REFLEXION

TISSEMSILT : Des zones d’ombre à l’intérieur du tissu urbain

L’utilisation de la notion sémantique de ‘’zones d’ombre’’ est devenue peut-être un vocable à utilisation outrageuse, pour certains. Ce sont des bourgades éloignées de l’Algérie profonde mais pour d’autres, il ne faut pas aller plus loin à l’intérieur pour les chercher.



En effet, il suffit de se pencher sur les quartiers populaires et populeux pour apercevoir que ces lieux étant dépourvus du minimum de commodités, sont vraiment des zones d’ombre au milieu des secteurs urbains. Les habitants de ces lieux n’ont pas cessé la réclamation de garantir les besoins essentiels,  tels que l’eau, le gaz,  l’électricité, l’assainissement et les routes  etc… En effet, l’exemple cette fois-ci nous vient de la cité des 456 parcelles ou communément appelée El Karia située dans la partie haute  de la ville de Tissemsilt qui se trouve depuis quelques  temps déjà dans une situation pas très enviable du fait, que ses habitants vivent depuis longtemps sous la menace des agressions, de la vente de drogues et des vols,  où l’obscurité est maître des lieux au point où les chauffeurs de taxi hésitent à desservir cet endroit. Avec la dégradation des routes et le noir qui caractérise le quotidien  des rues et des ruelles, le risque de devenir victime d’agression est omniprésent, même pour ceux qui depuis des lustres habitent ce quartier. Cette situation qui selon eux a trop duré, a fait naître en parallèle d’autres maux sociaux à savoir : gangs, dealers et une nouvelle génération qui active particulièrement la nuit. Le manque de sécurité, précisent-ils, est un résultat de l’absence de l’éclairage public qui s’ajoute aux multiples dysfonctionnements constatés au niveau de grand quartier dortoir où  aucun développement n’est apparu pour changer un tant soit peu le visage de ce lieu d’habitation en  un sentiment de délaissement et d’oubli chez ces habitants, malgré les multiples sollicitations, d’où leur insistance urgente auprès des concernés pour trouver une solution à ces problèmes qui les incommodent au plus haut degré. Avec les dernières averses, ce quartier est devenu  un vrai bourbier, avec de la poussière à longueur de journée, routes parfois coupées… Enfin, il ne suffit pas de classer certaines régions en zones d’ombre pour les considérer en tant que telles. L’absence d’un vrai développement local au niveau des quartiers et grandes agglomérations  fait d’eux de vraies zones d’ombre qui nécessitent plus que jamais des actions et un programme spécial pour les extirper vers l’épanouissement…

A. Ould El Hadri
Mercredi 18 Novembre 2020 - 15:24
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