REFLEXION

Les huit terroristes qui ont attaque Paris et Saint-Denis !

Le soir du 13 novembre 2015, plusieurs fusillades et explosions ont eu lieu à Paris. Les attaques revendiquées par le groupe terroriste Daech ont fait au moins 130 morts et 415 blessés. Sur le site français, Slate.fr, Emeline Amétis , une journaliste française, retrace le parcours des djihadistes dont on connaît désormais huit noms appartenant au cercle des djihadistes Arabo-Européens. Le N° 1, organisateur des attentats, il n’est autre qu’Abdelhamid Abaaoud, le diabolique psychopathe de la Belgique, et 7 autres terroristes djihadistes membres de Daech, les six kamikazes du Bataclan, Saint-Denis et du stade de France et le terroriste en fuite. Tous, des drogués, buveurs d’alcool, psychopathes qui n’ont aucun lien avec l’Islam. Qui sont- ils ?



1. Abdelhamid Abaaoud, organisateur des attentats
Le père d’Abdelhamid Abaaoud le qualifie lui-même de «diabolique psychopathe». «Il n’était ni triste, ni heureux, mais soulagé» d’apprendre la mort de son fils —tué pendant l’assaut de Saint-Denis le 18 novembre—, selon l’avocate d’Omar Abaaoud, qui s’est exprimé auprès de CNN. Abdelhamid, âgé de 27 ans, était soupçonné d’être l’instigateur des attentats du 13 novembre et de ceux de Verviers en Belgique— déjoués en janvier 2015, grâce à une photo parue dans la revue de Daech.
Comme les frères Abdeslam, Abdelhamid Abaaoud a vécu dans la commune de Molenbeek. Connu des services de polices à partir de 2002, le futur terroriste multiplie les peines d’incarcération entre 2006 et 2012 «mais jamais pour plus de trois mois», selon Le Monde.
Si la radicalisation d’Abdelhamid Abaaoud a très vite commencé après sa sortie de l’établissement pénitencier de Forest, la rupture définitive entre père et fils date de 2013: Abdelhamid reprochait à son père l’éducation de son frère cadet «selon le mode de vie européen». La même année, l’instigateur présumé des attentats du 13 novembre part en Syrie. Il revient quelques mois plus tard pour convaincre son petit frère âgé de 13 ans de rejoindre Daech, dont le père n’aura plus de nouvelles.
Abdelhamid Abaaoud attire l’attention des services de renseignement en février 2014, quand il apparaît dans une vidéo de Daech au volant d’un pick-up qui tirait des cadavres de «mécréants», d’après des informations obtenues par Le Monde. Six mois plus tard, le djihadiste était visé par des mandats d’arrêt belges et internationaux.
Un djihadiste espagnol interpellé en Pologne en juin 2015 affirme avoir reçu des instructions, probablement de la part d’Abdelhamid Abaaoud, pour commettre des attentats en France. Il lui avait été demandé de viser une «cible facile» comme «une salle de concert» pour «faire le maximum de victimes», selon Jeune Afrique.

