et nul n’ose s’aventurer plus loin que le seuil de sa porte. La nuit se vit très mal au douar, les citoyens sont obligés de se terrer chez soi, et certains n’osent même se rendre à l’appel aux prières du soir et de l’aube, par crainte des chutes fréquentes au sein des crevasses et des mares d’eau. A ce jour, quelques foyers n’ont pu bénéficier de l’électrification, ils l’attendent depuis longtemps malgré la présence toute proche du réseau électrique. Quant à l’éclairage public, il illumine également et partiellement le douar, seule la partie haute semble disposer de quelques lampadaires qui fonctionnent selon les humeurs du temps. La partie basse ne brille point au cours de la nuit, et il est déconseillée de s’y rendre, de par le noir total qui sévit de 18 heures à 8 heures du matin, les rares poteaux électriques qui ont été installés, n’ont pu disposer de lampadaires d’éclairage. Ce manque d’éclairage public n’a pu qu’encourager à l’instauration d’un climat d’insécurité transformant le douar en lieu de terreur où il est devenu quasiment impossible d’obtenir de l’aide en cas de danger  et a fini par « tuer » toute forme de cette entraide « ancestrale »  qui caractérise encore certains douars de la région. Chacun préfère s’enfermer dans son domicile en attendant le retour du jour, pour sortir s’enquérir des nouvelles du douar. En ce contexte, l’obscurité régnante durant la nuit a fini également par offrir  sur un plateau d’argent le douar aux bandes de malfaiteurs qui sévissent à travers la région et qui n’épargnent rien au passage en s’emparant de tant de bêtes et autres pompes hydrauliques. En  face d’un tel climat d’insécurité  et tant de menaces, les citoyens de la partie basse du douar sollicitent  la mise en place de quelques lampadaires juste pour éclairer  la voie publique au sein de quelques pistes menant vers les lieux publics comme l’école et la mosquée surtout en cette période hivernale si noire…. !

Une fosse collective débordante sur la voie publique
Enfin, la partie basse du douar semble être frappée par une malédiction qui la pourchasse de manque en manque,elle n’a pu disposer du réseau d’assainissement,mais elle a eu à recevoir la fosse collective de la collecte des eaux usées de la partie haute qui a déjà son réseau d’assainissement mis en service depuis plus d’une année ,ses eaux usées se déversent déjà sur la fosse et viennent de la faire déborder de toutes parts .Malheureusement ,aucun plan de vidange n’a pu être engagé depuis sa réalisation selon mon guide,M.N,un jeune originaire du douar,qui en a gros sur le coeur ;l’eau usée se perd le long d’une piste qui mène vers des foyers situés en bas du douar . La stagnation de ces eaux sales et chargées de tant de germes pathogènes  a fini par devenir un lieu de refuge pour toute une multitude d’insectes qui se reproduisent en abondance  et envahissent  les foyers tous les soirs.
Certains citoyens habitant tout près de cette fosse, ne trouvent que rarement le sommeil, de par l’invasion de moustiques qui hantent les maisons, mais surtout à cause des odeurs nauséabondes qui se dégagent du lieu. Sollicitée pour la vidange régulière de la fosse, l’A.P.C a soulevé la difficulté d’accès  au lieu selon les dires de l’un des citoyens  du douar. Selon un autre, la fosse ne sera jamais vidangée tant qu’aucune piste n’a été aménagée pour faciliter le passage au tracteur  muni du vidangeur. En attendant la vidange et l’entretien de la fosse collective, d’autres mesures préventives s’imposent telle la désinsectisation du lieu, l’assèchement de la mare et surtout l’épandage de chlorure de chaux sur la surface des eaux stagnantes, mais malheureusement aucune autre mesure n’a pu voir le jour à ce jour…. !

Mohamed El Amine
Dimanche 18 Décembre 2011 - 21:25
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