REFLEXION

GREVE DES INTENDANTS DE L'EDUCATION : Le ministre agite le bâton



GREVE DES INTENDANTS DE L'EDUCATION : Le ministre agite le bâton
Le ministre, ne déroge jamais à sa règle. Aux revendications des intendants de son secteur, Boubekeur Benbouzid, récuse et menace. Aux contractuels qui revendiquent le paiement de leurs indemnités, il s'engage à les verser régulièrement. Le bâton et la carotte. Les revendications de la coordination nationale des personnels de l’intendance de l’éducation (CNPIE), affilié à l’UGTA, sont «sans fondement», a estimé Benbouzid, mardi 7 septembre, lors de l'ouverture des travaux de la conférence nationale des directeurs de l'éducation, organisée à Alger. Sec! Le ministre ira plus loin en qualifiant sans ambages de « surenchère inacceptable », le mouvement de grève d’une semaine reconductible de la CNPIE , à partir du 5 septembre prochain, soit 5 jours après la reprise du personnel administratif des établissements scolaires. Selon lui, les intendants de l’éducation exigent monts et merveilles. «Les intendants demandent des choses impossibles à satisfaire. Ils exigent une prime de documentation qui est versée, je dois le dire, uniquement aux enseignants », a-t-il soutenu, en rappelant que le personnel de l’intendance de l’éducation a déjà bénéficié d'une augmentation « conséquente » de 9 000 DA. Une manière, comme une autre, d’opposer une fin de non-recevoir aux revendications de cette tranche des travailleurs du secteur de l’éducation. En Algérie, le Smig a été plafonné à 15000 dinars.Et comme pour se débarrasser d’un dossier gênant, le doyen des ministres algériens s’en lave les mains, en indiquant que cette situation ne dépend pas des services de son département mais plutôt de la réglementation générale. Mais que stipule la réglementation générale ? Motus et bouche cousue. Appelant de ses vœux les protestataires à adopter le voie de la raison, c’est-à-dire surseoir à leur mouvement de grève annoncée, Benbouzid brandit comme à son habitude la menace, en promettant de faire preuve de « fermeté » en réponse à l’attitude des intendants de l’éducation qui seraient tentés de perturber la rentrée scolaire fixé au 13 septembre, Le ministre s’est bien gardé de révéler le genre de sanctions qu’il compte réserver aux protestataires. Fin août dernier, les intendants de l’éducation, représentant moins de 10 % des travailleurs des l’éducation nationale, dénonçaient leur « exclusion volontaire » des avantages du nouveau régime indemnitaire par le ministère de l’Education nationale. Au lendemain de la promulgation du décret exécutif numéro 10-78, au mois de février dernier, instaurant un régime indemnitaire au profit des personnels de l’éducation, le corps des intendants s’est vu exclure du bénéfice de certaines indemnités pédagogiques, particulièrement, l’indemnité d’expérience pédagogique et de l’indemnité de documentation. Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase. « Nous sommes victimes de marginalisation malgré tous nos efforts de dialogue. Cette exclusion est une injustice. Les indemnités revendiquées constituent un droit légitime», avait déploré Abdeli Boujamaâ, membre de la CIPIE, lors d’une conférence de presse animé fin août dernier à la maison de la presse Tahar Djaout à Alger.

Ismain
Samedi 11 Septembre 2010 - 11:01
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ACTUALITÉ
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