2. Brahim Abdeslam, Kamikaze du Boulevard Voltaire
Ses seuls passe-temps étaient fumer du cannabis et dormir, d’après les confidences de l’ex-femme de Brahim Abdeslam au Daily Mail. L’homme de 31 ans qu’elle décrit «paresseux mais prévenant» s’est fait exploser boulevard Voltaire, —à quelques pas du Bataclan— le 13 novembre dernier. L’explosion a causé deux blessés graves et une dizaine de blessés légers: seule la charge qu’il portait sur le dos a explosé, selon Mediapart. Même si son ex-femme n’en fait pas un portrait très flatteur, Naïma (qui n’a pas souhaité communiquer son nom de famille) insiste sur le fait que le frère de Salah Abdeslam —lui aussi terroriste de Daech, impliqué dans le massacre du Bataclan— n’était pas violent. Il n’était pas non plus très religieux: il ne priait pas, ne se rendait jamais à la mosquée et ne faisait le ramadan que parce que sa famille le lui imposait.
Sa famille justement, son frère compris, n’a pas assisté à son mariage —uniquement célébré en mairie—, toujours selon le Daily Mail. «Il n’était pas spécialement proche de sa famille, c’était des gens modernes. Chacun vivait sa vie», explique Naïma. Selon L’Obs, Brahim Abdeslam était connu des services de police avant même d’avoir atteint sa majorité pour avoir provoqué un incendie dans sa maison familiale en 1998, à l’âge de 14 ans. Plus tard, il se fera incarcéré à deux reprises pour vols. En 2013, Brahim Abdeslam reprend le café des Béguines à Molenbeek, une commune populaire à proximité de Bruxelles. La même année, Brahim constitue une société à l’adresse du bar: un an plus tard, son frère Salah devient gérant. Le café a finalement été fermé sous arrêté préfectoral le 2 novembre 2015, pour trafic de stupéfiants. Selon le quotidien belge De Standaard, Brahim Abdeslam a côtoyé Abdelhamid Abaooud, un djihadiste belge notoire impliqué dans l’attentat déjoué de Verviers en janvier 2015 et tué dans l’assaut à Saint-Denis le 18 novembre dernier.

3.  Salah Abdeslam , terroriste en fuite
«Je croyais que Salah aimait trop la vie, mais on dirait que je me suis planté», témoigne un ami du djihadiste en fuite à Ouest-France. Salah Abdeslam, 26 ans est impliqué dans les attentats du 13 novembre, même si l’on ignore encore s’il a participé au massacre physiquement. Toujours en fuite, le jeune homme semblait mener «une vie normale» à Molenbeek, en Belgique, où il a toujours vécu.
Avec son frère, Brahim Abdeslam, il gérait le café des Béguines, «un repaire de petits voyous», selon une voisine du bar où ils buvaient et fumaient du cannabis. Il y a encore très peu d’informations à son sujet, en dehors du fait qu’il sortait beaucoup et aimait la compagnie des femmes. «Il brisait des cœurs», appuie son ami dans les pages d’Ouest France. Sa présence a été remarquée dans plusieurs bars gays bruxellois, selon les sources de La Libre Belgique, où il orchestrait un trafic de documents: «Dans ces bars, fréquentés par des gens peu méfiants, il n’est pas très compliqué de piquer des portefeuilles. Il se fait que de nombreux vols de cartes d’identité, permis de conduire, etc., ont précisément été commis à cette période dans ces endroits.» Selon des informations d’Europe 1, Salah Abdeslam a été contrôlé par les gendarmes français le 14 novembre au volant d’une voiture avec trois hommes à bord. Les papiers qu’il a présentés aux autorités étaient à son nom, mais il n’était pas encore soupçonné d’avoir participé aux attentats de la veille.

