REFLEXION

VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE : Près d’un demi-millier de cas enregistré à Mostaganem

L'école algérienne s'enlise davantage avec le nouveau phénomène qui nuit abondamment déjà à son image peu reluisante en face de ses faibles performances. La violence en milieu scolaire a atteint son summum avec près d’un demi-millier de cas, enregistré au cours de l’année scolaire 2017.



Les établissements scolaires de Mostaganem ne font pas exception à cette vague de violence, d'où 478 cas déclarés, dont  plus de 25  victimes ont déjà  fait l'objet d'hospitalisation. Ce fléau semble prendre de l'ampleur, face au silence et mutisme des parents et des autorités  concernés dans le milieu scolaire. Face à ce nouveau fléau social qui a envahi les milieux scolaires que ce soit au niveau du moyen ou du secondaire, l’école parait faillir à sa mission première, celle qui consiste surtout à éduquer au lieu de pousser à la violence. Certains établissements scolaires, sont devenus des arènes de combat et à l 'instar des autres wilayas, Mostaganem n'a pu être épargné par cette vague de violence qui sévit au sein de ses institutions du fait que l'on recense plus de  478 cas d'une rare violence, rien qu'au cours de l'année scolaire 2016-2017 selon un membre de la fédération des parents d'élèves de la wilaya, avec  plus de 25 victimes qui ont fini à l'hôpital, parmi elles un élève a  failli perdre l’œil.  Alors que des  centaines d’autres cas  ne sont point déclarés   et demeurent ‘’tus’’ pour  tant de raisons. Il suffit juste d'un seul mot de trop ou d'un simple regard mal interprété pour que cela tourne à la violence et tous les coups sont permis. Personne n'échappe à ses accrochages, les camarades de classes sont les premières cibles, les enseignants les suivent de près et les agents de l'éducation demeurent également visés. Les altercations débutent en classes ou à la recréation et se soldent par des matchs de boxe sans arbitre où les élèves déchainés se livrent à la bataille en s'entretuant, sans que nul n'ose intervenir. Selon une jeune collégienne, Saliha, âgée de 15 ans en classe de quatrième année moyenne, les disputes à la sortie de l'établissement sont devenues quotidiennes, certains "gaillards" rouent de coups les plus faibles pour un rien ,certaines filles sont également devenues la proie facile de bandes de collégiens venant des autres écoles, elles se font embêter et des fois même agresser par les garçons. Elles déclarent également que souvent les surveillants et les autres agents d'éducation sont présents mais n'interviennent pas pour mettre fin aux bagarres, ils détournent le regard et ferment les yeux continuant leur chemin, sans dire le moindre mot. Elles affirment d'autre part que le recours à l'arme blanche est devenu tout à fait normal et la plus usitée par les élèves, certains écoliers n'hésitent point à la brandir pour menacer les camarades. Interrogé sur cette violence, un directeur de lycée, M.H.B déclare que le phénomène se radicalise davantage et nuit déjà abondamment à l'image de l'école, il affirme que son éradication nécessite l'implication de tous et accuse la cellule familiale de ne plus les aider à prendre en charge ce délicat fléau qui était "inconnu" jusque là. Désormais, la violence fait rage au sein des écoles, elle n'épargne personne, et inquiète les pouvoirs publics qui ont décidé de réagir face à  ce nouveau mal qui gangrène déjà l'école et demeure très mal combattu...!

L.Ammar
Lundi 12 Novembre 2018 - 17:52
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MOSTAGANEM
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