REFLEXION

UN CAHIER DES CHARGES ET DES SUSPICIONS : Un autre scandale à Mostaland

A quoi sert un cahier des charges, si le maître d'ouvrage ne respecte pas les clauses définies par le décret présidentiel n° 15-247 du 16 /09/ 2015 portant règlementation des marchés publics ? La direction de Mostaland est encore une fois sous les scandales de la gestion, des suspicions autour du cahier des charges pour la réalisation d’un enclos pour girafes, comment et pourquoi ?



Ce cahier des charges qui permet au maître d'ouvrage d’informer le maître d'œuvre ce qu'il attend de lui pour la réalisation du projet, et qui pourrait lui, entraîner des pénalités en cas de non-respect, malheureusement a été bafoué par l’administration du parc animalier, Mostaland. En effet, le cahier des clauses administratives générales applicables, fixées et encadrées dans le cahier des charges pour la réalisation des travaux d’aménagement d’un balcon côté enclos des girafes au parc Mostaland, mis à la disposition des contractants ne sont pas adaptés à la réglementation. Ainsi ledit cahier de charges, est composé de 12 clauses qui fixent effectivement les prix des travaux de réalisation dans chaque cadre selon le type des travaux demandés, sauf que dans le 11ème cadran,  le prix est mentionné en lettre (FF) , c’est à dire forfaitaire.   Ce qui est interdit par la loi si on se réfère à l’article 27 du décret présidentiel n°15-247 qui stipule que le montant des besoins est arrêté sur la base d’une estimation administrative sincère et raisonnable. A titre d’exemple, on lit bien sur le contenu du cahier de charges, clause numéro (01), l’apport des terres homogènes et la mise à niveau du terrain est fixé à 3224.00 da le m3, mais la (11) clause, concernant la réalisation d’un jet d’eau de dimension 20x8 avec des ‘’demi-cercle’’ de 4 m y compris un bassin d’eau et autres, il est mentionné sur la case deux lettres (FF) et non le prix ! Cet écrit,  quels que soient ses dessous a fait fuir plusieurs entreprises selon un contactant qui nous a révélé, qu’il a peur de soumissionner du moment où le cahier de charges ne précise pas le prix initial de tous les travaux, selon la réglementation. Selon ce contractant, le fait de laisser le prix au hasard ou à la volonté du soumissionnaire, peut révéler plusieurs suppositions et illégalités, car le prix forfaitaire pourrait être dicté à la dernière minute par le maitre d’ouvrage à sa guise comme il peut être gonflé par le soumissionnaire et dans les deux cas avec l’actuelle conjoncture, où l’Etat est en pleine guerre contre la corruption, aucun des soumissionnaires ne peut s’aventurer , et c’est ainsi, lorsque aucune candidature ou aucune offre n'a été remise, il y’aura une possibilité de recourir à la procédure  Gré à Gré , et c’est peut-être l’énigme qui cache la conception de ce cahier de charges.

Riad
Vendredi 14 Février 2020 - 16:14
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MOSTAGANEM
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