REFLEXION

OUVERTURE DE LA REUNION DU FORUM INTERNATIONAL DE L’ENERGIE A ALGER : L’Opep veut faire remonter les cours du pétrole

La 15ème réunion du Forum international de l’énergie (IEF15) a ouvert ses travaux mardi au Centre international des conférences d’Alger en présence du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et de plusieurs délégations venues pour débattre des perspectives et des défis énergétiques mondiaux. L’objectif est de se mettre d’accord sur un gel de la production.



Depuis quelques semaines, les spéculations vont bon train sur une entente, auquel pourtant personne ne croit vraiment. Les mêmes qui affichent leur volonté de trouver un terrain d’entente pour limiter la production pompent à des niveaux records. La Russie a ainsi dépassé les 11 millions de barils par jour (bpj), « soit le plus haut niveau de son histoire ». De son côté, l’Arabie saoudite à porter sa production à 10,6 millions de bpj, soit 500 000 de plus qu’au début de l’année. Le 5 septembre, les deux pays avaient annoncé leur intention de coopérer. Mais les actes ne suivent pas toujours les paroles. Déjà, en avril à Doha, la Russie et l’OPEP avaient été incapables de s’entendre sur un gel concerté, en raison notamment du refus de l’Iran, qui veut d’abord revenir à son niveau de production d’avant l’embargo (soit 4 millions de barils), avant de discuter d’un éventuel plafond. Fin août, l’Iran a annoncé qu’elle soutiendrait « toute décision des pays producteurs pour stabiliser le marché pétrolier », lors de cette rencontre d’Alger.  Parmi les nombreuses rumeurs, l’Arabie saoudite se serait dit prête à réduire sa production de 500 000 barils, à condition que l’Iran fasse le premier geste. D’autres pays poussent aussi à une décision rapide, comme l’Algérie, pour qui les hydrocarbures représentent l’essentiel des exportations. L’Opep est « condamnée à prendre une décision » pour stabiliser le marché, a affirmé dimanche 25 septembre, Noureddine Boutarfa, le ministre algérien du pétrole. Le futur de marché mondiale du pétrole va se décider à Alger, à travers les décisions des membres des délégations mondiales participants à la 15ème réunion du Forum international de l’énergie en réunion depuis hier à Alger. Placé sous le thème "la transition énergétique mondiale: un rôle renforcé pour le dialogue énergétique", La 15ème réunion du Forum international de l’énergie (IEF15) accueille les ministres de l'Energie de 54 pays membres, les patrons de compagnies pétrolières et gazières et de responsables d'organisations internationales dont l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et le Forum des pays exportateurs de gaz (Fpeg) ainsi que d'experts. Plusieurs analystes s'accordent à dire qu'un dialogue constructif entre les pays producteurs eux-mêmes et entre ces derniers et les pays consommateurs constitue, à travers ce forum, une opportunité pour dialoguer et se concerter sur les questions énergétiques. Ainsi, les discussions du forum, programmées mardi en quatre sessions à huit clos, devront aborder la scène énergétique sous quatre angles : le marché pétrolier, celui du GNL, les énergies renouvelables et les réalisations en matière d'efficacité énergétique après la COP21, et la gouvernance énergétique. Deux tables rondes seront consacrées mercredi à l'accès à l'énergie durable comme étant un facteur critique pour le développement humain, ainsi qu'au rôle de la technologie dans le renforcement de la sécurité énergétique. Par ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) tiendra mercredi une réunion informelle après la clôture de l’IEF15 pour tenter de rapprocher les points de vue entre les pays membres dans l’espoir de rééquilibrer le marché pétrolier et de redresser les cours du brut. "Tous les pays de l'Opep sont d'accord pour stabiliser le marché. Il faudrait tout de même trouver la formule agréée par tout le monde", avait soutenu dimanche le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, dans une conférence de presse. Selon M. Boutarfa, l'Arabie Saoudite et l'Iran sont favorables à l'idée d'un gel de la production. A l'approche de cette réunion informelle, le prix du baril de Brent avait clôturé lundi soir à Londres avec une hausse de 1,46 dollar pour s'établir à 47,35 dollars.

 

Ismain
Mardi 27 Septembre 2016 - 18:59
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