4.Hasna Aït Boulahcen , kamikaze de Saint-Denis
«Elle me disait: “Je vais aller en Syrie, faire le djihad.” Mais comme elle était un peu fofolle, je ne l’ai pas prise au sérieux», explique Khemissa l’une des plus proches amies de Hasna Aït Boulahcen au Parisien, la voix tremblante.  La jeune femme de 26 ans a été retrouvée morte pendant l’assaut de Saint-Denis, alors qu’elle était retranchée dans l’appartement en compagnie de plusieurs djihadistes, dont Abdelhamid Abbaoud (qu’elle présentait comme son «cousin»). Celle que l’on a surnommée «Chapeau de paille» —«parce qu’elle en portait souvent»— est décrite comme une fille extravertie, «ouverte au dialogue» mais abîmée par les épreuves de la vie. «Elle vivait à gauche, à droite. Les épreuves de la vie étaient passées par là», raconte Khemissa. Maltraitée dans son enfance, Hasna Aït Boulahcen est placée en famille d’accueil après la séparation de ses parents. Sa mère d’accueil se souvient «d’une gamine comme les autres», mais sans aucun geste de tendresse, a t elle précisé à L’Express. Le 11 septembre 2001, Hasna, qui n’a alors que 12 ans, applaudit devant le téléviseur. Elle ne revient vivre à Aulnay-sous-Bois —au domicile de sa mère— qu’à 15 ans. C’est là qu’elle commence «les mauvaises fréquentations, les fugues à répétition», d’après son frère. Mais sa radicalisation soudaine ne s’est révélée que récemment: «Elle a disparu un bout de temps. Et après, elle portait le jilbab [un voile qui recouvre tout le corps, sauf le visage], se rappelle Hassan, son voisin à Aulnay. Elle s’était fabriqué sa propre bulle, elle ne cherchait aucunement à étudier sa religion, je ne l’ai jamais vue ouvrir un Coran.»  Sur Facebook, selon le quotidien belge DH, elle multiplie les publications inquiétantes: photos kalachnikov à la main, messages à la gloire d’Hayat Boumediene —compagne d’Amédy Coulibaly, terroriste de l’Hyper Casher— ou un statut où elle fait part de ses projets de se rendre en Syrie. Finalement, Hasna Aït Boulahcen n’aura jamais mis un pied sur les terres occupées par l’organisation terroriste.

5. Samy Amimour, kamikaze du Bataclan
Samy Amimour, 28 ans, est l’un des kamikazes qui s’est fait exploser au Bataclan, où l’attaque des terroristes revendiquée par Daech a provoqué la mort d’au moins 89 personnes.  Décrit dans Libération comme un jeune homme timide et gentil par ses proches, ses connaissances à Drancy —où il a vécu avec ses parents et ses sœurs— ou ses anciens collègues de la RATP, Samy Amimour était issu d’une «famille normale» qui «n’est pas la famille Merah», selon les propos du député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, recueillis par Francetvinfo. Sa mère, féministe et laïque convaincue, milite même au centre culturel berbère de la ville de Seine-Saint-Denis.  Samy, lui, se radicalise en 2011, selon l’AFP. Ses parents désemparés le voient passer des heures devant des vidéos en arabe. Il devient un fidèle de la mosquée du Blanc-Mesnil, fréquentée par des salafistes, selon Libération, auxquels «il donnait l’accolade», se souvient son père, Azzedine Amimour, cité par Le Monde. Il prêche même auprès des femmes de sa famille, qu’il s’efforce d’encourager à porter le voile. Accusé d’avoir planifié un voyage au Yémen, Samy Amimour est mis en examen en septembre 2012 pour «association de malfaiteurs». L’année suivante, il part pour la Syrie, le 11 septembre 2013. Il était déjà trop tard: rien n’a su freiner la radicalisation du jeune homme. Pas même la visite de son père —racontée par M, le magazine du Monde en décembre 2014—, venu le voir au nord d’Alep pour tenter de le convaincre de quitter le califat autoproclamé et de refaire sa vie en Algérie. Leur conversation froide n’a pas pu désamorcer le profond endoctrinement de Samy.

6.  Ahmad Al-Mohamed,  Kamikaze du Stade de France
Qui était Ahmad al-Mohammad?  Peu d’informations circulent à son sujet. Celui qui a fait le premier mort des attentats du 13 novembre en s’explosant aux alentours du stade de France est arrivé par le même chemin qu’empruntent les millions de réfugiés qui fuient la Syrie. Ahmad al-Mohammad a été secouru au large d’une île grecque. Secouru au large de l’île grecque de Leros après le naufrage d’une embarcation de réfugiés le 3 octobre dernier, Ahmad al-Mohammad a présenté un faux passeport syrien aux autorités. Problème: si la photo correspond bien au kamikaze du stade de France, son identité reste obscure. Francetvinfo évoque une source citée par l’AFP, selon laquelle l’identité qui figure sur le passeport serait celle d’un soldat de Bachar el-Assad tué il y a plusieurs mois. Rien ne prouve que le kamikaze soit de nationalité syrienne: «Soit c’est bien son nom sur le passeport qu’il a utilisé pour se faire passer pour un réfugié, soit il s’agit de quelqu’un d’autre et le faux passeport a été volontairement déposé pour créer la confusion», suppose une source de The Independent.

