REFLEXION

UN DEFICIT DE 294 MILLIARDS DE CTS ENREGISTRE : L’APC d’Oran menacée d’une paralysie financière

La plus grande commune d’Algérie vit actuellement une période de crise financière des plus récentes. Le siège du cabinet du P/APC d’Oran a été le théâtre dernièrement d’une réunion regroupant tous les élus en présence du maire, du secrétaire général de la wilaya d'Oran, du DRAG et de l'inspecteur général du cabinet du wali d'Oran. La mauvaise gestion a été au centre du débat de cette importante municipalité dont les richesses de son patrimoine demeurent si très mal exploitées.



Aujourd’hui, cette APC n’arrive pas à trouver une issue pour subvenir à ses besoins. L’hôtel Emir délabré situé à Hai Sidi Bachir est une source de revenus ainsi que la société Optimum Telecom Algérie est un mauvais payeur. Cette entreprise n’a rien payé depuis sept (07) ans alors qu’elle avait un contrat, de onze (11) ans.  Les EPIC ‘’Oran propreté’’ et ‘’Oran vert ‘’ crient à tous les toits que l’APC leur doit 40 milliards de centimes chacune sinon plus . Selon la déclaration d'un membre de l'exécutif qui, lors de son intervention a indiqué que la commune d'Oran est déficitaire de 294 milliards de centimes durant cet exercice, 2018/2019 et qui dit mieux. S’agissant de la somme non versée à la CNAS, on parle de 100 milliards de centimes ; sachant que cette plus grande commune du pays dispose d’un important sommier de consistance susceptible de renflouer ses caisses et lui éviter l’étranglement financier, or ce dernier depuis 2008 est  en souffrance n'a pas été revu pour des motifs de bradages,  concession et vente en catimini sans délibération approuvée par les membres élus. Sur ce registre, il faut noter que l’APC d’Oran dispose d’opportunités énormes de rentrées à travers les marchés publics dont elle dispose, les stades de proximité, les gares routières ; l’utilisation de la voirie par les commerces particuliers, comme les cafés, les restaurants, les crèmeries et autres, sans parler des panneaux publicitaires implantés à travers les différentes artères de la ville d’Oran . Toutes ces structures demeurent inexploitées en matière de rentrées financières, même si certaines langues évoquent de l’argent prenant une destination autre que la recette communale.Pour certains ; l’APC d’Oran et sa composante n’arrivent même pas gérer les aires de stationnement et de  véhicules et qui constituent un manque à gagner énorme susceptible  d’amortir les charges sociales des employés. Selon les professionnels du secteur, le coût d'un panneau peut atteindre 150 millions de centimes. De sources proches de la commune d'Oran, 240  sites ont été recensés à travers les artères de la ville. Le marché de l'affichage publicitaire, à Oran, comme estimé par les services des affaires économiques de l'APC, est de l'ordre de quelque 10 milliards de centimes. Un pactole énorme que l'APC d'Oran veut exploiter pour renflouer ses caisses et se mettre à l'abri du déficit budgétaire, chronique, sachant bien qu'un contrat à été signé entre la Sarl Numedia d'Alger appartenant au fils du frère d'un ex haut responsable pour ne citer de nom de gré à gré sans aucune adjudication. Devant cette situation désastreuse et catastrophique qui a secoué cette deuxième ville d'Algérie, il est à noter que la wilaya d'Oran a octroyé 05 subventions d'un montant de 20, 30, et de 50 milliards de cts et qui dit mieux !

 

Habib Medjadji
Mercredi 19 Juin 2019 - 19:34
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Oran
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