REFLEXION

JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION :Libérons l’Algérie de la corruption !?

Le 9 décembre est dédié à la Journée internationale de lutte contre la corruption. Le thème de cette année est « Zéro Corruption- 100 % développement ». Nous entendons par la corruption et les manifestations assimilées : les détournements de biens et deniers publics, l’enrichissement illicite, les pots-de-vin, les concussions, les surfacturations, les rackets, l’absentéisme, l’utilisation abusive des biens publics, le favoritisme, le népotisme, la corruption électorale, pour ne citer que ceux-ci.




La corruption est un phénomène mondial aux effets très néfastes pour le développement de tout pays, notamment dans les pays en développement. Ainsi, la corruption entrave les efforts pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) convenus par la communauté internationale. Dès lors, la lutte contre la corruption est une des priorités des gouvernements. En témoigne la tenue de la cinquième Conférence des Etats parties à la Convention du 25 au 29 novembre 2013 à Panama, signe fort de l’engagement renouvelé de la communauté internationale à lutter contre la corruption.Ainsi, dix ans de solidarité contre un fléau qui touche tous les secteurs et n’épargne aucun pays. Les principaux objectifs de la Convention sont, entre autres, la prévention et l’incrimination de la corruption, la promotion de la bonne gestion des affaires et des biens publics, le recouvrement des biens et avoirs issus de la corruption, la fourniture d’une assistance technique ainsi que la promotion de la coopération internationale.Pour la mise en œuvre de ladite Convention, un mécanisme a été décidé à Doha (Qatar) en 2009 par la troisième Conférence des Etats parties.

Transparency International : l’Algérie recule

Selon, Transparency international, qui  vient de dévoiler les résultats de son enquête annuelle sur la corruption, elle consigne, le recul de l’Algérie qui vientgagné sept places dans le classement, contrairement au Maroc qui a marqué un net recul par rapport au classement de 2011, alors que la Libye est consacrée une fois de plus le pays le plus corrompu en Afrique du Nord. En effet ,le dernier classement élaboré par l’ONG de lutte contre la corruption, Transparency International , note l’Algérie parmi les pays qui ont inscrit une légère améliorationen matière de corruption par rapport à l’année 2012, Transparency International n’a guère été plus tendre avec l’Algérie, classée à la 94e place devançant, ainsi plusieurs pays arabes et africains. Dans le groupe des pays arabes, elle occupe la 10ème place (sur 18 pays notés), et en Afrique, elle est à la 24ème place (sur 54 pays) », selon L’AACC toujours. En revanche, le Maroc garde la même note : 37 points sur 100. L’arrivée du Parti Justice et Développement (PJD) au pouvoir sonnait pourtant le glas des désespoirs. En marge des élections législatives de 2011, le parti islamiste avait fait de la corruption son cheval de bataille, lors de la campagne électorale. Aujourd’hui, les résultats sont décevants .La Tunisie, en revanche, fait figure de bon élève en comparaison à ses deux voisins maghrébins, en se classant à la 77e place. Dans la région du Grand Maghreb, la Mauritanie s’affiche à la 119e place et la Libye est 172e.Quant à  l’Egypte est 114e.
L’Etats’attaque à la corruption 
A l’instar donc des autres 170 Etats parties à la Convention, l’Algérie, poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de lutte contre la corruption. C’est ainsi que depuis l’année dernière, de nombreuses activités ont été menées dans ce sens. Le lundi 4 mars de l’année en cours le gouvernement algérien a installé  l’Office Central de Répression de la Corruption (OCRC).Selon  le ministre des finances, l’Etat a exprimé son engagement pour lutter contre la corruption et tout autre type de crime économique. Tandis que  le recteur de l'OCRC, Abdelmalek Sayehi,  a assuré que son organisme était là "pour remédier à ce phénomène". "Les grands dossiers de corruption ayant un préjudice avéré sur l’économie nationale seront traités en priorité par l’Office", a indiqué Sayeh dans une déclaration à la presse.

Les politiciens s’impliquent

De leur côté, des politiciens  ont souhaité se positionner dans la guerre contre la corruption. Côté RND, Abdelkader Bensalah, coordinateur du parti RND et président du Sénat, a appuyé la notion  de la nécessité de "faire la lumière sur les affaires de corruption". "Elle ternit l’image de l’Algérie et passe sous silence le travail colossal du pays dans les différents domaines", a-t-il déclaré à la presse. Le président de la chambre basse du Parlement, Mohamed Larbi Ould Khelifa a lui aussi mis l’accent sur  ce fléau qui menace  L’Etat avec toutes ses institutions. La secrétaire-générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a souligné la nécessité de prendre des "mesures coercitives fermes à l’encontre des personnes impliquées dans les affaires de corruption et à amorcer une réforme politique urgente pour faire la lumière sur la gestion de l’argent public". Quant au parti MSP, l’ex patron,BouguerraSoltani, a fait connaître lui aussi son point de vue, affirmant que la corruption est un problème complexe et sans frontières.

Riad
Lundi 9 Décembre 2013 - 12:49
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ACTUALITÉ
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