7.  Ismail Omar Mostefaï, kamikaze du Bataclan
«Ce petit était si timide, enfant», raconte une ancienne voisine d’Ismaël Omar Mostefaï à Paris Match. Dans sa ville native à Courcouronnes, comme à Chartres —où il emménagé en 2005—, toutes les connaissances du futur kamikaze de 29 ans peinent à croire qu’il est lui aussi responsable du bilan tragique au Bataclan. Son meilleur ami de l’époque se souvient «avoir prié pour la paix dans le monde» avec le futur djihadiste dans un article du magazine Public. C’est pourtant un morceau de son doigt, arraché par l’explosion de son gilet, qui a permis aux enquêteurs de l’identifier comme l’un des assaillants de la salle de concert. À Courcouronnes, un habitant interrogé par Paris Match se souvient tout de même que la famille a déménagé «à cause des mauvaises fréquentations d’Ismaël», qui appartenait à une bande entrée en rivalité avec une autre. Le maire de la ville d’Essonne, Stéphane Baudet, confirme : «C’est allé trop loin. Ils ont reçu des menaces. Les parents ont donc pris la décision de partir [en 2005].» Là, ils emménagent dans un quartier résidentiel de Chartres. Ismaël, qui n’est alors âgé que d’une vingtaine d’années, cumule huit condamnations pour des délits de droit commun entre 2004 et 2010 sans jamais avoir été incarcéré, selon Europe 1. C’est justement en 2010 qu’il se radicalise. Depuis la même année, Ismaël Omar Mostefaï faisait l’objet d’une fiche S auprès de la DGSI, notamment à cause de ses liens avec un islamiste radical belge, selon Europe 1. Deux ans plus tard, il coupe les ponts avec sa famille. «Cela fait des années que l’on ne se parle plus,» affirmait l’un de ses frères à des riverains pendant l’été 2015, d’après Paris Match. Selon les informations du Monde, Ismaël Omar Mostefaï est passé par la Turquie pour se rendre en Syrie à l’automne 2013. Il y aurait séjourné plusieurs mois, avant de revenir en France à une date que l’on ignore. Ses parents, domiciliés à Romilly-sur-Seine depuis 2013, ont été placés en garde à vue au lendemain des attentats du 13 novembre. Son frère, quant à lui, s’est rendu de lui-même au commissariat quand il a appris l’implication d’Ismaël.

8. Bilal Hadfi , Kamikaze du Stade de France
«Une cocotte-minute, disait Fatima Hadfi de son fils à La Libre Belgique. J’avais l’impression qu’il allait exploser d’un jour à l’autre.» Triste prédiction : dix jours plus tard, Bilal Hadfi, 20 ans, se fait exploser aux abords du Stade de France. Le fils cadet de la famille Hadfi —dont le père décédé, est enterré au Maroc— est parti en Syrie le 15 février, prétextant à sa mère, ses frères et sa sœur  être parti au Maroc «pour se ressourcer et se recueillir sur la tombe de son père», selon La Libre Belgique. Ce n’est que quelques jours plus tard que la famille apprend la véritable destination de Bilal. L’une de ses professeurs se souvient d’un étudiant politisé, qui n’a pas hésité à prendre la parole après les attaques contre Charlie Hebdo pour les justifier et dire qu’il fallait «que la liberté d’expression s’arrête». Sa radicalisation rapide très remarquée, la police belge a perquisitionné le domicile de la famille Hadfi à plusieurs reprises dès le mois de mars dernier. Mais il était déjà trop tard.

Riad
Mercredi 25 Novembre 2015 - 18:05
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