REFLEXION

UN BUSINESS FLORISSANT AU BIDONVILLE DE MERS EL KEBIR : Des ‘’F3’’ vendus à 120 millions de centimes !

Rien n’échappe à certains opportunistes pour s’enrichir si facilement, le bidonville de Mers El-Kebir est devenu une forte aubaine pour les spéculateurs de tous bords. Des habitations construites illicitement en parpaings, d’une consistance de deux à trois pièces se revendent comme les petits pains si fourrés pour les sommes de 40 à 120 millions de centimes. Ce commerce si juteux ne semble inquiéter personne et semble se tolérer sans le moindre souci, alors ces bâtisses ont été érigées sans le moindre bout de papier !



Un business si  florissant s’est développé au vu et au su de tout le monde, au bidonville jouxtant la municipalité de Mers El Kebir, notamment sur les hauteurs des quartiers de Lalla Khedidja, la Sonade, Sardina  où, des habitations construites illicitement sont vendues par des particuliers qui y ont trouvé un filon juteux pour fructifier leurs affaires. Selon des témoignages de citoyens, des habitations réalisées en parpaings et tôle ondulée composées de 02 et 3 petites pièces sont cédées entre 40 et 120 millions de centimes l’unité. Selon ces mêmes témoins, ces habitations trouvent facilement preneurs parmi la population qui n’a pas eu accès au logement. Ce business dure depuis plusieurs années et a tendance à se développer à grande vitesse et ce, à la grande joie des revendeurs, nous confie-t-on. Aujourd’hui, devenu tentaculaire, le bidonville compte environ plus de 600 habitations si ce n'est plus, sont construites illicitement, sans les moindres conditions d’hygiène et sans raccordements aux réseaux d’assainissement. Eté comme hiver, les conditions de vie sont épouvantables, notamment pour les jeunes enfants, exposés aux risques de contamination aux MTH mais également aux bêtes nuisibles. Pour leur alimentation en électricité, les habitants de ce bidonville ont recours au piratage à partir des poteaux électriques destinés aux habitants des quartiers  mitoyens. Ces bidonvilles qui ont pris naissance depuis environ 07 ans, avaient fait l’objet d’inquiétude chez les responsables locaux, lesquels ont fini par être mis devant le fait accompli et sans pouvoir les déloger. Pour endiguer le phénomène, un talus en terre haut de plusieurs mètres et long de plusieurs dizaines de mètres avait été dressé comme rempart le long de la façade donnant sur la route nationale, mais cela n’a pas empêché pour autant que les transactions illicites de vente et de revente des habitations, cessent. Et souvent, ce sont des familles en détresse, venues parfois des wilayas limitrophes qui négocient une habitation sur ce site, avec toutefois le risque d’être un jour délogées si un arrêté communal venait à notifier l’éradication de ces bidonvilles qui naissent comme des champignons aux niveaux de l'ensemble des quartiers.

Habib Medjadji
Mardi 11 Juin 2019 - 18:14
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