REFLEXION

Le costume traditionnel des Aurès

Dans les Aures le costume resplendit d’une beauté sobre encouragée par la nature de la région. On découvre alors un costume féminin fait d’une large chemise aux manches amples appelée le Maqdha dont le métrage égale deux fois la personne qui le porte.



Le Tajdidh est usité comme manteau d’hiver, on le retrouve sous la forme d’une pièce d’étoffe qui enveloppe les épaules et tombe aux chevilles. Il est tissé par les femmes dans une laine blanche et épaisse, ornée parfois de bandes brunes qui tombent vers le bas. Les deux extrémités du manteau sont accrochées entre-elles par une broche : « l’amessak ». L’Ougâ est aussi tissé d’une manière exclusive par les femmes, c’est d’ordinaire un tajdidh de fine laine blanche ou plus rarement en soie blanche qui est mis durant les fêtes et les cérémonies. Le Kettaf, vêtement de même genre que l’ougâ, avec cette différence que ce ne sont pas les femmes qui le réalisent. Ce sont deux étoffes de soie, réunies entre elles sur toute la longueur, et dont le métrage dépend de la taille de la personne. Pour l’été, on porte souvent l’Althâm, une sorte de kettâf fait de coton noir. Les chaussures sont des semelles tressées qui retiennent les pieds par des cordelettes d’alfa qui passent entre les orteils et qui finissent nouées sur la cheville. Les chaussures de cérémonies sont la belgha, en peau de chèvre, sans talon, dont le bout est arrondi. La partie postérieure est terminée par une pointe qui sert à tirer la sandale vers le haut. Le belgha est souvent de couleur rouge avec un bout en cuir jaune. Plusieurs foulards et un turban constituent la coiffe. Le premier de ceux-ci est noir ou rouge, il est plié en triangle par la femme et appliqué à la base de son front en croisant les sangles sur la nuque puis ramené sur le haut du front et noué ensuite. Le turban est placé en dernier lieu. Pour le costume masculin, la base reste similaire au reste des régions et se constitue d’un gilet (b’diya) coupé dans un tissu ordinaire, doublé d’une étoffe blanche ou ocre sans col ni manche. La ceinture (h’zam) un tissu large et léger parfois agrémenté de fils de soie ocre.Le Serouel (sérouel el kaâda) est de même facture que celui de l’algérois par une large assise rétrécie au niveau des chevilles. Les chaussures sont des mocassins, coupés dans du cuir rigide sans talon, marrons ou noirs. Par contre les cavaliers mettent des bottes de cuir très fin rehaussées d’étriers. Le turban ou ammama est une sorte de tissu brodé au fil de soie ocre sur fond blanc de trois à quatre mètres de long, l’homme s’entoure plusieurs fois la tête en laissant un pan retomber sur la nuque. Quant au Burnous, il possède les mêmes caractéristiques que celui d’Alger, hormis que le tissu est en laine de chameau à l’état naturel (ouarbr). Fin

M.R
Dimanche 30 Janvier 2011 - 23:01
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CULTURE
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